De "Very Big Apple" à "Ailleurs" en passant par...

A te  croquer

 

Tu es l'apple mûre à croquer

La pomme des plus beaux péchés

Le fruit doucement acidulé

Qui dans ma bouche va scintiller

 

Mes yeux rivés sur tes hauteurs

Sens éveillés par tes saveurs

Te goûter c'était t'adopter

Te dévorer, me faire happer

 

Envie de te retrouver

Envie de me faire bercer

Dans tes secrets les plus flous

Te consommer comme un fou

 

Je veux croquer ta chair tendre

Comme un amant sait s'y prendre

Je saurai prendre mon temps

Pour profiter d' ce bon moment

 

Je veux te croquer toute entière

Comme un amant doux-amer

Je saurai prendre mon temps

Pour profiter, moi si gourmand

 

Te croquer, te coquer encore

Te croquer, te croquer plus fort

Jamais jamais rassasié

A te croquer, craquer, croquer...

 

Sentir ton souffle multicolore

Odeurs bigarrées en décor

Venues d'ailleurs et de partout

Qui savent si bien rendre fou

 

Devant mes yeux tu t'abandonnes

Dans mon cœur tu en fais des tonnes

Toi la plus convoitée des filles

Toi qui cours et qui te défiles

 

Pont musical ;

 

Te désirer... A te croquer

Craquer, croquer

 

A te croquer adorable péché

A te croquer

Qui va craquer ?

Craquer, crier

Craquer, croquer...

Me consumer sur place

 

Je veux te consommer toute crue

Et j'envoie valser les vertus

Pas besoin de t’assaisonner

Rassasié je serai jamais

 

Moi le minuscule passant

Toi la diva aux goûts pimpants

J' voudrais devenir ton esclave 

De tes monts et de tes enclaves

 

Tu es celle qui me consomme

Celle qui avale et assomme

Fruit défendu qui m'a mordu

De sa silhouette charnue

 

Aujourd'hui ma vie tourbillonne

Ton appel en moi déraisonne

Tu es une peste à croquer

Ta chair m'a bien ensorcelé

 

Une dernière fois croquer ta chair

A la fois douce et amère

M'empoisonner de tes repères

Jusqu'à la fin de mes artères

 

Brigitte Bonidon, 10 février 2017

.................................................................................................................

 

New-York

 

Elle fait encore rêver les grands et les petits

Toujours à la  mode,  tout près de l'infini, 

Un côté un peu noir et puis un autre  gris

Comme le sont les murs de ta chambre, chérie.

Un rêve assombri mais jamais démenti

Qui se transmet si bien aux jeunes d'aujourd'hui

Par ses rues bondées aux odeurs de Pepsi

Ses buildings trop hauts appelant aux défis,

Ses taxis tell'ment  jaunes au soleil, jour et nuit

Ses traits bien parallèles entrecoupés de cris... 

 

Au milieu de la pomme carrée comme ses tours

Quand  la lumière t'affole cachant les alentours,

Mille bruits habitués te rappellent qu' par ici

On ne se couche plus, jamais on ne s'ennuie.

 

Ne jamais s'endormir et toujours circuler

Ne jamais s'allonger et toujours avancer

Malgré le froid, le bruit, le vent qui te débitent

Pas d' plaintes autorisées en c' lieu cosmopolite.

 

Central Park est bien  là  pour teinter  la grisaille

Par ses mille verdures aux reflets foin ou paille

Tu peux t'y ressourcer sans jamais te poser

Car  la city  ne  laisse jamais le temps d' rêver.

En haut des gratte-ciel  tu pourras admirer

Mille et un horizons sans jamais  oublier

Que Wall Street a eu peur et s'est mis à trembler

Quand les tours jumelles se sont fait (-) exploser.

 

Aller faire son jogging,

Regarder les buildings

Et le fameux shopping

Aux allures marketing...

Walking, running, buying,

Running, buying, dreaming,

New York is so pretty

New York is so lovely...

 

Les reflets délirants des multiples tours d'argent

Quelques voyous ici, entre d'honnêtes gens,

Voitures en retard et taxis trop bondés

Quelques belles étrangères au regard chamboulé

Par les jeux de miroirs et des lumières bleutées

Contemplent,  fascinées les affiches des cinés...

Au milieu de la pomme carrée comme ses tours

Quand  la blanche s'affole cachant les alentours,

Mille bruits habitués te rappellent qu' par ici

On ne se couche plus, jamais on ne s'ennuie.

 

Ne jamais s'endormir et toujours circuler

Ne jamais s'allonger et toujours avancer

Malgré le froid, le bruit, le vent qui te débitent

Pas d' plaintes autorisées en c' lieu cosmopolite.

Il faut que tu achètes un max' pour  profiter

Les proportions ici  étant exagérées ;

Regarde ces  passants sur les  trottoirs trop p'tits

Entre deux bousculades et trois gestes aguerris...

 

Même aux bruits stridents tu t'es bien habituée,

Dans ta chambre aux murs entièr'ment  New Yorkais,

Tu as su recréer  l'atmosphère capitale

D'une ville qu'  t'imagines aujourd'hui idéale. 

Tu as r' constitué le bruit  du goudron frit

Et l'odeur de la pluie, des rafales en séries,

Tout semble ici  plus grand et même exagéré

Auras-tu donc le  temps de tout examiner ? 

Je te vois sillonner les enseignes, aveuglée 

Tu  vas bien acheter cette ville en  condensé

Avant qu'elle t'étourdisse en biens immobiliers

Avant qu' ton rêve ne passe, tu  ne fais qu'admirer.

Marcher, courir, chercher, et finalement trouver ; 

Tous ces curieux mélanges font  ta  tête tourner

Je t' sens un peu  perdue en  cette terre inconnue

Pourtant tu t'habitues à cette Pomme charnue,

Tu te réchauffes vite, peu importe l'heure d'ici 

Ta vie semble  remplie de tant de  fantaisie...  

 

Au milieu de la pomme carrée comme ses tours

Quand  la lumière s'affole cachant les alentours,

Mille bruits habitués te rappellent qu' par ici

On ne se couche plus, jamais on ne s'ennuie.

Ne jamais s'endormir et toujours circuler

Ne jamais s'allonger et toujours avancer

Malgré le froid, le bruit, le vent qui te débitent

Pas d' plaintes autorisées en c' lieu cosmopolite.

Quand tu réaliseras qu' t'as pas ta chambre quittée

Dans quel état  "paumé" vas-tu donc t éveiller?

 

Brigitte Bonidon, 30 12 2010

.................................................................................................................

 

Éternelle pomme

 

Sitôt vue sitôt adoptée

J’ me suis retrouvée captivée

Ta magie a su m'enchanter

Et tes hauts sommets me hanter

 

Coup de cœur qui m’ colle à la peau

Coup de folie qui reste en lambeaux

Un appel en moi qui résonne

Des lumières qui me déraisonnent

 

De tes tours et de tes folies

Tu es celle qui manque à ma vie

Crépuscule au square à jamais

Quelques pas qu’ je ne peux oublier

 

Mille et un visages m’envahissent

Mille et un regards qui me disent

T’attends quoi pour me retrouver

Fantasme en moi démesuré

 

La folie de tes cris à mes heures

La saveur du bruit des clameurs

En moi toi l’éternelle pomme

Toi qui ne ressembles à personne

 

Tes accents d’ailleurs pour toujours

Ton feu qui manque à mes jours

Ta folie en moi tourbillonne

Tes atouts en moi qui fredonnent

 

Plus intense que les mots des hommes

Plus exquise quand on s’abandonne

Me travestir en ton royaume

Me perdre parmi tes fantômes

 

Folie et furie quand au loin

Scintillent tes lettres satin

Toi seule à su me transporter

Au-dessus de ce vol étranger

 

Aujourd’hui plus rien ne m’étonne

Quand j’entends ton appel qui résonne...

Aujourd'hui il neige en ton cœur

Et moi, loin de toi je me meure...

 

T’es la lumière qui manque à mes cris

La folie qui me colle à la vie

Je ne serai jamais libérée

De croquer la belle indomptée...

 

Brigitte 17 12 2016

.....................................................................................................

 

 

Montréal - Paris

D' mon continent à ta vieille terre

Je rêve d'un amour  sincère,

Où ni le temps ni la distance

N'ont plus vraiment d'importance.

De cette rencontre tant attendue

Je rêve de fruits défendus,

J'en garderai la douceur amère

Attiré par les vents contraires. 

Entre Montréal et  Paris

J' me pare de rêves inédits, 

De Paris aux blancheurs glaciales

Mon coeur s'enflamme ou s'emballe.

Je rêve de couleurs automnales

Près d' la vieille dame de cristal,

D'immenses plaines hivernales

Dignes des plus belles cartes postales.

Entre le froid de mes paysages

Et le soleil entre mes pages,

Je serai le feu de ta flamme

Le plus vibrant rêveur d' ton âme.

Entr' les nuages de mes pensées

Des coeurs ne cessent de pousser,

Entre chez toi et puis chez moi

Le temps s'effeuille vite tu vois.

Entre Montréal et  Paris

J' me pare de rêves inédits,  

De Paris aux blancheurs glaciales

Mon coeur s'enflamme ou s'emballe.

Je rêve de couleurs automnales

Près d' la vieille dame de cristal,

D'immenses plaines hivernales

Dignes des plus belles cartes postales.

Loin de mes amours boréales

Je trouv'rai un autre  idéal,

D' nouveaux défis en Capitale

Entouré de beautés fatales.

De la douceur de mon accent

J'enverrai des aveux troublants ;

On marie souvent les contraires

J' ne ferai plus chemin arrière.

Brigitte Bonidon,  15 Janv. 2010

.....................................................................................................................

 

Voyage zouk

Je viens du pays des cigales

Je ne lis plus les fleurs du mal,

Le long d' ma chevelure bouclée

Brille un soleil tout coloré.

Devant les lumières bariolées

Qui permettent de s'évader,

Rien  m'empêchera de chanter

Bouger, rêver,  à volonté!

D'où l'on vient peu sembler banal

Quand on écoute cet air jovial

Qui fait oublier les problèmes

Et s'envoler les théorèmes. 

Je vais au pays enchanté

Où bruissent des notes à volonté,

Je vous entraîne dans  l'univers

Rempli de saisons  à l'envers.

Je ne sais pas d'où tu viens

D'ailleurs je te demande rien,

Seul' ment d'envoyer ta gaieté,

Une invitation à danser.

Je ne sais pas où tu t'en vas

D'ailleurs ça se demande pas,

Tout ce que tu veux c'est chanter,

Zouker, sur des rythmes endiablés. 

D'où l'on vient peu sembler banal

Quand on écoute cet air jovial

Qui fait oublier les problèmes

Et s'envoler les théorèmes. 

Je vais au pays enchanté

Où bruissent des notes à volonté,

Je vous entraîne dans  l'univers

Rempli de  saisons  à l'envers.

Je vous convie dans mes étoiles

Où l’on ne connaît pas  le mal,

Volons vers l'univers feutré

Rempli d' couleurs ensoleillées.

Ensemble au pays des étoiles

Où l‘on n’ rencontre jamais le mal,

On en profitera pour danser

Sur des airs qui feront zouker ;

Pour un voyage... illimité,

Pour un voyage... illimité...

Mathylde 14 02 2010

.....................................................................................................................

 

J'aime ma ville

J'aime ma ville, parfums sucrés

Version passion accélérée,

J'aime ma ville aux airs fragiles,

Tantôt rebelle,  tantôt docile.

Je regarde un peu amusée

J' prends du recul pour analyser

Ceux qui courent pour rattraper

Un rendez-vous déjà manqué,                 

Ceux qui transpirent bon le shopping

Entre deux bars ou deux footings. 

J'aime ma ville,

La nuit, tranquille

Aux sons des lumières tamisées

Aux rythmes des couleurs nacrées.

J'aime ma ville les soirs d'été

Dans les rues désertes me balader,

J'aime ma ville ombragée

Au calme d'une  fin de journée.

Parfois en manque de verdure

Respiration  hydrocarbure,

J'aime ses airs encombrés

Aux déballages exagérés...

Quand intensité et frénésie

Laissent place à d’ la poésie,

J'aime ses facettes insoupçonnées

Ses P'tits trésors bien cachés.

J'aime ma ville couleurs automnales

Son charme gravé sur cartes postales,

Aux  douces couleurs boréales 

Qui visent cliché presque idéal.

J'aime ma ville,

La nuit, tranquille

Aux sons des lumières tamisées

Aux rythmes des couleurs nacrées.

J'aime ma ville les soirs d'été

Dans les rues désertes me balader,

J'aime ma ville ombragée

Au calme d'une  fin de journée.

J'aime ma ville parfumée

Aux doux embruns oxygénés,

Que je ne pourrais  oublier

Même si au loin j' m'en suis allée.

Mathylde 26 Avril 2010

..........................................................

 

Entre les tours 

 

La Rochelle m’a transporté(e)

Dans son histoire animée

Où les vagues bleutées ont tissé

Un refuge à mille voiliers,

Douce ville telle un joyau

M’est apparue d’un jour nouveau

Protégée par St Nicolas

Elle ne craint ni pluie ni frimas,

 

Refrain ;

Entre les tours de La Rochelle

Se marient de rêve et dentelle

La douceur du temps généreux

Et l’horizon d’un ciel gracieux

 

Bercés par le port des Minimes

D’infinis trésors maritimes

Séduisent de jeunes audacieux

Qui d’océan sont amoureux…

 

(J’ai) vogué de musée en musée

Découvert la ville du passé,

Me suis baladé(e) à vélo

Au rythme des poissons tropicaux,

J’ai flâné le long du marché

Sur des airs purs et salés

Choyé (e) par des reflets légers

Qui à jamais m’ont enchanté(e).

 

Refrain…

 

Et quand les vagues en colère

Couvrent le port, bisent la terre

Je retrouve dans la tempête

De vieux marins qui me répètent ;

Refrain…

 

Brigitte Bonidon, 28 janvier 2013

........................................................................................................................................................

 

Aquarelle (A La Rochelle)

 

 

Un marin m’a pris de pitié

Et quand je lui ai demandé

« Je voudrais la force retrouver »

Il m’a dit « viens te ressourcer »

 

Et sous son bras j’ai visité

Les mille trésors de la cité

Ses tours empreintes de fierté

Sa grosse horloge pour rassurer

 

Beauté digne d'une aquarelle

Mille reflets bleutés qui rappellent

Les peintures feutrées de l'océan

Aux mille et uns reflets troublants

 

Je suis une sirène échouée

Sur la jetée d’un port bleuté,

Digne décor d’une aquarelle

Aux douces courbes sensuelles…

 

Nombreux navires m’ont fait rêver

Et quand nous avons visité

Mes amis poissons multicolores

Qui se pâment dans leur beau décor

Je me suis dit quelle chance ils ont

Quelle magnifique toile de fond

 

Et moi devant tant de beauté

Je ne cessais de contempler

L’immensité des eaux tranquilles

Et le marin me dit « allez file,

 

Au gré des vagues tu vogueras

La tempête t’emportera ».

Loin de cette ville enchantée

J’ai dû partir bien au regret

 

Mais partout je vais proclamer

Qu’une oasis j’ai rencontré,

Mes yeux (en) scintillent encore

De ses trésors multicolores

 

Bien plus tard j’ai réalisé

Que cette ville qui m’a sauvée

Cette Bel’ et sensuel(le) aquarelle

Se pare du nom de La Rochelle…

 

Je suis une Aquarelle libérée

Dans l’océan qui m’a portée,

Digne enveloppe de La Rochelle

Qui a su m’ redonner des ailes…

 

Brigitte Bonidon, 30 avril 2013

.....................................................................................................................

 

Mon "24"

 

Moi j'habite dans le "24"

Moins connu que le 9 / 4, 

Une province harmonieuse

Et qui va te laisser songeuse.

Ma Dordogne, mon Périgord,

Plutôt dans l' Sud que dans le Nord

Pays des mille et un châteaux

Entre rivières et coteaux,

 

Mon 24, c'est 24 heures

Ou une journée de bonheur,

Dans cette région aux mil' saveurs

Qui rime avec tranquil' douceur 

 

Moi je veux rester 24

Je veux respirer 24

24 heures sur 24,

J' veux prouver mon attachement

A cet endroit plus que charmant

 

Twenty four is my number

And you must remember

 

Si une partie d' la population

Vit en état d'hivernation,

Nous on n'a  rien à envier

A ces citadins déprimés.

 

 

 

On se moque un peu du look

On n'a pas besoin d'un book

Pour chercher du travail,

Oui, on est resté rural.

Peu importe les apparences

On aime ce qui a de l'importance,

On a moins de  bonnes répliques,

Mais on a sans doute plus d'étique

 

On a moins de tentations

Et plus d'espace pour l'évasion,

On est plus terre à terre

Même si on cultive nos mystères.

 

On a plus d'air à respirer,

Plus d'espace  pour bouger,

Toujours Proches de la nature

On est bien loin du "no future",

 

On est moins révolté

Plus cool, plus apaisé,

Beaucoup moins speed

Parce que tout va moins vite.

Moins de bleus à  l'âme

Moins de rap, moins de slam

Si les gens ont moins de couleurs,

Nos paysages ont les leurs,

On vit dans un écrin de verdure

Et on aimerait que ça perdure.

 

On peut écrire des vers

Aujourd'hui tout comme hier,

Sur des airs d'accordéon rétros

On a moins de dop', moins de techno,

Moins de lumières, plus de naturel

Moins de délires  artificiels ;

Plus sain l'air respiré

Moins pollué, moins chargé,

Ici y' a beaucoup moins de bruit,

Certains oui, certains ça ennuie,

Mais bien vite ils s'habituent

A la  tranquillité  de nos rues.

 

Ici, on est loin de la capitale

Donc on nous oublie, c'est fatal

On parle pas souvent de nous,

Normal, on vit et puis c'est tout!!! 

 

Et si une partie de la population

Vit en état d'hivernation,

Nous on n'a rien à envier

Aux cités embouteillées.

 

Nous sommes des gens modestes

En toute simplicité on reste,

De modestes paysans

Qui aiment animaux et champs.

Loin des banlieues bétonnées

Petit coin de France paumé

Où j'ai passé mon enfance

Petit bout de douce France,

Région pittoresque dont on parle peu

Parce qu'on a une image de vieux.

 

On passe pour des  primitifs

Alors qu'on est très créatifs

Mais on recherche pas les unes,

Nos trésors sont pas sur la lune.  

Entre magrets et bons vins

On est sans doute un peu chauvins

Mais on a le sens de l'hospitalité

Pour qui sait nous apprécier ;

D'ailleurs on cohabite avec des Anglais

Des Américains  ou des  Hollandais

 qui ont bien vite  compris

Combien il fait bon vivre ici.

On a l'accent du Sud(e),

On garde nos vieilles  habitudes,

Et on entend  parler parfois

Par des anciens le patois,

Mais on s'est diversifié

Et en Anglais on n’est pas mauvais. 

Entre Paysages féériques,

Restaurants gastronomiques

Si tu connais pas, alors un jour 

Tu  devrais venir faire un tour

Pour découvrir nos richesses,

Notre patrimoine plein de promesses.

Si les jeunes  doivent parfois s'exiler

Pour du travail trouver,

Dès qu'ils peuvent ils reviennent

Prendre un bol d'air à l'ancienne.

Ici, on est pas très sophistiqués

Naturels, on est restés

On fait rien pour trop s'isoler

Mais rien pour se faire remarquer,

Parce que notre devise est ;

Pour vivre heureux vivons cachés.

On se contente de peu,

Il nous faut peu pour être heureux,

On connait la valeur des choses

Et on évolue à petites doses... 

 

De chez moi à chez toi

De nos jours y' a qu'un pas,

Grâce à Internet notamment

On peut briser l'isolement.

Et si  un quart  d' la population

Vit en état d'hivernation,

Nous on n’a rien à t'envier

Toi,  pauvre  citadin stressé.


 

22 12 2008

.....................................................................................................................

 

Africana

 

J'ai posé un pied sur ton sol,

Et déjà le soleil m'affole,

Tu as déposé à mes pieds

Toutes les couleurs dont je rêvais.

Entre Steppes immenses,

Chaleur intense,

Déserts sableux,

Nomades heureux...


 

Africana

Terre de combats,

L'Afrique m'émeut 

Terre de feu...

Africana

Se brûle en moi,

L'Afrique du coeur

Jamais ne meurt.


 

Tous ces pays de l'infini

Entre déserts et jours sans pluie,

Brillent toujours de mille éclats

Du Niger au lac Victoria.

Mille savanes

Humeurs  paysannes,

Mais sans manières

Bénissent la terre.


 

Africana

Terre de combats,

L'Afrique m'émeut 

Terre de feu...

Africana

Se brûle en moi,

L'Afrique du coeur

Jamais ne meurt.


 

Terre  sauvage

N'est pas moins sage,

Et ses grandeurs

Soulagent mes  peurs.

Ici où le peu rend meilleur

Terre d'accueil à toute heure,

Quand l'eau bénie arrive enfin,

Fêtée comme un esprit divin.


 

Africana

Terre de combats,

L'Afrique m'émeut 

Terre de feu...

Africana

Se brûle en moi,

L'Afrique du coeur

Jamais ne meurt.


 

Je r'poserais mes pieds sur ton sol,

Et ta magie me rendra folle,

Tu redéposeras à mes pieds

Toutes les couleurs dont je rêvais...


 

Brigitte Bonidon, 21 Mai 2010