Fric et politic'

Machine à fric  

 

J' dois réussir,

Pas l' temps d' choisir

LA solution

Pour fair' du pognon.

De toute façon

J' mets la pression,

Je fais la nique

A ceux qui m' critiquent,

Qui me disent toxique ;

J' vois qu' le fric!

Couleurs chimiques

Rendent hystérique

Mais je réplique

Tout pour le fric! 

Machine à fric

D'humeur toxique,

Habits d' goudron

Big ambition.

Grosse envie d' pognon

Donne toujours raison ; 

Humeur  statique

Aspect mécaniqu',

Sentiments, connais pas

Contre tous,  j' me bats...

J' suis pas sympathique

J'assume, théorique,

Coûte que coûte

J' balaie les doutes,

Je  dois avancer

Quitte à bousculer

Je rampe, oblique

Par défi caustique.

J' piétine, j'agrippe

J' cogne, J'anticipe,

J' dois me hisser

Quit'  à tout raser. 

Machine à fric

D'humeur toxique,

Habits d' goudron

Big ambition.

Grosse envie d' pognon

Donne toujours raison ; 

Humeur  statique

Aspect mécanique',

Sentiments, connais pas

Contre tous,  j' me bats...

Les âmes m'indiffèrent

Moi je manque pas d'air ;

 Pour  tout réussir

 Je dois engloutir ;

Je regarde devant,

Pas de sentiments

Les humains pour moi ;

Des pions que j'abats

Sinon c'est moi

Qui reste en bas...

En bas, en bas,

Et moi je veux pas ;

Quoi qu'il en coûte,

Je poursuis ma route,

Même si je bute

J'atteindrai mon but!

Machine à fric

D'humeur toxique,

Habits d' goudron

Big ambition.

Grosse envie d' pognon

Donne toujours raison ; 

Humeur  statique

Aspect mécanique',

Sentiments, connais pas

Contre tous,  j' me bats...

Réussite oblige

Seul, je m' dirige

Vers un tas de fric

Qui m'attend, ludique.

Sans aucune  pitié,

J' m' suis dirigé

Avec mon coeur d' pierre

Dans des jeux pervers.

Pas de marche arrière,

Dans cette carrière,

Je veux toujours plus

Et des gros bonus,

Mon seul intérêt,

C'est d'être friqué...

Machine à fric

D'humeur toxique,

Habits d' béton

Beaucoup d' pognon...


 

 Brigitte B.,  1er Déc 2010

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Because plus un rond !!!

Politicien,

Homme de bien,

Bien au dehors

au premier abord,

Homme politique

Qui gère notr' fric,

Grâce à nos deniers,

Tout ce qu'on doit payer.

Mais au début pour se faire élire,

Il omet de dire

Il n'aura pas de solutions

Because plus un rond!!!

Because plus un rond!!!

Fiscalité trop mal gérée

Cause de gros, gros déficits

Faut bien payer ces gestionnaires,

Beau-parleurs extraordinaires,

Qui font pas attention,

Trop de  mauvaises gestions,

Trop de dépenses inutiles,

Trop de déplacements futiles

Et nous payons les heures d'avion,

Nous payons  pour les réunions,

En Martinique, en Réunion,

Nombreuses heures d'avion

Pour quelques discussions

Qui n'apporteront

Qu'peu de solutions,

Quelques tractations

Sans effusions.

Ensuite plus un rond!!!

Ensuite plus un rond!!!

Et les chauffeurs et les voitures,

ça circule, ça carbure,

Contribuable doit contribuer

Because solidarité,

Toujours se serrer la ceinture

Parce que les temps sont durs.

Because plus un rond!!!

Because plus un rond!!!

Dans cette course aux promesses

On nous promet merveilles et monts

Pour mieux nous piquer nos ronds

Bientôt il va falloir payer

Pour pouvoir garder

Nos dernières larmes pour pleurer,

Pour payer leurs gros frais,

Frais de séjour, séjour d'affaire,

Affaire officielle, officielle privée,

Spécialiste mandaté et assermenté

Pour nous faire payer ses frais.

Ensuite plus un rond!!!

Ensuite plus un rond!!!

Dans cette course au meilleur menteur,

Au meilleur beau-parleur,

Pour  arriver au sommet

ils ont dû en écraser,

Ils ont dû se démener

Pour être seul à régner,

Seul au sommet

Des bien-payés

Pour nous rouler,

Nous ensorceler,

Et nous faire croire

Qu'ils sont notre espoir,

Juste avant les élections

Et après pas d'solutions

Because... plus un rond!!!

Because... plus un rond!!!

On tourne en rond

Et toujours pas de solutions

Malgré les  beaux discours

Feutrés de velours

Mais on voit rien à l'horizon

Because plus un rond!!! 

Because plus un rond!!!

...

Brigitte Bonidon, 08 Oct 2008

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Ça tient pas debout

 

J’ai peur pour eux, j’ai peur pour nous

Le monde est fou,

Toutes ces infos

Tout vrai, tout faux

On devient fous

 

Moi je croyais

En l’humanité

Qu’on se souviendrait

A tout jamais…

 

Le désespoir Oui il rend fou

Mais choisir pire ça tient pas d’bout !

 

 

Mais tout se perd

Tout s’enterre

Tout recommence

C’est pas de chance…

 

Passé oublié

Mémoire saccagée,

Je voudrais croire

Croire en l’espoir

 

On doit pourtant

C’est évident

Rester tolérants

Mais… vigilants

 

Contre leur haine

Notre bon sens semble dérisoire

Mais faut y croire

 

Le désespoir Oui il rend fou

Mais choisir pire ça tient pas d’bout !

 

Facilité est de penser

Que c’est la haine qui va apaiser ;

Apaiser, adoucir, réparer, cicatriser ?

Rêve utopique, miroir brisé

 

Ce sont des voix qui ont choisi

Hier chez eux, demain ailleurs

Oh j’ai si peur

 

Ce sont des votes qui ont choisi

Le désespoir a tranché…

Du mauvais côté

 

Jamais l’océan

Fera barrage aux sentiments

Car tous les cœurs n’ont pas choisi ;

Plus forts, unis !

 

Humanité bien fissurée

Beaucoup perdu,

Mais pas foutu ;

Y croire encore

Dans un autre décor,

Un autre jour, un autre matin

Mais oui c’est certain…

 

Démocratie ce vilain mot

Qui nous amène les pires fardeaux

 

Le désespoir Oui il rend fou

Mais choisir pire ça tient pas d’bout !

 

Brigitte Bonidon 14 11 2016

 

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Je viens d’ailleurs (écrit après élection de Trump)

 

Ceux qui m’accueillent j’ les respecte pas

Fort supérieur je me crois

L’humanité j’ m’assois dessus

Si t’es pas d’accord t’es foutu

 

Je sème des graines de douleurs

De haine et toutes les froideurs

Je suis anti-lui, anti-toi

Bosse, ferme ta gueule et suis-moi,

 

Je parle fort et mes colères

Tu te souviens sont légendaires

J’aime ni les femmes ni les Pd

D’ailleurs j’aime qui ? Nul ne le sait

 

Je viens d’ailleurs mais j’supporte pas

 

Que les autres entrent chez moi

Dans ma prison de barbelés

Je nettoie tout pour dominer,

Je suis le maître-destructeur

Le roi d’un monde où le cœur

S’appelle le King de l’horreur,

Moi j’amasse, j’amasse et je hais

Tout ce qui porte pas mon blé…

 

 

Les autres ne sont que des poussières

Que je piétine et dont j’me sers

Pour amasser à mon avantage ;

En aucun cas moi je partage

 

Le fric me coule dans les veines

C’est là la force de ma sève

Et ma folie est sans limite

Si tu as peur prends donc la fuite

 

Je suis le roi de ma connerie

Je sème terreur et j’ suis suivi ;

Chez moi pas d’place pour le cœur

Pas de temps pour les pleurnicheurs

 

Je ne supporte pas les critiques

J’exterminerai toute ta clique

Je veux dominer, exterminer

Telles sont mes basses volontés

 

T’as bien compris ; reste chez toi

Mais même là je serai le roi

Je bousculerai ton royaume

Je détruirai tous les hommes

 

Et ce qu’il reste, pulvérisé

J’en ferai ma propriété

Je m’en servirai à tes frais

Je suis l’ plus grand conquistador

Tout m’monde me respecte et m’adore…

 

Ils viennent d’ailleurs, je les veux pas

Différents, ça je supporte pas

Je suis d’une espèce supérieure ;

Je ne tolère que mes ardeurs

 

D’ailleurs j’viens d’où ?

Ça je m’en fous

Mais tout ce que je sais

C’est que tu devras la fermer …

 

Brigitte Bonidon 09 11 2016

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Bleu Marine


 

Nouvelle couleur à la mode

Couleur extrême qui incommode

Ou bien qui fait naître l’espoir ;

Notre avenir est-il si noir ?

 

Parce que j’ (n’) ai pas oublié l’histoire

Suffit de retrouver sa mémoire

Et r’visiter de sombres passages

Pour décrypter les messages ;

On nous fait croire que c’est la haine

Qui va rendre nos vies sereines

Ne vaut-il pas mieux s’ rassembler

Pour le meilleur apporter ?


 

J’ n’ai jamais aimé le bleu marine

Ses grosses vagues assassines

Un doux rêve pour certains

Mais pour moi relent  malsain 
 

J’ n’ aimerai jamais le bleu Marine

Malgré ses promesses câlines,

Ses appâts d’ soie aux mille odeurs

Qui en ce moment font fureur


 

Plus modéré est le bleu ciel

Qui s’intègre dans l’arc en ciel

Aux teintes multiples même pales

Mais au moins d’allure amicale


 

Rouge humain et bleu serein

Doivent ensemble faire leur chemin

Cordialement, main dans la main

Pour que Liberté soit demain…


 

Cette couleur qui s’abat

Sur nos futurs en désarroi

Croyez-vous ses éternel’ fredaines

Qui vont propageant la haine ?


 

Fermer les portes, penser perso

Fermer les yeux quand c’est plus beau

S’rait facile mais nous sommes nombreux

A ne pas nous voiler les yeux !


 

Brigitte Bonidon, 14 03 2012

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Assez is enough

Promesses non tenues

Trop d'injustices,  d'abus,

Paroles écrites qui s'en vont,

Méprisant  l' peuple du fond!

Leurs beaux discours  rapiécés

Édulcorés  et mensongers,

Pour qu'on n'y comprenne  rien

Pour qu'on se pende dans le ravin...

 

Assez, assez is enough

De leurs mensonges et de leurs gaffes,

Ils  savent plus quoi inventer

Pour  nos vies  assassiner...

Parc' que des peuples révoltés

On sait  c' qui peut résulter...

 

Et on subit, on encaisse

On se lève, on s'affaisse

On entrevoit que s'esquisse 

La proche fin d' leurs caprices ;

Peuple qui  patiente,  qui gobe

Qui râle et  qui s' dérobe,

Qui subit mais qui rumine

Attention il change de mine!

Assez, assez is enough

De leurs mensonges et d' leurs gaffes,

Ils savent plus quoi inventer

Pour  nos vies  perturber...

Assez, assez is enough

Faudrait  qu'ils fassent   gaffe...

A force d' payer tripes, boyaux

On va  crever comme des veaux,

On va bientôt  avoir honte

De notre pays qui disjoncte!

Au-dessus des lois qu'ils font,

Ils nous écrasent  pour de bon,

En profitant grassement 

D' nos écus virevoltant... 

Assez, assez is enough

De leurs mensonges et de leurs gaffes,

Ils  savent plus quoi inventer

Pour  nos vies  assassiner...

Parc' que des peuples révoltés

On sait  c' qui peut résulter...

Assez, assez is enough

De leurs mensonges et d' leurs gaffes,

Ils savent plus quoi inventer....

 

Brigitte Bonidon, 16 Septembre 2010

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Ok ou KO? (A l'origine écrit pour Sarko mais ça pourrait être pour Fillon et  les autres...) 

 

Il y a seul'ment quelques années 

Tout pour lui semblait  OK,

Tout le monde à ses petits pieds

Et  on l'implorait, on l'admirait

Et on l' croyait quand il promettait...

Tous ses bons mots

Nous semblaient beaux

Et en réponse à nos faiblesses,

Il  stigmatisait la paresse. 

Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Fallait y penser, cervel'  d' pois chiche

Quand on rembourse  aux grosses fortunes

Qui ont déjà beaucoup trop de  tune.

Une fois Ok, une fois KO,

Après destruction d' nos idéaux,

Qu'est-ce qu'il nous reste à espérer

De lui et  d'  ses modèles déposés?

Poser en photo peopolisée

Plus rien ne semblait l'arrêter,

A trop se frotter aux étalages

Se confondre à tous déballages,

A vouloir sauter tous les étages

Qu'est ce qu'il en reste de ces images?

Exhiber  ses puissants amis

Se travestir dans de bas lits,

Surexposer puissants  joyaux

Rire à la barbe des pecnots,

Si seulement il écoutait

C' que murmure peuple malmené...

Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Fallait y penser, âme  d' pois chiche

Quand on rembourse  aux grosses fortunes

Qui ont déjà beaucoup trop de  tune.

Une fois Ok, une fois KO,

Après destruction d' nos idéaux,

Qu'est-ce  qu'il nous reste à espérer

De lui et  d'  ses modèles composés?

Trop d'erreurs face aux travailleurs,

Et puis ses haines de sans-cœur,

Sarcastique à toutes les critiques,

Méprisant le peuple basique,

Affaires troubles, erreurs fatales

Qui donc en mieux ferait plus mal?

Une main dans le sarcophage

Une autre dans les bas affairages, 

Le petit roi a mal poussé,

Se prendra-t-il  la raclée?

Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Fallait y penser, clan  de pois chiche,

Quand on rembourse  aux grosses fortunes

Qui ont déjà beaucoup trop de  tune.

Une fois Ok, une fois KO,

Après destruction d' nos idéaux,

Qu'est-ce qu'il nous reste à espérer

De lui et  d'  ses modèles aseptisés?

 

Brigitte Bonidon, 28 Septembre 2010

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Je n' serai jamais...

 

Je n'ai jamais su fonctionner

Avec les autres, à leur manière,

Dans les groupes j' me sens isolée

Je suis spéciale, y'a rien à faire.

En marge, je me fais rejeter

J'aurais tant de progrès à faire

Pour dans le moule me conformer,

Mais impossible de me taire.

 

J' ne serai jamais fonctionnaire

Je ne fonctionnerai jamais,

J' resterai seulement prisonnière

De mes carcans, de mes idées.

Je ne serai jamais commissaire

Sur moi seule je peux compter,

Je protégerai mes mystères

Car ils sont les seuls à m'aimer.

 

Je ne peux pas me raisonner

Les autres restent des mystères,

Que je saurais point contrôler

A cause d' mon âme solitaire.

Je n'sais toujours pas fonctionner

Comme les autres, à leur manière,

Personne n'a su m'apprivoiser

Je reste seule, que puis-je y faire?

 

De tout' façon je veux point changer

Je me complais dans mes manières,

Jamais je ne pourrais muer

J' reste confinée dans mes mystères.

Je n' saurai jamais fonctionner

Comme les autres, à leur manière,

Personne ne saura m'apprivoiser

J' rest'rai sauvage ; suis-je à refaire?

 

Brigitte, 08 01 2010

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Caravanes

 

Les caravanes sont arrivées,

Il va falloir bien se méfier

De ces étrangers sans papiers

Qui sont venus tout nous chiper.

Les caravanes sont bien là

Et  leurs odeurs, leurs bruits déjà,

Qu'est ce qu'ils sont embêtants  ces gens,

Ces bohémiens trop différents!  

Les caravanes sont  garées

Mais quand vont-ils donc se casser,

En nous laissant tous leurs déchets

Et leur misère à peine voilée?

Fais bien attention  mon petit

De pas t'approcher de  leur vie,

Tu sais ils enlèvent les enfants

Et ils nous piquent notre argent.

Les caravanes semblent installées

Qu'est ce qui pourra les déloger,

Si elles pouvaient partir en fumée

S'évaporer, se disloquer !

Il y a donc plus  d' courageux

Pour détruire et  mettre le feu,

Passer le karcher ici aussi

Sur ces racailles de Roumanie!

Leurs  caravanes   sont  garées

Mais quand vont-ils donc se casser,

En nous laissant tous leurs déchets

Et leur misère à peine voilée?

Fais bien attention  mon petit

De pas t'approcher de  leur vie,

Tu sais les gens qui viennent d'ailleurs 

Il faut s'en  méfier à toute heure.

Les caravanes partiront

Les autorités auront raison

Leurs vies pourries ils raseront,

Sans leur poser de questions.

Dans son Grand Palais, le Petit

A  de bonnes idées, le  Génie

Pour s'débarrasser des gitans

Et pour les autres se sera quand? 

Leurs  caravanes   sont  dégradées

Mais quand vont-ils donc se casser,

En nous laissant tous leurs déchets

Et leur misère à peine voilée?

Fais bien attention  mon petit

De pas t'approcher de  leur vie,

Il faut se méfier des étrangers 

Ces gens représentent des dangers.

Et les amis du ministère

Qu'est ce qu'ils en ont donc  à faire

De leurs petites vies merdiques

De leurs p'tites gueules pas sympathiques?

Et les amis du ministère

Qu'est ce qu'ils en ont donc  à faire

De nos petites vies merdiques

De nos p'tites gueules même sympathiques?

Leurs caravanes  sont  démontées

Ça y est, ils se sont cassés, 

On a r'trouvé la  tranquillité 

Qui sera le prochain  expulsé (javellisé)?

 

Brigitte Bonidon, 14 Septembre 2010

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Des bœufs, des moutons et des cons

 

Formatés, formatons

Des troupeaux de moutons

Qui suivent aveuglés

Les meutes  agglutinées,

Qui suivent la même voie

Pour se retrouver en tas

Sans savoir le pourquoi

Ils suivent  je ne sais quoi...

Des bœufs là si t'en veux

J'en connais de nombreux,

Des moutons entassés

Qui  se terrent attroupés

Et des cons en veux tu

Là ils sont en surplus.

Pas pour demain la révolution

Quand un peuple sans nom

Gobe ce qu'on lui dit

Marche et puis obéit

Quand il suit à la trace

Et que ses pas s'effacent

On est tombé si bas

En  veux tu, en voilà

Des idéaux brisés

Déchirés puis brûlés

On oublie le courage

Et puis toute la rage

De ceux qui ont lutté

Pendant tant d'années

Pour nos vies libérer

Et aujourd'hui fini

On se cache et on suit

Tout ce qui nous est dit

Aux diktats on dit  "oui"... 

Des bœufs là si t'en veux

J'en connais de nombreux,

Des moutons entassés

Qui  se terrent attroupés

Et des cons en veux tu

Là ils sont en surplus.

Où est donc le courage,

La volonté, la rage

De s'en sortir vainqueur

De porter  haut les cœurs

A la place de ça

On se retrouve en tas,

Entassés sans bouger

Agglutinés, collés

Sans rien revendiquer

A tout accepter

Sans plus se bouger

Serait on devenu

De pauvres parvenus

Par l'état fourvoyé

Pourquoi donc fonctionner 

Comme des fonctionnaires

Obéissants militaires

Payés, disciplinés

Pas de place pour contester 

De bons exécutants

Qui restent dans les rangs

Bien rangés, alignés

Obéir sans crier

Une bande d'assistés

Qui sont prêts à crever

Pour suivre  la dictée

Que  l'on a avalé

Et qu'on va digérer

Et un jour rejeter

Au fond de nos WC....Dorés.....

Des bœufs là si t'en veux

J'en connais de nombreux,

Des moutons entassés

Qui  se terrent attroupés

Et des cons en veux tu

Y'en a trop, j'en peux plus!!!

 

Brigitte Bonidon,  08 09 2009  

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Les "People"

 

 

Pour se chasser les idées noires

Ils en fument des pétards

Ils sont tellement désœuvrés

Pour un peu on les plaindrait.

Leur image est désolante

Même parfois dégradante

Ils en perdent de leur dignité

A trop vouloir se montrer.

On les voit en première page

Déguisés quelque soit leur âge

Prêts à tout pour s' distinguer

Jusqu'à se ridiculiser   

Dans ces soirées un peu folles

Entre fumée et alcool.

Que reste-t-il de leur âme

Qu'en pensez vous messieurs dames?

Sous les  lumières d'argent

Trouvez vous cela choquant

Que certains s'amusent autant

Pendant qu' d'autres vont mendiants... 

Tant de fric ils ont claqué

Tant d'énergie dépensée

Pour se faire passer le temps

Pour oublier leurs tourments...

Et le peuple que nous sommes

Soit admiration il donne

Soit il critique sans détour

C' mode de vie ancienne Cour.

Tout ce fric dépensé

A trop vouloir s'amuser,

Tous ces plaisirs dérisoires

Qu'ils consument chaque soir.

Étourdis, évaporés

Comment  les ressuciter 

Leur apprendre la vraie vie

Retrouver besoins, envies?

Complètement déconnectés

De toutes les  réalités

Mondanités à tout va

Frivolités ça va de soit...

 

Que ces people me désolent

Entre leur fumée, leur alcool

A croire qu'ils essaient d' tuer le temps

Avec des plaisirs futiles scintillant au vent.

Comment rompre  la barrière

Entre eux et la misère,

Comment les reconnecter

Pour qu'ils deviennent censés?

Aux plaisirs abonnés

Aux délires sacrifiés

Trop de temps  à dépenser

Too much money  à claquer.

Dans cette jolie petite cour

Est ce que vous iriez faire un tour

Ou trouvez-vous ça dégoûtant

Inutile  et dégradant?

Sous les  lumières d'argent

Trouvez vous cela choquant

Que certains s'amusent autant

Pendant qu' d'autres vont mendiants...?

D' ces rois sans couronne

Plus rien ne nous étonne

De leurs vies  débridées

Ils n'ont plus rien à cacher.

Les people n'ont  pas de bol

On les surprend dès leur envol,

Ils  n'ont vraiment pas de bol

On les traque en plein vol,

Ils  n'ont vraiment pas de bol

On les délaisse après quelques vols,

Mais qu' les People se consolent

On aime les voir sur les gondoles.

Sous les  lumières d'argent

Trouvez vous cela choquant

Que certains s'amusent autant

Pendant qu' d'autres vont mendiants?

 

 

Brigitte Bonidon,  24 08 2009

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A la place du cœur

Toujours plus vite, toujours plus grand 

Et plus de place pour les sentiments,

A peine fini on passe au suivant

Dans ce monde devenu  pesant, 

Coeurs de géants  se doivent gagnants

Plus de place pour les petits souffrants...

 

Un tiroir caisse à la place du coeur

Et on encaisse les heur' de labeur

Et on délaisse les âmes secondaires

Et on s' complaît à produire des chimères.

 

Le tiroir caisse en a  pris de la place

Il grossit, enfle, tel un abcès menace

De s'éclater, de nous éclabousser

De nous étouffer et  de nous enterrer.

 

Toujours plus vite dans cette vie à fric

Vitesse dépassée ne sonne le déclic

Assez, assez on devrait effacer

Rayer, barrer, la fièvre de nos excès.

A trop vouloir se retrouver en haut

On tombe à pic, loin de nos idéaux

Fracture triplée nous attend sûrement

On y va droit, on y va droit devant.

Une grosse pierre à la place du coeur

On n'a  plus droit à la moindre erreur

Pas de pitié, faudra se débrouiller

Sinon on se fera marcher dessus

Même écraser et tout  sera foutu.

A trop vouloir amasser les euros

Que doit-on penser de nous tout là-haut?

A trop vouloir rendement à tout prix

Seront-ils (un jour) pris en flagrant délit?

Un tiroir caisse à la place du coeur

Et on encaisse les heur' de labeur

Et on délaisse les âmes secondaires

Et on s' complaît à produire des chimères.

 

Brigitte Bonidon,  04 09 2009

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Stylos à bobos

 

Plume entre la main

Griffonne, l'air serein, 

Quelquefois accroche

Ou  sait  mettre en broche,

Qui peut  aussi tuer

Sans jamais blesser, 

Sait aussi  aimer

Sans aucun  regret

Même  ressusciter

C'lui qui a changé...

Le  fusil aigri, 

Stylo en sursis

Outil de collabo

Crée quelques bobos,

Tout c' qui en c' bas-monde

Vit, agit  ou gronde,

Loin d'être  dérisoire

Quel sacré pouvoir !

Stylos à Bobos,

Crayons d' collabos...

Ce p'tit accessoire

Qui laisse entrevoir

Quelques vérités

En c' monde aseptisé,

Aux  accroche-cœurs

Profiteurs  d'erreurs,

Appuie où ça fait mal

Toujours à rebrousse poil

Déverse de l'encre bleue

Telle une  arme  à feu,

Fait  bien des dégâts

Bien plus qu'on ne croit. 

Ton  fusil aigri, 

Stylo en sursis

Outil de collabo

Crée quelques bobos,

Tout c' qui en c' bas-monde

Vit, agit  ou gronde,

Loin d'être  dérisoire

Quel sacré pouvoir !

Stylos à Bobos,

Crayons d' collabos...

Mine bien taillée

Qui peut découper

Tant de vieux  bâtis

Et tant de non-dits

Plume bien encrée

Qui sait taillader,

Qui se soucie pas ;

Appréciée ou pas.

Ragots ligotés,

Passant à côté

Des "qu'en dira-t-on"

Réservés aux cons.

Mon  fusil aigri, 

Stylo en sursis

Outil de collabo

Crée quelques bobos,

Tout c' qui en c' bas-monde

Vit, agit  ou gronde,

Loin d'être  dérisoire

Quel sacré pouvoir !

Stylos à Bobos,

Crayons d' collabos...

Mon arme infernale

Physiquement banale,

Peut faire beaucoup d'mal,

Dans le journal ; fatale.

Stylos à Bobos,

Crayons d' collabos...

Brigitte Bonidon, 16 04 2011

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Heureusement... (Vaut mieux en rire!)

 

Avec cette sacrée crise

Notre humeur devenue grise,

L'impression que tout va mal

Et bas, très bas, notre moral.

 

Heureusement on a eu Nicolas

Pour réformer   tout ça,

Heureusement on a eu des François

Pour  proposer des lois,

Des élus  dévoués

Pour nous représenter, 

Et  d'honnêtes candidats

Qui pensent aux gens d'en bas

En donnant des leçons d'humilité

De droiture  et d’honnêteté 

 

Du coup on a l'embarras du choix

Car ils ne mentent pas

On les croit sur paroles 

ça pourrait être drôle 

 

Heureusement Ils nous prennent pas pour des cons

Mais non, mais non, mais non! 

 

Heureusement qu'  le pétrole est cher

Bonne nouvelle pour  l'atmosphère,

Si on  n'a  plus d'argent pour bouffer

Comme ça,  on va  s'alléger, s'alléger...

Et en faisant le régime

Ce sera bon pour notre mine. 

Plus les moyens d'  se soigner

Pas grave, on fera économiser

Des deniers à la sécu

Car des sous elle n'en a plus.

Heureusement on a l'Euro

Pour  calculer nos impôts,

Et des fonctionnaires en grève,

Normal y'a plus de relève.

Ce sont eux qui se plaignent tout le temps

On les comprend de temps en temps,

Mais ils pensent surtout à eux,

Et pas du tout aux plus malheureux.

Alors, vous ne trouvez pas

De nombreux  atouts on a,

Et une très grande  chance

Que  ceci se passe  en France!!!

Durée légale du travail 35 heures

Pas trop longtemps en labeur,

Cinq semaines de congés payés

Dans le monde,  jamais imités.

Les autres sont sans doute jaloux

Tout c' temps libre, ça les rend fous

Et aussi ils envient notre climat,

Notre Champagne et  notre foie gras,

Nous, on peut plus s' les payer

Tout c' qu'ont fait c'est rêver!!!

Il faut se serrer la ceinture,

Faut travailler de plus en plus dur

Pour,  à la fin du mois réaliser

Qu'on n'a plus un sous à dépenser.

Mieux,  on doit  parfois emprunter

A de sinistres banquiers

Car si on peut pas rembourser

Ils s' feront un plaisir d' nous dépouiller.

...

 

Heureusement on a  une forte opposition 

Qui va savoir faire front

Pour faire avancer nos droits,

Bien-sûr, ils  ne pensent qu'à ça.

L'autre il a de bonnes idées

Mais je me demande ce qu'il ferait

S'il avait des responsabilités

Quand le fric se serait barré...

Heureusement, nous on habite en France

Et on n'a pas toutes  ces souffrances,

Nous,  on est des privilégiés

Qui ne pensons qu'à râler...

Heureusement on est protégé

Par les bonnes soeurs et les curés

Tous ces  braves gens bien intentionnés

Qui ne pensent qu'à nous aider...

J'vous dis qu'en France tout va ;

Car  nos dirigeants  mentent pas

Pensez à Chirac ou Mitterrand

Pas de grands hommes, des géants!!!

Heureusement notre si grand et beau pays

Attire foul' pour visiter ou habiter, je vous dis

Doit bien y avoir une raison

Voyez bien qu'on n'est pas si con.

On a les élus qu'on mérite

On  a l'argent dont on hérite,

C'est ce que disent certains

Faut dire ils sont pas malins.

Tant que les cons (tribuables) pourront payer

Pour les dépenses de l'Elysée,

Tant  qu'on paiera nos impôts

Pour financer luxe et  autos... 

Heureusement j'habite en France

Et je me dis quelle chance,

Et je me demande si ailleurs

Si ailleurs,  il fait  vraiment meilleur!!!

Vous réalisez  peut-être maint'nant

La chance que vous avez quand,

Vous êtes citoyens français

Ou bien qu'en France vous habitez....

...

J' parlerai pas d'honnêteté

D'irrégularités occultées

Là, ça deviendrait gênant,

Et puis j'en ai pas le temps, 

Là, ça deviendrait gênant,

Et puis j'en ai plus le temps....

 

Brigitte Bonidon,  1er décembre 2008

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Fils de personne ou pistonné?

 

Fils d'un bien  modeste ouvrier

Pour s'en sortir, progresser

Il doit bosser et s'appliquer,

Il doit  trimer, et s' dépasser.

Petite  fille de simple  bonne,

Pas d'bonne famille, mauvaise donne,

Qui doit trimer  pour s' payer

Des études, si elle veut s'élever...

Pour ces personnes, mauvaise naissance

Entourage  sans connaissances,

Bien plus rude sera  leur  vie

Ils devront  insister à tout prix...

S'ils veulent vraiment réussir

Ils doivent  se battre sans faiblir,

Pas comme certains bien placés

Qui n'ont qu' le p'tit doigt à agiter.

Du fonctionnaire au grand patron

Qui peut  prétendre avoir dit non

A certaines recommandations

Que l'on appelle le piston?

Ce n'est pas toujours le travail

Qui réussit à mettre sur les rails,

C'est  souvent le "bien mieux" né

Qui  réussit, sans trop bûcher.

Fils de personne, sans connaissances

Fille de personne,  quel manque de chance !

Et le "bien né" fils à  son papa

Qui ne  galère presque pas,

Bien  souvent on le pistonne

Il est gâté ; tout on lui donne.

Si tu connais des "bien placés"

Ça peut toujours vraiment t'aider

A t'insérer, à t'immiscer

Dans un monde fort convoité.

Pour le petit-fils  de patron

Au nom connu et au bras  long ;

Qui ne porte  pas n'importe quel  nom

C'est plus facile non de non

De faire fonctionner les relations

Du beau papa ou du tonton!

Du fonctionnaire au grand patron…

Les autres  décuplent  d'énergie

S'ils  veulent  réussir dans leur vie,

Pour ceux-là  c'est plus difficile

Mais c'est possible, soyez tranquille.

Ils prendront le temps qu'il faudra

Ils se battront à  bout de bras,

Ils ne donneront que le meilleur

Et puis enfin ce sera LEUR heure.

Ils  prouveront aux biens mieux nés

Qu'ils doivent vraiment   se méfier,

De ce peuple venu  d'en bas

Mais que rien  n'ébranlera...

Du fonctionnaire au grand patron

Qui peut  prétendre avoir dit non

A certaines recommandations

Que l'on appelle le piston?

Ce n'est pas toujours le travail

Qui réussit à mettre sur les rails

C'est  souvent le "bien mieux" né

Qui réussit, sans trop trimer.

Fils de personne, ne lâche pas

Fille de personne,  tu prouveras

Que c'est  possible d'y arriver,

De réussir  grâce au poignet!!!


 

28 10 2010


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A contre sens

J'aime pas les pensées

Ni les marques préfabriquées,

Suivre un troupeau aseptisé

J' préfère changer de sentier.

Je n'aime pas ces endroits

Où on explose de joie,

Où tout le monde s'agglutine

Dans l'odeur souffre-résine, 

Je prends la voie à contre sens

Je sais pas si j'suis en avance

Ou bien un peu en retard ;

Je n'allumerai pas mes phares

Pour passer en discrétion

Là où les autres mettent du klaxon!

Moi je n'aime pas suivre

Dans les rumeurs de cuivre,

Je caresse à rebrousse poil

La machine démonte moral,

Si elle part en marche arrière

Je me retrouve sur le derrière.

A contre courant

Contre les vents

A contre sens

Dans l'urgence,

Comme celui qui n'a pas le temps

De suivre les autres, nonchalant,

Je marche à contre sens,

Je choisis pas l'aisance,

J'avance à contre courant

Contre la mer et ses vents...

Peu importe mes infortunes

Je patauge dans une lagune

Inventée de toute pièce

J' mets toujours mes boules Quiès,

Face aux Immensités

Je sculpte les intensités,

J'aime pas les trucs à la mode

Ni ces filles qui minaudent

Qui recherchent la célébrité

En exhibant leur nudité.

Faire tout comme les autres

Imiter, copier entre autre,

Le mouton au milieu du troupeau

Pas pour moi, c'est pas de peau!

A contre courant

Contre les vents,

A contre sens

Dans l'urgence,

Comme celui qui n'a pas le temps

De suivre les autres,  nonchalant

Je marche à contre sens,

Je choisis pas l'aisance,

J'avance à contre courant

Contre la mer et ses vents...

Je cherche à explorer

D'autres choses à formater,

Loin de la mode

Et de ses codes.

A contre sens

Plus d'essence,

Alors je reste en partance

A la r'cherche d'un autre sens...


 

26 10 2009

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Les grands seigneurs

 

Nous pensions être débarrassés

Des seigneurs, d' leur autorité, 

Nous pensions  être arrivés

Vers un peu plus d'égalité.

Mais des seigneurs déguisés

Ont réussi à nous posséder,

Et on en reste bouche bée

On veut même plus aller voter.

Toutes ces  hautes personnalités

Pour les pauvres gens ont peu d' respect, 

Ils roulent perso en nous servant 

Leurs belles paroles à tout vent.

Les seigneurs avaient d' beaux chevaux

Nos décideurs ont de belles autos

Et des chauffeurs et des valets,

Tout ça n'a pas vraiment changé. 

Les seigneurs avaient d' grands châteaux

Nos décideurs ont de beaux bateaux,

Et des villas un peu partout 

Et ils se moquent pas mal de nous...

Le petit peuple chiale tout le temps

Et  paie ses factures en râlant, 

Eux, plus malins, cachent leur magot 

Se débrouillent, payant moins d''impôts.

Sur leurs hauteurs, les grands seigneurs

Ne savent rien d' nos profondeurs

De leurs donjons, ces grands décideurs

Ne veulent pas voir nos aigreurs.

Les seigneurs avaient d' beaux chevaux

Nos décideurs ont de belles autos

Et des chauffeurs et des valets,

Tout ça n'a pas vraiment changé. 

Les seigneurs avaient d' grands châteaux

Nos décideurs ont  de beaux bateaux,

Et des villas un peu partout 

Et ils se moquent pas mal de nous...

De leurs hautes sphères dorées

Ils n' connaissent pas nos réalités, 

A toutes ces douleurs qui nous rongent

Leurs réponses ne sont que mensonges.

Ils n' cessent de donner des leçons

Messages lugubres, nous traitant de cons

Ces grands seigneurs manquent de respect

A nous donc d' les éradiquer!

Les seigneurs avaient d' beaux chevaux

Nos décideurs ont de belles autos

Et des chauffeurs et des valets,

Mais qu'est-ce qui a donc changé? 

Les seigneurs avaient d' grands châteaux

Nos décideurs ont  de beaux bateaux,

Et des villas un peu partout 

Et ils nous piquent tous nos sous...

 

Brigitte Bonidon, 10 04 2011

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Poulettes

Poulette fermière,  poule pondeuse

Fille légère ou  femme sérieuse

Dame à chair tendre, volaille bobo

Qui produit des œufs, des Euros... 

Jeunes et naïves proies faciles 

Pour  un mac'  profiteur habile,

Qui en batterie ou bien en shop

Les fait bosser  comme des salopes.

Mais les éleveurs compatissants

Qui bichonnent poupoules sans rendement,

Qui surveillent leurs plumes, leurs  bijoux

Ceux là   me plaisent je l'avoue..... 

Les tendres éleveurs de poulettes

Qui les dorlotent  les pauvrettes,

Qui avec tendresse leur procurent

De complices  moments si   purs,

Sans compter les œufs, les Euros,

Ceux là sont dignes des héros!  

Horribles  exploiteurs  de poulettes 

De  la chair ferme des jeunes coquettes,

De poules rapporteuses de billets

Qu'on maltraite for the  money.

Jeunes parisiennes agglutinées  

Par  ces  macs ou par  ces  fermiers,

Qui au rendement  les ont  soumises,

Par les plus rudes des emprises.

Mais les éleveurs compatissants

Qui bichonnent poupoules sans rendement,

Qui surveillent leurs plumes, leurs  bijoux

Ceux là   me plaisent je l'avoue..... 

Les tendres éleveurs de poulettes

Qui les dorlotent  les pauvrettes,

Qui avec tendresse leur procurent

De complices  moments si   purs,

Sans compter les œufs, les Euros,

Ceux là sont dignes des héros!  

Jeune poule rousse déracinée

Qu'on a changé de poulailler,

Qui se voit dans l'obligation

De rapporter plus de pognon...

Laissons les poules divaguer

En bon fermier dans leur pré,

Laissez les femmes s'affirmer

Et rendez leur ...leur dignité

Et  laissez-leur... leur liberté...

Mais les éleveurs compatissants

Qui bichonnent poupoules sans rendement,

Qui surveillent leurs plumes, leurs  bijoux

Ceux là   me plaisent je l'avoue..... 

Les tendres éleveurs de poulettes

Qui les dorlotent  les pauvrettes,

Qui avec tendresse leur procurent

De complices  moments si   purs,

Sans compter les œufs, les Euros,

Ceux là sont dignes des héros! 

 

Brigitte Bonidon,  29 Juin 2010

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Irréprochable


 

Il parait qu' je  me suis trompé

Mais  j' ne compte rien  dévoiler,  

Ne pensez pas qu' je vais  avouer

Faute passée reste à prouver.

Je me dois exempt de tout reproche,

Je suis parfait, sans anicroche

Je dois pas montrer mes faiblesses

Ni laisser voir  mes maladresses.

En tous  points  j' dois paraître honorable

Je suis pas comme tous mes semblables,

Je  plane au-dessus de la mêlée

C'est pour cela qu' je ne peux avouer.

De par mon métier, mes fréquentations,

Je dois paraître irréprochable

Et peu importe le contribuable,

La victime n'est pas importante

Mon aura est bien trop brillante.

Mon humanité a  des limites

Aucune critique n'atteint  mes élites,

En tous points je suis exemplaire

Vos accusations sont à refaire.

N'allez pas trop vite  déduire

Ma position est de séduire,

Je ne saurais donc me réduire

A avouer c' qui pourrait me nuire. 

En tous  points  j’ dois paraître honorable

Je suis pas comme tous  mes semblables,

Je  plane au-dessus de la mêlée

C'est pour cela qu' je ne peux avouer.

De par mon métier, mes fréquentations,

Je dois paraître irréprochable

Et peu importe le contribuable,

La victime n'est pas importante

Mon aura est bien trop brillante.

Allez donc pouvoir démontrer

Sur quels détails  j'ai fauté

Les preuves je les ai effacées

N'allez pas croire qu' je suis niais!

Je suis malin, sait me défendre

Mes connaissances ont fait se rendre

Des plus fous et des rebelles,

M'atteindre serait irréel...

Si je m' suis trompé,  j'ai fauté,

J'ai pas envie de réparer

Et rien ne peut m'y obliger

Il en faut plus pour me piéger!

Mes écarts auraient pu  être fatals,

Mais  je gagnerai ; rien de plus  normal !  

En tous  points  j' dois paraître honorable

Je suis pas comme tous mes semblables,

Je  plane au-dessus de la mêlée

Vous voyez bien,  j' suis protégé!


 

Brigitte Bonidon 15 Septembre 2010

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Le roitelet

 

Il est le roi de notre forêt

Sorte de rapace aux aguets

Un oiseau de mauvais’ augure

Qui nous rigole à la figure !

 

Certains pays ont de vrais rois

Mais lui fait même mieux je crois

Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Pour ses amis, traîtres des niches,

 

Faut qu’il les aide à traficoter

Entre filous faut s’entraider

Magouilles par ci, affaires par là

Entre les mailles il passe chaque fois !

 

Et sur sa branche le petit roi

Ordonne bien fort, il a d’ la voix

Nous on est las de l’écouter

Et rêvons d’ le destituer.

 

Mais il s’accroche et de sa hauteur

Nous manipule jusqu’à la peur

La peur qu’un plus pire que lui

Nous piétine encore mieux que lui...

 

Tant qu’il nous gère et qu’il nous ment

Il est vraiment, vraiment trop content

Il est le plus puissant Gaulois

Qui nous dégoûte de ses lois

 

… Il s’est épris d’un Top Bas d’ l’aile

Allure shootée, jamais fidèle

Qui sait lécher les Super Stars

Quand elle n’ joue pas de la guitare,

 

 

Ensemble ils vivent comme des pachas

Qui n’ connaissent rien au prolétariat

Qui se la jouent bourgeois- bohème

Pour nous endormir ; joie suprême ! …

 

Nous, peuple aveugle et méprisé

Pour le roitelet on a voté

On a donc droit de la fermer

Asphyxiés, résignés ; payez !

 

Et dans son palais bien trop grand,

Dont il ne profite pas souvent

Nous, on lui paie gracieusement

Ses domestiques, ses airs clinquants

 

Faut bien faire croire aux autres pays

Qu’on est encore en démocratie

Que justice et égalité

Sont des valeurs non frelatées

 

Tout ça pourrait bien nous faire rire

Mais nous n’ pouvons nous convertir

Car nous sommes les euros victimes

De ces politiques de déprime.

 

Le roitelet ou petit roi

Se prend pour un grand homme de poids

Alors qu’en vrai il brasse de l’air

Entre deux foutaises ; jamais sincère…

 

Janvier 2012