Tant qu'il est encore temps

Tic Tac Reggae



J'ai rencontré des passants

Qui sur le pavé battant

Protestent contre ce temps

Qui s'écoule lentement

Mais qui n'arrête jamais,

Indignés !



Tic tac

Tic tac reggae

C'est le reggae de l'horloge

Qui sans arrêt interroge

A son rythme effrayant

Sur les aiguilles du temps



Tic tac

Tic tac reggae

C'est l' tic tac de la pendule

Qui serpente et qui ondule

En espérant qu'une virgule

Ralentisse sa bascule



Tic tac

Tic tac reggae

C'est le reggae qui calcule

Qui passe et qui s'accumule

Oui je sais bien il fabule

Il est têtu comme une mule



Tic tac

Tic tac reggae

C'est le reggae du cadran

Qui à chaque mouvement

Te rappelle le temps passant

Et toi qui va descendant



Il te rappelle que l'heure

Passe et bien vite et se meurt

A l'ombre des saules penseurs,

Pleurnicheurs



C'est un refrain monotone

Qui rabâche et qui entonne

Une mélodie bien connue

Qui va se perdre dans les nues



Il n' cesse de te torturer

Quand tu es bien fatigué

En titillant tes hormones

De son sermon monotone



C'est l' reggae de la pendule

Qui serpente et qui ondule

Pour te rappeler le temps

Qui avale les sentiments,

Dégoûtant !



C'est le reggae qui fait peur

Qui s'acharne à 100 à l'heure

Qui ressasse tes douleurs

Toujours en mode vengeur



Il en fait toujours des tonnes

Ironique il nous marmonne

Qu'il saura nous arrêter

Même si on passe, pressés



Il nous conduit, ennemi

Vers pays indéfinis

En attendant on l' subit

Redoutant ce dernier cri...

Brigitte Bonidon 10 juin 2017

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Quand j’ serai vieille

 

Quand il sera trop tard

Qu’il n’y aura plus d’espoir

Que j’aurai tout vécu

Et que j’aurai tout vu

 

Je ne veux surtout pas

Regretter ma vie d’en bas

Aussi j’ dois avancer

Car la vie n’ fait que passer

 

Quand je serai trop vieille

Pour découvrir merveilles

Je veux me repasser

Mes plus jolis clichés

 

Me dire qu’ j’ai réalisé

Tout ce que je pouvais

Que je ne regrette pas

La vie que j’ai eue là

 

Je veux pas me trouver

Des excuses, des clichés,

Etre passée à côté

De ce dont je rêvais

 

J’ dois donc concrétiser

Ce qui me fait vibrer

Tant qu’il est encore temps

Avant d’avoir cent ans…

 

Avant d’avoir mille ans

Tant qu’il est encore temps

Je me dois d’avancer

Avant de trébucher…

 

Brigitte Bonidon, 14 04 2016

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J’ai pas grandi dans du coton

 

Comme une plante assoiffée

Dont personne ne s’occupe jamais

Jamais de soins ni d’attentions

J’aurais pu grandir sans passion

 

Comme la mauvaise herbe pousse

Sauvage, et ignorée de tous

Vers la lumière j ’me suis hissé

Avec une force décuplée

 

Refrain ;

 

J’ai pas grandi dans du coton

Mais entre des murs en béton

Murs en béton !

Malgré le froid et la misère

J’ai bien poussé et j’en suis fier

J’en suis fier !

 

J’ai pas grandi dans la douceur

Pas connu de bras protecteurs

D’ bras protecteurs

Et aujourd’hui je veux gagner

Grâce à ma seule volonté

Ma seule volonté !

 

Seul, sans la force de l’amour

Comment grandir au jour le jour ?

La vie aurait pu me faire peur

Sans pilier et sans tuteur

 

Mais si j’ai pu m’envoler

Cette force je l’ai puisée

Dans ma fol’ envie de réussir

L’envie d’me battre et d’ m’accomplir

 

J’ai pas grandi dans du coton

J’ai connu froideur et béton

Me suis fabriqué un cocon

En rêvant de mes ambitions

 

Refrain…

 

J’ai pas grandi dans du carton

Pas non plus avec du pognon

J’ai connu la froideur des nuits

J’ai aussi frôlé la folie

 

Dès que j’ai pu j’ai tout quitté

Sans plus jamais me retourner

La volonté pour seul bagage

Contre les vents et les naufrages

 

Brigitte Bonidon, 1er mars 2016

................................................................................................

 

Comment grandir

 

J’ai pas grandi dans du coton

Mais entre des murs en béton

Malgré le froid et la misère

J’ai bien poussé et j’en suis fier

 

J’ai pas grandi dans la douceur

Pas connu de bras protecteurs

Et aujourd’hui je veux gagner

Grâce à ma seule volonté

 

Refrain ;

Comme une plante assoiffée

Dont personne ne s’occupe jamais

Jamais de soins ni d’attentions

J’aurais pu grandir sans passion

 

Seul, sans la force de l’amour

Comment grandir au jour le jour ?

La vie aurait pu me faire peur

Sans pilier et sans tuteur

Comment grandir ?

 

J’ai pas grandi dans du coton

J’ai connu froideur et béton

Me suis fabriqué un cocon

En rêvant de mes ambitions

 

J’ai pas grandi dans du carton

Pas non plus avec du pognon

J’ai connu la froideur des nuits

J’ai aussi frôlé la folie

 

Comme la mauvaise herbe pousse

Sauvage, et ignorée de tous

Vers la lumière j ’me suis hissé

Avec une force décuplée

 

Refrain…

 

Mais si j’ai pu m’envoler

Cette force je l’ai puisée

Dans ma fol’ envie de réussir

L’envie d’me battre et d’ m’accomplir

 

Dès que j’ai pu j’ai tout quitté

Sans plus jamais me retourner

La volonté pour seul bagage

Contre le vent et les naufrages

 

Brigitte Bonidon, 1er mars 2016

...............................................................................................

 

A des années lumière

 

Te souviens tu hier

Dans un coin de misère,

Occulté ce  désert

A des fins solitaires.

On oublie vite parfois

Ce que l'on ne voit pas,

On se souvient toujours

Si c'est chacun son tour.

 

A des années lumière

Ou plus proche de la terre

On se fait aveugler

Par ce qui est caché.

A des années lumière

De ces fins éphémères,

Au bout des longs mystères

D'un monde terre à terre.

 

Et puis on veut pas voir

Ce qui pourrait décevoir,

Face aux réalités

On s'enfuit écœurés.

Se montrer solidaire

Une manière de refaire

Ce qu'on a occulté

Pendant autant d'années.

 

A des années lumière

Ou plus proche de la terre

On se fait aveugler

Par ce qui est caché.

A des années lumières

Serait-on plus sincère

Qu' sur notre maudite terre

Aux avancées amères?

 

Brigitte Bonidon,  03 11 2009

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Nos 20 ans

Était-ce hier ou avant hier?

On se remémore, fiers

Quelques souvenirs hilarants

Qu'on répète inlassablement.

On essaie de se préserver

Un peu de ces jeunes années,

De ces rêves inachevés

Mais oubliés sans regret.

On aimerait tellement revivre

Ces soirées où le plus ivre

Était le plus victorieux

Le plus grand, le moins sérieux.

On en avait tellement rêvé

De ce bel âge à célébrer,

Bien trop vite consumé,

Entre nos doigts envolé.

Bien trop vite elles ont  passé

Ces  prestigieuses années,

Elles nous poussent en courant ;

A nos 20 ans  pétillants.

Nos 20 ans...

Nos 20 ans... 

Maintenant on revivrait

En mieux si  on le  pouvait

S' il nous était permis

De retrouver jeunesse, folie...

De notre corps extirper

Tous les poids accumulés

Retrouver une deuxième jeunesse

Et à nous les nuits d'ivresse.

On en avait tellement rêvé

De ce bel âge à célébrer,

Bien trop vite consommé

Entre nos doigts envolé.

Bien trop vite elles ont  passé

Ces  prestigieuses années,

Elles nous poussent en courant ;

A nos 20 ans  pétillants.

Nos 20 ans...

Nos 20 ans... 

Ivres d'aventures à tenter

Libres de cartes à jouer

En dépensant  sans compter

Risquer sans rien s'refuser...

L'insouciance à nos pieds

L'aventure non programmée,

Ces idées souvent farfelues

De jeunes si tôt  parvenus.

Nos vingt ans ils sont passés

On ne va pas les regretter,

Au risque d'endommager

Nos futures belles années.

Quand on aura  deux fois vingt ans

On se souviendra, pensant ...

Nos 20 ans,

Nos 20 ans....

 

Brigitte Bonidon,  30 10 2009

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Tout comme hier

 

Hier c’était ballades à vélo

Des moments simples et rigolos,

Aujourd’hui c’est bonjour l’écran

Miroir vivant de notre néant

 

On passait son temps en courant

Maint’nant c’est capture d’écran

Les yeux rivés sur virtuel

Au rayon d’ l’hyper essentiel

 

Hier c’était simplicité

Rêves limités, délimités

On courait dans le vent

On chantait très souvent

 

Aujourd’hui adieu les monts

On chasse bêt’ment l’ Pokémon

On joue en réseaux programmés

Malgré nous, millimétrés

 

Le virtuel, ce criminel

M’a éloigné de l’essentiel

Je voudrais revenir en arrière

Tout comme hier ou avant-hier

Tout comme hier…

 

Envie d’ jeter à la poubelle

Ces briseurs de vie essentielle

J’ai trop mal à mon présent

Pendu devant mon p’tit écran

Vivre tout comme hier,

Hier et avant-hier

Envie de prendre l’air

Tout comme hier …

 

Avant bien péniblement

Quand on avait cent francs

Et on était vraiment contents

Modestement, sans faux semblants

 

Dans notre course au matériel

A côté des valeurs réelles

On fonce vers des idéaux

Qui nous font mal, qui sonnent faux

 

Déconnectés on ne sait plus

Ce qui se passe au bout d’ la rue,

Par des texto omniprésents

On se fait croire qu’on est vivants (importants)

 

Brigitte Bonidon 18 09 2016

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Le temps

 

Il s'égraine d'un pas monotone

N'épargnant ni moi ni personne,

On espère pourtant qu'il nous oublie

Mais il nous atteint petit à petit.

Il nous grandit puis il nous pousse 

Il nous poursuit, il nous détrousse,

Plus le temps de s'éterniser

Devant le monde et ses beautés.

Il passe, s'écoule sans arrêt

Il court, sans jamais se poser

Quand il dévale ça fait mal,

Lorsqu'il se fait un peu brutal.

Il court, il passe laissant ses traces

Immenses fissures, empreintes coriaces,

On rêve souvent de l'anesthésier,

Avant qu'il puisse nous ébranler. 

On s'y oppose le plus souvent 

On s'y confronte de temps en temps

Sa roue tourne  insidieusement

Se chargeant  d' nous rappeler au temps ;

Celui passé, celui d'avant

Nous remémorant  trop souvent

Que le mode pause est bien absent,

Que tourne à jamais le présent.

Il passe inexorablement

Se faisant fi de ces amants

Qui le consultent rapidement

Tout en tentant d' lui rire au temps.

Quand il nous murmure ses mots purs

Ses mots doux teintés à l'azur

On reçoit ses éclaboussures

Qui nous réveillent à coup sûr.

Jusqu'à l'inévitable rupture,

Il nous plonge dans ses fêlures,

Il nous farde puis nous lézarde

Nous défigure sans prendre garde. 

Il  dépeint  toutes les façades

Il détériore  les accolades,

Symbole de notre impuissance

D' tous les regrets d'insouciance.

On s'y oppose le plus souvent 

On s'y confronte de temps en temps

Sa roue tourne  insidieusement

Se chargeant  d' nous rappeler au temps ;

Celui passé, celui d'avant

Nous remémorant  trop souvent

Que le mode pause est bien absent,

Que tourne à jamais le présent.

Bien vite se fanent les sentiments

Et nos coeurs s'usent évidemment,

On n' comprendra jamais à temps

Qu'on doit profiter d' chaque instant.

Il ne nous laisse pas le temps

De rattraper notre ancien temps

Aux couleurs du temps trépassé

Celui qu'on n' cesse de regretter.

De son horloge, de ses «tic-tac»

Mes mots s'évaporent en vrac,

Ils vont se perdre au fond du lac

Pour s' terminer en cul-de-sac...

 

Brigitte Bonidon, 02 02 2010

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Le temps qui passe


 

Le temps se passe

Je dois faire face ;

 Tu me remplaces

Tu veux qu' j' m'efface 

 

Soit j' la fracasse

Soit je me casse,

Le temps qui passe

M'éloigne hélas,

Et je reclasse

Mes paperasses.

C'est dégueulasse

Mais tout se casse

Et ça m'agace

J' trouve plus ma place

Dans cet espace

J'ai perdu ta trace...

 

Le temps qui passe

Laisse des traces

Notre union est lasse

Et tu me remplaces.

Et je m’efface

Devant l'autre pétasse

Cette blondasse

A pris ma place

Quoi que je fasse...

 

Sans faire d'grimace

Je m' mets en chasse

J'prends des échasses

J'quitte cette impasse

 J'crève la paillasse

J'brise la glace

 J'retrouve de l'audace,

 Pour être efficace

 J'dois être coriace,

Pour pas boire la tasse

 Je nage la brasse

 J'me sens moins lasse

Et bien moins grasse ;

Première d' la classe

 J'sors de la masse

J'deviens la star d' la terrasse

 Et l'premier qui passe

C'est pour ma carcasse !!!

 N'est-ce pas cocasse

Ce temps qui passe ???

 Ça y est je l'embrasse

Et il m'enlace ;

Quel face à face !

Il est dans ma besace

Ce chien de chasse,

J'suis en état de grâce,

En brune vorace

 J'sais être efficace,

 J'ai retrouvé ma place

J'ai une bonne cuirasse

 Et mes seins pas d' glace

 Remis en bonne place.

Donc je dédicace

Cette préface 

A madame la Crasse

 Dernière de sa race !!!

J'ai trouvé l'As des As

 Et quoi qu'elle fasse

 Je me débarrasse

D'ce qui m'embarrasse !!!

 

 Brigitte Bonidon, 24 06 2008


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Jeunes et beaux

 

Si faire connaissance

Semblait une évidence

Que dire d' ce foutu temps

Qui nous transforme tant!

Nos rêves enchevêtrés

Qu' Je n' sais plus  démêler

Me semblent assoupis

P'tit bilan de mi-vie.

 

Nous étions jeunes et beaux

Comme sur cette photo,

On avait l'air heureux

T'avais encor' des cheveux!

Nous étions jeunes et beaux

Comme l'atteste la photo,

On a pas tellement changé ;

J'avais presque oublié

Qu'on était plus léger

Un peu plus insouciant ;

Il nous a eu le temps!

 

Nos envies ont moisi

Nos projets mal assis,

Nos rêves ont trop saigné

Pas facile d'avancer !

Nos rires égratignés

De s'être trop frottés

Nos blessures refermées

Est-ce qu'on s'est trop serré?

Si faire connaissance

Semblait une évidence

Que dire d' ce foutu temps

Qui nous abîme tant!

 

Nos rêves enchevêtrés

Qu' Je n' veux  plus  démêler

Me semblent compromis

P'tit bilan de survie.

On est là, on poursuit

On a d'autres envies,

A-t-on vraiment changé

Ou simplement  mué?

On n'est pas séparé

Nos routes encore soudées,

Regarde, maudit temps

On gagne jusqu'à présent..

 

Brigitte Bonidon, 18 02 2009

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A titre posthume

 

Au clair de la lune

A titre posthume,

Faut que je rallume

Ce morceau de plume

Qui n'a plus servi,

Qui s'est rabougri.

A titre posthume

Gravé dans l' bitume

Dans l'épaisse brume

Faut que je rallume

Vos vieilles coutumes,

Vos sombres costumes,

Dégainez  vos plumes

Pour en faire les unes,

Soyez méprisants

Crachez aux passants

Faites vous remarquer

Pour cela osez, osez

Osez, soyez  malpolis ;

Vous serez  bien servi

Sinon ignoré

Au pire engagé,

Au gré des infortunes

A titre posthume,

Laisser les amertumes

Aux mémoires posthumes.

Faut que je résume

Et faut que j'assume

Qu'à titre posthume

Je n' ferai pas leurs unes!

Leurs noires costumes

Sur l' sombre bitume

Montre  leur infortune

Moi je suis sur la lune

Et je m'en moque et je m'en amuse

C'est bien ma veine car j' suis pas une muse.

Faut que je résume

Et faut que j'assume

Qu'à titre posthume

Je n' ferai pas leurs unes!

A titre posthume

Je ferai pas les unes

Et je m'en désole

Ça me fait rire ; LOL!

A titre posthume

Aiguisez vos unes,

Rallumez vos plumes

Avant l'infortune.

A titre posthume, le billet en poche

Si on se résume, on se sent moins moche

A  titre posthume, pour ce simple aller

Un peu d'amertume,  et ça va aller

Un peu d'amertume, laissons-nous aller...

Faut que je résume

Et faut que j'assume

Qu'à titre posthume

Je n' ferai pas leurs unes!

 

Brigitte Bonidon,  16 08 2009

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UNE SEULE VIE

 

Parce qu'on a qu'une vie

Et parfois  plusieurs nids

Pour pouvoir se lover,

Et puis en profiter.

Célébrons nos beaux jours

En recherche d'amour

Toujours chargés d'espoirs

Lumineux territoires.

Parce qu'on a qu'une vie

Et tellement  d'envies,

J'allume une bougie

Pour éclairer ma vie,

Pour trouver mon chemin

Illuminer demain.

Parce qu'on cherche toujours

Un peu plus chaque jour

Comment dire assez

J'arrête de chercher,

Je me contente de ça,

C'est mon petit  exploit.

Le début du bonheur

Toute petite lueur

Un peu du paradis

Qu'on peut atteindre si,

Si on est moins exigeant

Si on demande pas tant...

Parce qu'on a qu'une vie

Et tellement  d'envies,

J'allume une bougie

Pour éclairer ma vie,

Pour trouver mon chemin

Illuminer demain.

Parce qu'on a qu'une vie

Mais tellement d'envies

Et tout autant  de jours

A remplir d'amour,

Tellement de lendemains

Pour éclairer notre chemin

Tant de rêver à accomplir

Pour pouvoir s'épanouir.

Parce qu'on a qu'une vie

C'est mieux si elle est remplie,

Parce qu'on a qu'une seule vie

Unique vie pour l'infini....infinie...

Brigitte Bonidon , 23 06 2009

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J'ai eu vingt ans demain


 

Les amours bricolées,

Qu'on n' cesse de rapiécer

Bien des années durant

Et le meilleur fuyant.

Nos deux coeurs séparés

Sentiments  atrophiés

Que le temps détériore

Pourtant  je rêve encore...


 

Mon regard détourné

Des  souvenirs fanés,

Mon printemps à venir ;

Car  tu me fais sourire.

Alors tu l'as compris

Tu bouleverses ma vie,

Mon cœur le sent bien;

J'ai eu vingt ans demain.

J'ai eu 20 ans demain

N'en déplaise à certains

Qui me voyaient vieillir,

Et presque défaillir...

20 ans demain, demain, serein...


 

Jeunesse retrouvée

Mon cœur m' l'a murmuré,

Mon corps tant malmené

Viens de le confirmer.

Ah les très bons moments

A partager souvent

La magie  retrouvée ;

Esprit et  cœur légers.

 

 Refrain...


 

 Jeunesse semble loin

Mais quand l'amour revient

Candides rendez-vous

Enchantent plus que tout.

Notr'  amour  pétillant 

En  ses reflets  brillants,

Inonde de  bonheur

Nos minutes et nos heures.


 

 Refrain...

 

Ma vie a basculé 

Dans le nid  d'une fée,

Le temps s'est atrophié

Et moi fort chamboulé(e).

J'ai oublié mon âge,

Habitudes et usages,

Pour m'envoler légère

En terre  de lumière...


 

Brigitte B. 1er Mai 2011


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Tant de choses à vivre

 

J'ai encore tant de voyages à faire,

Et tant de valises à défaire

Tant de pays à explorer,

Je ne sais par où commencer.

Je veux revisiter Paris

Et découvrir l'Italie

Le doux pays de Ramazzotti

Et m' balader à  Pompéi.

Puis m'envoler  vers le Québec

Où les arbres couleur pastèque

Et  la neige à perte de vue

S' confond parfois avec les nues,

Connaître le pays d'Elisabeth

Si je veux finir un peu moins bête

Dans quelques villes anglo-saxonnes

Écouter leur langue qui résonne. 

Je veux voir ma fille grandir

Sa main je dois encore tenir

Je dois encore l'accompagner

Le plus longtemps la protéger.

J'ai encore plein de mots à écrire,

Pour émouvoir ou  pour faire rire

J'ai plein de gens à rencontrer

Côté amour ou amitié,

Plein de musiciens à faire jouer

Sur des musiques qui feront danser.

 

J'ai tellement de choses à vivre

Que cela me rend presque ivre,

Ivre de découvrir ces nouveaux jours

Qui palpiteront plein d'amours,

J'ai tellement d' rêves à assouvir

Que je n' suis pas prête à vieillir,

J'ai beaucoup  trop d'engagements

Et je dois  leur tenir serment.

Je veux voir ma fille grandir

Sa main je dois encore tenir

Je dois encore l'accompagner

Le plus longtemps la protéger.

 

J'ai tant de choses à vivre 

Encore tant de belles choses à vivre

Tant  d'amour à découvrir

Tellement de temps à parcourir...

 

J'ai encore tant de films à voir

Dont la plupart  vont m'émouvoir,

Tellement de livres à découvrir 

Ce serait bête de devoir partir.

J'ai tant d'amour à donner,

Tant de secrets à partager,

Tant de musiques à découvrir

Pour ça  je ne dois pas faiblir, 

Je dois poursuivre mon chemin

Malgré le froid et les ravins

Je dois continuer à vivre

Ma route je dois la poursuivre.

Je veux aider ma fille  à grandir

Sa main toujours je dois tenir

Je dois  encore l'accompagner

Infiniment, la protéger et la guider.

 

Brigitte Bonidon,  30 04 2009

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Le tourbillon

Pris dans le tourbillon,

Victimes d' nos émotions

On s' pose trop  d' questions

En recherche de solutions.

Circule y'a rien à voir

Cache bien tes idées noires

N'invoque pas  tes mémoires

A ces passants d'un soir

Ils  ne pourraient y croire

Aux  Questions illusoires...

Dans ce Vaste tourbillon

Nous sommes quelques millions

A nous questionner

Pourquoi sommes nous nés?

Si on laisse pas de trace

Si on manque d'audace

A quoi servent nos souffrances

Si on est sans défense....

Pas question de répit

Pas plus que de sursis

T'es bien vite repris

Rattrapé pas le temps

Passé, futur, présent

Qui te sonnent à la vie

Questionnent plus qu' permis. 

Oublier notre passage

Ne serait  pas très  sage

Pas digne d'une vie

De travail et d'envies

De joie et de soucis,

Banales bien souvent

Surprenantes par moments

Ces tourbillons rapides

Nous projettent dans le vide...

Dans ce Vaste tourbillon

Nous sommes quelques millions

A nous questionner

Pourquoi sommes nous nés?

Si on laisse pas de trace

Si on trouve pas sa place

A quoi servent nos souffrances

Si on oublie nos chances....

Si ce passage terrien

Ne sert vraiment  à rien

A quoi bon s'agiter

Se fâcher, gesticuler

Mentir, voler,  trahir

Si rien ne sert à rien,

Ou bien en résumé

A quoi ça sert d'aimer

Si c'est pour se délier

Juste l'instant d'après

Si c'est pour s' déchirer

L'instant juste après.

Dans cette vague incessante

Riposte vive et variante

Déplacement nocturne

Vaut mieux que taciturne

Enlacement léger

Sera plus apprécié,

Effleure tes sentiments

Sera moins éprouvant

Que profondes blessures

A trop  vive allure,

Tu seras soutenu

Engagement menu

Survoler me convient

Approfondir moins bien

Je m' pose plus de questions

J'ai plus qu' des solutions

Je plane et virevolte

Souvent je me révolte

Imagination légère

Douce vague légère

Ce tourbillon changeant

Devenu enivrant...

 

Brigitte Bonidon,  03 Mars 2010

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L'usure

 

Le temps passe, passe vite

Et avant qu'il ne nous décapite

On doit essayer d'en profiter

Tout notre temps bien employer.

La vie est comme une chanson douce

Elle court, elle court  et elle nous pousse,

Nous obligeant à nous bouger

Avant que notre heure ait sonné.

Avant, avant qu'on ne se rouille

Avant, avant d'avoir la trouille

Et tant qu'il en est encore temps

Allons, allons, chantons gaiement.

Même si je sais  bien que l'usure

Ne pourra  provoquer notre rupture

Parce qu'entre nous le lien est solide

Et que ce ne sont pas quelques rides

Qui changeront nos sentiments

Qui briseront  nos beaux serments. 

Ce n'est pas un peu de blanc

Accumulé sur nos accents

Qui pourra nous séparer

Et encore moins nous désaccorder.

Ce n'est pas le temps qui passe

Qui pourra laisser ses traces

Sur les accords de ma guitare

Et me dire que c'est déjà trop tard.

Avant, avant qu'on ne se rouille

Avant, avant d'avoir la trouille

Et tant qu'il en est encore temps

Allons, allons, chantons gaiement.

Et ce n'est pas mon reflet dans la glace

Qui me renverra ses douces traces

Parce que j'observe  le temps vorace

Mais sur moi rien ne se passe. 

Il a trop peur de me déranger

Je suis tellement occupée

Que je n'ai point le temps d' me préoccuper

De sa présence inopinée.

Avant, avant qu'on ne se rouille

Avant, avant d'avoir la trouille

Et tant qu'il en est encore temps

Allons, allons, chantons gaiement.

Ce n'est pas ce bout de rature

Qui assombrira mon futur

Le temps qui passe est dérisoire

Il n'est qu'un minuscule accessoire.

J'ai bien trop de choses à penser

Pour me soucier des trucs usés,

J'ai bien trop de choses à faire

Pas le temps de regarder en arrière.

Avant, avant qu'on ne se rouille

Avant, avant d'avoir la trouille

Et tant qu'il en est encore temps

Allons, allons, chantons gaiement.

25 03 2009

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Le jour d'avant

 

En cette belle journée

Qu'on peut faire rimer 

Avec le mot  gaieté

Nous allons effeuiller 

Notre cher calendrier.

Arrivés au jour d'avant

Celui qu' impatiemment

Nous aimerions sauter

Pour plus vite arriver 

Au jour béni, sacré

Que l'on attend, pressé.

Un peu comment les enfants

On attend impatiemment

Ce jour d'avant  passé,

Au plus vite expédié...

Le temps, sobre artisan

Ne peut accélérer le cadran

Il s'enlise sans élan

Sur l'uniforme écran

Qu'on ne peut bousculer

Même si on est pressé.

Le temps, notre tyran

Qu'on passe notre temps

A critiquer tout le temps

Et pour rien bien souvent...

Quand arrive le bilan

Entouré de "avant, avant"

On ne peut qu' se résigner

Et en haut implorer,

Mais le temps provoquant

Nous réplique en chantant

"Moi je n'ai pas le temps

D'écouter vos serments

Je pense sincèrement

Que vous perdez votre temps

Pensez au jour d'avant

Et pas au jour Pendant

Encore moins au  jour d'après

Et si vous me provoquez

Plus vite je vous enverrai 

Jusqu'au jour d'après".

Tout en se recroquevillant

Nous implorons le temps

De se montrer clément

Envers  le jour d'avant.

Ce jour peu important

Qui est juste un paravent

Pour mieux  s' protéger 

Du jour qui arrive juste après.

Dois-je m'exprimer en verlan

Pour exprimer ce jour d'avant,

Celui  juste avant le dernier

Juste avant, avant le justicier. 

Quand arrive le bilan

Entouré de "avant, avant"

On ne peut qu' se résigner

Et en haut implorer,

Mais le temps provoquant

Nous réplique en chantant

"Moi je n'ai pas le temps

D'écouter vos serments

Je pense sincèrement

Que vous perdez votre temps

Pensez au jour d'avant

Et pas au jour Pendant

Encore moins au  jour d'après

Et si vous me provoquez

Plus vite je vous enverrai 

Jusqu'au jour d'après".

Excitant ce temps passant

Mais  en vieillissant

On voudrait retarder

Ce temps trop vite passé...

Trop rapidement

Ces jours passant,

Ces jours d'avant

Nous laissent méditant?

Ces jours d'après

Qui nous font l'effet

D'être si éloignés

Comme échappés,

Mais arrivés, vite passés

Nous obligent à regretter

Ce jour d'avant,

Avant les bons moments...

Être intemporels,

C'est trop irréel

Mais en rêveries

Tout nous est permis.

Pouvoir ignorer

Tout ce temps passé,

Trop vite dépensé

Toutes ces années...

Quand arrive le bilan

Entouré de "avant, avant"

On ne peut qu' se résigner

Et en haut implorer,

Mais le temps provoquant

Nous réplique en chantant ;

"Moi je n'ai pas le temps

D'écouter vos serments

Je pense sincèrement

Que vous perdez votre temps

Pensez au jour d'avant

Et pas au jour Pendant

Encore moins au  jour d'après

Et si vous me provoquez

Plus vite je vous enverrai 

Jusqu'au jour d'après".

30 03 2009

 

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 Je n' serai jamais

 

J' ne serai jamais fonctionnaire

Je ne fonctionnerai jamais,

J' resterai seulement prisonnière

De mes carcans, de mes idées.

Je ne serai jamais commissaire

Sur moi seule je peux compter,

Je protégerai mes mystères

Car ils sont les seuls à m'aimer.

Je n'ai jamais su fonctionner

Avec les autres, à leur manière,

Dans les groupes j' me sens isolée

Je suis spéciale, y' a rien à faire.

En marge, je me fais rejeter

J'aurais tant de progrès à faire

Pour dans le moule me conformer,

Mais impossible de me taire.

Je ne peux pas me raisonner

Les autres restent des mystères,

Que je saurais point contrôler

A cause d' mon âme solitaire.

Je n' sais toujours pas fonctionner

Comme les autres, à leur manière,

Personne n'a su m'apprivoiser

Je reste seule, que puis-je y faire?

De tout' façon je veux point changer

Je me complais dans mes manières,

Jamais je ne pourrais muer

J' reste confinée dans mes mystères.

Je n' saurai jamais fonctionner

Comme les autres, à leur manière,

Personne ne saura m'apprivoiser

J' rest'rai sauvage ; suis-je à refaire?

 

Brigitte, 08 01 2010

 

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Pas le temps

 

Et on court après le temps

Comme on court après l'argent

Mais tout au fond de nous

On veut aimer plus que tout

 

Tu rêves d'une vie avant de t’endormir

Mais quand tu t’ réveilles, tu soupires

Tu te demandes quel est ton avenir

D'un claquement d’ doigts tu voudrais d’venir ;

 

Plus rapide que la lumière

Mais demain est déjà derrière

Mais pas le temps de t’attarder

Sur tes rêves qui sont déjà passés

Mais pas le temps de t’arrêter

Tu risques de te faire dépasser…

 

Parfois c'est dur on se sent perdu

Dans cette jungle on a trop couru

Et puis quand cela perdure

Pas facile d’imaginer l’futur

 

On a du mal à tracer notr’ chemin

A tourner la page vers le lendemain

A tourner la page des jours sereins

On joue le rôle d'un personnage

Car au fond on sait qu’on est d’passage

Qu'on est vulnérables car humains

Pas facile de suivre son destin,

On dit que l'amour rend aveugle

C’est peut être pour ça qu'on s’ sent si seul

 

On sait qu’ dans cette course folle

On perd toujours le premier rôle

Que le temps est plus fort que nous

Qu’il n’oublie rien et qu’il en joue…

 

14 02 2015

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Naissance

 

J' serais née de bon matin

Bercée par un ange divin

Dans la brume monotone 

Entre deux chansons d'automne.

J'aurais pu connaître la vie

Dans une rose flétrie,

Dans un  chou rabougri

Ou une plante  acidulée

Qu' personne n'aurait regardés.

J'aurais pu faire apparition

Dans une rose en bouton,

Près d'une douce bergère

Ou dans le lit d'une rivière.

Dis moi le mois de ta naissance

Et je saurai c' que tu penses,

Je te dirai qui tu  es

Même c' que tu voudrais cacher...

Je suis pas née au printemps

Quand bourgeonnent les sentiments,

Ni dans une rose en fleur

Majesté, haut les coeurs.

Je suis pas née en  été,

Entre deux épis de blé,

Ni dans la fleur la plus belle

La plus pure et  rebelle.

J' suis pas née dans la rosée

Sur des herbes craquelées, 

Sous une gelée matinale

Par rude temps hivernal.

Pas plus  dans un coquelicot

Par un jour de vent  chaud,

Dans la lumière sucrée

D'un soleil orangé.

Dis moi le mois de ta naissance

Et je saurai c' que tu penses

Je te dirai qui tu es

Même c' que tu voudrais cacher..

En début d'après midi

J'ai dit bonjour à la vie,

En ce beau jour de Novembre

Mais dans une banale chambre...

04 11 2009 


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De nos jours

 

De nos  jours, pour réussir

On doit vraiment savoir mentir,

Sinon on reste le dernier

Et jamais on pourra émerger.

De nos jours  faut savoir baratiner

Il faut être capable de tchatcher,

Paraître, mentir,  et  manipuler,

L'honnêteté n'est plus appréciée.

Dans ce monde qui marche sur la tête

On doit en raconter des sornettes

Pour pouvoir un groupe infiltrer

Sans oublier d' se faire relooker.

De nos jours, de nos jours 

On ne fait plus l'amour

De nos jours, de nos jours, on baise

Sinon on est trop mal à l'aise.

De nos jours, de nos jours

On ne parle plus d'amour

De nos jours, les mots de velours

Sont  devenus beaucoup trop lourds.

On s'est grandement  allégé

En parlant grossier et osé

En crachant et  en insultant

C'est devenu un jeu marrant.

De nos jours il faut travailler rusé

Et de subtile façon avancer

Pour les euros accumuler

Tel un banquier-requin futé.

Il faut en cirer bien  des pompes

Sans jamais en avoir honte

Pour réussir faut être malin

Sinon rien ne sert  à rien,

Et si on est trop honnête

On n'arrivera jamais en tête,

Faut employer les grands moyens

Pour arriver à nos fins, à nos fins...

De nos jours, de nos jours 

On ne fait plus l'amour

De nos jours, de nos jours, on baise

Sinon on est trop mal à l'aise.

De nos jours, de nos jours

On est en grand manque  d'amour

De nos jours, les mots en velours

Sont devenus bien trop lourds.

On s'est grandement  allégé

En parlant grossier et osé

En crachant et  en insultant

C'est devenu un jeu marrant.

De nos jours, de nos jours

Faut avoir des amis pour

Pour réussir, et des relations

Mais en toute discrétion,

Faut avoir le bras  très long

Pour pas tourner en rond.

Je sais bien c'est pas nouveau

Mais de nos jours c'est un peu trop

On en a atteint des hauteurs

ça ferait peur, peur, peur.

On donne des sommes enrubannées

A des patrons très honorés

Et les pauvres, ils  n'ont qu'à crever

Ils l'ont sans doute mérités. 

De nos jours, de nos jours 

On ne fait plus l'amour

De nos jours, de nos jours, on baise

Sinon on est trop mal à l'aise.

De nos jours, de nos jours

On ne parle plus d'amour

De nos jours, les doux mots de velours

Sont devenus bien trop lourds.

On s'est tellement protégé

Qu'on ne sait plus ce qu'est aimer,

Pourtant l'amour partagé

Rien, rien ne peut l'égaler.

On se focalise sur l'Amérique

Là où se concentre le fric

Et on nous cache la misère

Donc on n'a pas de quoi être fiers.

Et on  en subit des mensonges

Tant d'évidences qui  nous rongent

Mais bien obligés  d'avancer

Sinon on se fait écraser,

On se fait aspirer, bouffer

Par le progrés et ses dangers;

Mais on doit continuer d'avancer

Parce que sinon on est bousculé,

Et on ne peut plus échapper

A nos très tristes réalités, tristes réalités...

 

Brigitte Bonidon, 14 03 2010

 

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Mon dernier mot

 

Si certains jouent du piano

Moi je joue avec les mots

Que j'aligne et déshabille

Avec un crayon à bille.

Je n'ai pas dit mon dernier vers

à l'endroit ou à l'envers

Même si j'l'écris de travers

Il réchauffera pendant l'hiver... 

Ce n'est pas mon dernier texte

Même si parfois je prétexte

Que je voudrais arrêter

Non, j'vais pas abandonner...

 

Je n'ai pas dit mon dernier mot,

N'en déplaise aux rigolos,

J'ai encore plein de choses à dire

Même si ça vous fait pas rire...

Je n'ai pas dit ma dernière phrase

Ma coupe n'est pas encore rase,

J'en ai encore à vous conter

Même si vous en avez assez!!!

 

 

Si certains jouent du piano

Moi je joue avec les mots

Que j'aligne ou bien habille

Avec un crayon à bille.

Ce n'est pas ma dernière critique

Même si souvent ça fatigue

Je ne veux pas être identique

à c'qu'on voit dans les boutiques.

Faut toujours se démarquer

Pour se faire remarquer

Mais ne jamais  se dévoiler

Au  plus profond de ses pensées...

 

Si certains jouent du piano

Moi je joue avec les mots

Que je tape ou que j'écris

Sur papier ou sur ordi...

Authentiques ou hermétiques

Mes mots  peuvent être poétiques

Peu m'importe les critiques

Car je ne suis pas trop ludique.

Mes mots sont mon existence

Qui attestent de ma présence

Sur cette terre en souffrance

Pour vous montrer mes errances.

Si certains jouent d' la guitare

Moi j'écris matin et soir

Des mots tendresse ou colère

Suivant l'humeur d'mon atmosphère.

Et ces mots par internet

Vont vous trouver clairs et nets,

Vous les recevez bien vite

Et ce, quelque soit votre site.

C'est la magie du progrès

Dont il faut bien profiter,

C'est ça la modernité

Ecrire et vite diffuser...

 

Si certains jouent du piano

Moi je joue avec les mots

Que j'aligne et déshabille

Avec mon crayon à bille.

Ceci n'est pas mon dernier mot

Et je ne veux plus  jouer solo,

J'espère que ces quelques mots

Trouveront quelques échos...

Et qu'ils seront suivis d'autres

Et qu'ils seront suivis d'autres... 

 

Brigitte Bonidon, 30 10 2008

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Notre terre

 

Notre terre nous a portés

Notre terre nous a bercés,

On l'a bien mal respectée

Souvent bien mal remerciée.

On l'a tellement transformée

Qu'elle se retrouve réchauffée

Qu'est ce qui va donc rester

Pour les futures années?

Pauvre terre chamboulée

Planète salie, humiliée

Pour des profits récolter

Qu'est ce qu'on a pu l'abîmer!

Unique mère nourricière

Qui nous accueille,  bras ouverts

Qu'est ce qu'il va donc nous rester

Quand elle sera disloquée?

On ne peut attendre la fin

Sans y mettre des moyens

Si on en est tous conscient

On ferme les yeux trop souvent.

On  va pas attendre la fin

Elle nous tend déjà la main ;

Elle étouffe sous nos déchets

Plus de temps  pour la  sauver.

Pauvre terre malmenée

Planète salie, humiliée

Pour des profits amasser

Qu'est ce qu'on a pu l'abîmer!

Unique mère nourricière

Qui nous accueille,  bras ouverts

Qu'est ce qu'il va donc nous rester

Quand elle sera désagrégée?

On n' peut rester indifférent

En ce bas monde négligeant,

On doit se serrer les coudes

Pour effacer tous les doutes

Et tout faire pour que demain

Notre terre soit fière des siens,

Et travailler tous ensemble

Pour que notr' terre nous rassemble! 

On doit Unir tous nos efforts

Pour qu' notre terre nous berce encore,

L'humanité doit  s' rassembler 

Pour enfin la protéger ....
 

Brigitte Bonidon, 25 11 2009

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Pas le temps

 

Et on court après le temps

Comme on court après l'argent

Mais tout au fond de nous

On veut aimer plus que tout

 

Tu rêves d'une vie avant de t’endormir

Mais quand tu t’ réveilles, tu soupires

Tu te demandes quel est ton avenir

D'un claquement d’ doigts tu voudrais d’venir ;

 

Plus rapide que la lumière

Mais demain est déjà derrière

Mais pas le temps de t’attarder

Sur tes rêves qui sont déjà passés

Mais pas le temps de t’arrêter

Tu risques de te faire dépasser…

 

Parfois c'est dur on se sent perdu

Dans cette jungle on a trop couru

Et puis quand cela perdure

Pas facile d’imaginer l’futur

 

On a du mal à tracer notr’ chemin

A tourner la page vers le lendemain

A tourner la page des jours sereins

On joue le rôle d'un personnage

Car au fond on sait qu’on est d’passage

Qu'on est vulnérables car humains

Pas facile de suivre son destin,

On dit que l'amour rend aveugle

C’est peut être pour ça qu'on s’ sent si seul

 

On sait qu’ dans cette course folle

On perd toujours le premier rôle

Que le temps est plus fort que nous

Qu’il n’oublie rien et qu’il en joue…

 

14 02 2015

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Le vieux mur

Sur le vilain mur gris

A la face défraîchie,

De multiples ridules

Rappellent en préambule

Que l'on passe en courant

Tout va en s'ébranlant,

Que rien ne perdure

Bien courte est l'aventure.

Naguère beau il fut ;

Bien  laid il est devenu

Le teint un peu grisé

Par  le temps embrumé,

Courbé par l' poids des ans

Les affres du mauvais temps

Comme nous il a souffert

De trop de courants d'air

Le soleil l'a asséché

Et il s'est  fissuré.

Son âme s'est bonifiée

Ses vertus amplifiées,

Il mérite le respect

Il doit être  rassuré

Car il commence à fissurer

Et il sent sa fin approcher.

Quand on  va vieillissant

Quand on va se courbant

Quand notre force faiblit

Où passent donc nos amis? 

Car un jour comme tout

On se sépare c'est tout

Le mur  sera sacrifié

Pour se faire remplacer

Par un mur rajeuni,

Un autre moins défraîchi

Mais souvent  moins solide

Même s'il n'a pas de ride.

On est tous remplaçable

Recyclable et   jetable

Aux oubliettes envoyé

Ou aux orties expédié.... 

Quand on s'en va vieillissant

Quand on va se courbant

Quand notre force faiblit

Où passent donc nos amis? 

Au lieu de nous aider

De nous consolider

On va se  délabrant 

Lentement,  inexorablement,

Et la mousse et le lierre

Nous bouchent les artères...

Le mur il a vieilli 

Et puis un jour parti,

Et nous, nous vieillissons

Et nous nous en allons...

Brigitte Bonidon,  08 11 2009

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Je compte

J' m'éveille, en comptant,

J' me programme, pensant ; 

Les secondes et les heures

Pourvu que j'arrive à l'heure!

De deux en deux,

Je décompte par jeu

De quatre en quatre

J' me sonde, noirâtre...

Je compte, surpris 

C' qui me reste, comme ami

Dans une liste, sans fin

Une page ouverte, vers demain...

Je m' conte, des histoires

Pour m'endormir,  chaque soir,

Quand d'autres comptent leurs euros

Moi je pèse bien mes mots

En sol, en fa, en mi, en do

Ma passion va crescendo...

Je compte les gouttes

En travers de notre route,

Je compte les tours

De machinations en contours.  

Je compte les rendus

Pour ceux, en qui je n'ai pas cru,

Je paie au comptant

Cash machine évidemment.

Mais c'était sans compter

Sur le futur à se conter

Ce qu'on ne sait pas

Et puis un jour qui comptera...

Je compte, surpris 

C' qui me reste comme ami

Dans une liste sans fin

Une page tournée  vers demain...

Je m' conte des histoires

Pour m'endormir  chaque soir,

Quand d'autres comptent leurs euros

Moi je pèse bien mes mots

En sol, en fa, en mi, en do

Ma passion va crescendo...

Je compte, recompte

Je vais finir par avoir honte

De tous ces comptes

Dont j' me rends même plus compte... 

Pour le moment, je sais même pas

Si  je peux compter sur moi...

Pour le moment, je sais même pas

Si je peux compter sur moi…

Brigitte Bonidon, 06  11 2009

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