Un peu plus gris

La complainte de l'hiver

Dans les longues nuits de l'hiver, 

Quand les jours manquent  de lumière,

Le vent si froid, l'air  plus piquant,

Le soleil caché,  nuages menaçants.

Les arbres dénudés tremblent de froid,

Les oiseaux cachés ne sortent pas,

La neige recouvre la campagne

Le gel construit des mas de cocagne.

Mauvaise saison pour la nature,

Douloureux, le temps que ça dure,

Si les paysages sont magnifiques

Pour les vivants, ça peut être critique.

Par ces périodes de grands froids

Certains se retrouvent aux abois,

Ceux qui n'ont pas assez d'monnaie

Pour s'abriter, pour se chauffer,

Il faut qu'ils soient  très résistants

Pour supporter ce sale temps.

Ceux qu'on nous cache tout l'été

D'eux enfin on va nous parler,

Mais seulement quand ils sont morts

Quand ils n' supportent  plus leur sort.

C'est la complainte de l'hiver,

Des sans-abris dans la misère,

C'est la complainte dans le froid

Des mal-logés, qui n'osent pas...

Qui n'osent pas avouer s' geler

Dans leur viel abri délabré,

Qui n'osent pas demander

Une couverture pour s'réchauffer. 

Quand, dans des maisons surchauffées

Certains posent pulls et gilets

Pendant qu'ils étouffent de chaud,

D'autres se gèlent dans les caniveaux.

Entre ceux qui ne regardent pas 

Et ceux qui  crèvent tout en bas,

Y'a de grandes barrières imaginaires,

Des fractures qui datent pas d'hier.

C'est la complainte de l'hiver,

Des cons-gelés dans la misère,

C'est la complainte dans le froid

Des mal-logés, qui n'osent pas...

Qui n'osent pas avouer s' geler

Dans leur Viel abri troué,

Qui n'osent pas demander

Un manteau pour se réchauffer. 

L'arbre tombé, on va le couper,

Il servira pour se chauffer

Mais que faire d'ces individus

Qu'on considère comme des rebus,

Dont  on ne connaît pas l'histoire

Et dont on s'rait surpris de savoir,

Qu' leur vie n'a pas toujours été ainsi,

Qu'ils ont connu, malchance et mépris.

Certains ont besoin de couvertures

Dans leurs maisons pleine de fissures,

D'autres auraient besoin d'un toit

Pour pouvoir  résister au froid.

Ceux qui souffrent du  mauvais temps

Connaissent aussi,  très souvent

La faim, car quand on n'a pas les moyens

On manque de tout , ça  c'est certain...

C'est la complainte de l'hiver,

Des Sur-gelés dans la misère,

C'est la complainte dans le froid

Des mal-logés, qui n'osent pas...

Qui n'osent pas avouer s' geler

Dans leur viel abri tout percé,

Qui n'osent pas demander

Une couverture pour s'réchauffer. 

Et quand l'hiver sera fini,

Seront pas finis les ennuis,

Un jour, il fera trop chaud

Et faudra trouver de l'eau...

Après la complainte de l'hiver,

Nouvelle complainte meurtrière,

Soumis aux aléas du temps

Y'en a qui souffrent tout le temps.

Si seulement ces quelques mots

Pouvaient  envoyer de l'air chaud

A tous ceux qui ont trop froid

J'en serais  fière pour une fois...

Brigitte Bonidon,  25 Nov 2008 

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Quand sert la foi...(cancer)

Il  tourne, Il  plane,

Voltige et s' pâme

Et puis se pose comme un fardeau

Par accident,  sur ton radeau. 

Il  s'est immiscé dans ta vie,

Il  s'est  glissé dans ton lit

Sans un bruit, il t'envahit,

P'tit à p'tit,  il  t' ramolli.

Il  t' grignote lentement

En  t'écorchant  savamment,

Il  peut t' sucer  jusqu'au sang

Tel' une sangsue, insidieus'ment.

Il saccage  les jolies couleurs

Comme un sinistre prédateur,

Il  casse la lumière intérieure

Brisant  les rêves prometteurs. 

Il  ternit  les vies et les coeurs

Nous emprisonnant  de douleurs,

Engourdit les plus beaux pinceaux 

Noircissant les meilleurs tableaux.

Jusqu'à l'usure des ligaments

Jusqu'à découdre les sentiments, 

Ternir les jolis ch'veux brillants,

Les faire tomber cruellement.

Quand il s'acharne sur une âme

Déployant  ses douleurs infâmes,

Bien difficile d' l'anesthésier

Il arrive  même  à  dominer.

Pire que l'érosion du temps

Il laisse cicatrices souvent

Le débusquer ; bien peu d'indices

Il  demande tant  de sacrifices.

Il nous enlève le vernis

Nous casse sans faire de bruit,

Il sait ronger jusqu'aux carences

Tout en lenteur ou en urgence.

Il  nous surprend en pleine vie

Pour  entretenir  nos insomnies,

Il écarte, isole des amis

Obligeant de changer d'esprit.

Il  saccage  nos jolies couleurs

Comme un sinistre prédateur,

Il  casse notre lumière intérieure

En brisant nos rêves, les meilleurs. 

Il  ternit  nos vies et nos coeurs

Nous emprisonnant  de douleurs,

Engourdit nos plus beaux pinceaux 

Noircissant nos meilleurs tableaux.

Jusqu'à l'usure d' nos  sentiments

Jusqu'à découdre nos ligaments, 

Décolorer nos cheveux blancs,

Les faire tomber cruellement.

Et de souffrances en délivrances

De rechutes en convalescences,

De recherches en médications

Entre espoirs et démissions...

Moi, j'ai gardé toute ma foi

Qui m'a aidée  tellement  de fois,

Et qui me permet aujourd'hui

D'être debout ; toujours en vie.

Esclaves de ses appétits,

Nos combats deviennent  infinis,

Luttes et croyances obligatoires

Quand sert la foi, aussi l'espoir,

Quand sert  la force de résister

Cancer ; c'lui qu'on nomme jamais...

 

 Brigitte B. 15 02 2011


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Si mon cœur bat encore…

 

Mon cœur il est vidé

D'avoir autant saigné,

Assoiffé, asséché

En quête d'amitié.

Comme un désert aride

Serait rempli de vide,

Plus rien pour le peupler

Il a longtemps coulé.
Si mon cœur bat encore

Pour survivre à la mort

A-t-il raison ou tort

De déjouer les sorts?

Il a tellement donné

S'est tellement déversé

Mais tellement peu reçu

Sans trouver d'issues.
Il lance des appels

De détresse, bien réels,

Adressés à des cieux

Devenus, c'est honteux

Égoïstes à ses cris

Aveuglés de mépris.

Où s'est-elle donc enfuie

Madame La Sympathie

Pour les cœurs en détresse

Où passe la  tendresse,

Monsieur  Du Rang Sensible

Où sont passées vos cibles?
Si mon cœur bat encore

Pour survivre à la mort

A-t-il raison ou tort

De déjouer les sorts?

Il a tellement donné
S'est tellement déversé

Mais tellement peu reçu

Sans trouver d'issues.
L'encre ne coule plus

Dans les veines perdues,

Le sang coagulé

Cesse de circuler.

Le sang  s'écoule pas

C'est une flaque tu vois,

Il  reste là, stagnant

Immobile et  mourant...


Brigitte Bonidon,  20 Déc. 2009

 

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Dans tes brouillons

 

Ces moments difficiles

A l'encre indélébile,

Sont gravés dans mon coeur

En rebelles frayeurs.

Les blessures du brouillon

Ne portent pas ton nom,

Pourtant on le devine

Tes ratures se dessinent.

 

Dans tes brouillons d'enfant

Des dessins chancelants,

Aux couleurs barbouillées

Aux traits mal assurés.

Dans tes brouillons d'ado

T'avais posé tes mots

Miroirs d' ce qui sonnait faux ;

"Pas assez" ou encore "trop".

Dans ces brouillons flétris

Quelques larmes ont jailli,

Certains mots me rappellent

Combien tu souffrais, belle!

 

Ces brouillons t'as jetés

Comme pour t' débarrasser

De tes questionnements,

Perdus en grandissant.

Dans tes brouillons flétris

Quelques larmes ont jailli,

Certains mots me rappellent

Combien tu souffrais, belle!

Ces moments difficiles

A l'encre indélébile,

Sont gravés dans ton cœur

En rebelles douleurs.

Ces brouillons ont mué

Tu t'es bien transformée

En jeune femme posée,

En papillon doré.

Les brouillons transformés

Sont devenus cahier

Du jour et de la nuit,

Supports de la vie

Que tu as su tracer ;

Tu t'es bien imposée.

Les souillures lavées,

Les erreurs rectifiées,

Les gribouillis d'antan

Dépassés à présent.

Tu as trouvé ta voie

Tu assumes tes choix,

Et le brouillon passé

A su se transformer.

Dans nos brouillons flétris

Quelques larmes ont jailli,

Certains mots me rappellent

Combien tu souffrais, belle!

Ces moments difficiles

A l'encre indélébile,

Sont gravés dans nos coeurs

En rebelles pudeurs.

Si tu as bien grandi

Si tu brilles aujourd'hui,

Ces brouillons de ta vie

T'ont sûrement servie,

Ces horribles brouillons

Réponses à nos leçons,

Que l'on garde, cachés

Dans un coin du grenier

Mais qu'on n'oublie jamais

Restent en nos coeurs, gravés..

 

Brigitte, 14 Nov 2010
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Elle marchait...

 

Elle volait de ses propres ailes,

Elle se trouvait enfin belle

Elle avançait  à pas rapides,

S'éloignait du froid et du vide....

Elle traversait des rues désertes

Des ruelles jaunes et vertes,

Elle quittait des murs insipides,

Elle fuyait  un univers vide.

Elle courait à perdre haleine,

Elle en prenait d 'la peine

Elle apercevait d' la lumière,

Elle courait pour être la première.

Elle fuyait sa triste réalité,

Elle nageait vers un autre été,

Elle imaginait le meilleur

Elle  délaissait sa douleur.

Elle exauçait  ses prières

En quittant son triste hiver...

Elle marchait au milieu d' sa voie

Elle ne  la quittait pas,

Elle détournait pas l' regard

Elle ne voulait pas savoir,

Savoir  si elle était suivie

Car elle se moquait des on-dit,

Elle était tellement soulagée

D' laisser rumeurs et regrets.

Elle marchait, elle marchait  et pourtant

Elle pensait de temps en temps

Qu'elle n'aurait pas sa place

Qu'elle devrait rester sur place...

Mais elle décidait de poursuivre

Sa longue marche qui l'enivre,

Son long chemin de solitude

Trop long chemin d'incertitudes.

Bye bye, adieu les habitudes,

Elle avait décroché ses certitudes

Toute entière en sa liberté,

Sa toute nouvelle réalité.

Elle marchait de plus en plus vite

Pour oublier les raisons d' sa fuite

Pour quitter le froid de sa rive

Sa fuite  devait être  vive...

Elle marchait au milieu d' sa voie

Elle ne  la quittait pas

Elle détournait pas l' regard

Elle ne voulait pas savoir,

Savoir  si elle était suivie

Car elle se moquait des on-dit,

Elle était tellement soulagée

D' laisser rumeurs et regrets.

Pour atteindre le lointain bonheur

Elle marchait...loin des profondeurs

Elle aurait même pu décoller

Elle aurait  même pu s'envoler. 

Tant elle avait de courage

Tant elle avait force et  rage

Elle marchait, elle marchait,

Elle marchait puis  elle courait.

Elle savait qu'elle atteindrait

Un jour ce qu'elle recherchait,

Très prochainement le firmament

Aurait enfin de bons moments...

Pendant que d'autres reculent

Alors que  certains basculent

Elle avançait rapidement

Elle progressait avidement.

Elle sautait tous les obstacles

Pour ne voir que des  miracles, 

Elle évitait tout ce qui gêne

Et aurait pu arrêter sans peine.

Elle marchait au milieu d' sa voie

Elle ne  la quittait pas,

Elle détournait pas l' regard

Elle ne voulait pas savoir,

Savoir  si elle était suivie

Car elle se moquait des on-dit,

Elle était tellement soulagée

D' laisser rumeurs et regrets.

Elle pensait que son avenir

C'était seulement de partir

Elle ne voyait pas d'autre choix

Elle savait qu' sa vie serait là...

Elle était sûre de ses choix

Sûre pour la première fois,

Et elle marchait pour quitter

Sa trop triste réalité...

Elle laissait sa vie cloisonnée,

Son quotidien aseptisé

Rempli de lourdes banalités

Qu'elle préférait abandonner.

Elle  marchait  pour tout oublier,

Elle quittait son  passé  rangé

Elle marchait vers un nouvel horizon

Loin des sombres murs d' sa prison...

Et vous vous demandez bien sûr,

Comment finit son aventure

Et bien je vous laisse imaginer

La fin comme cela vous plait...

Selon votre humeur du moment

Vous pourrez changer à tout instant...

Je vous laisse à votre tour imaginer

Et rêver d' la fin qui vous plait....

Imaginer et rêver

Marcher ou bien s'arrêter... 

 

05 11 2008


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Perles

Larmes salées qui ont coulé

Larmes séchées just' dispersées,

Perles amères, parfum d' regrets

Trop agitées pour être séchées.

Petit ruisseau, frêle radeau

Qui coule emportant les fardeaux,

Tristes aveux de nos dépits

Petite tempête, beaucoup de pluie.

Longtemps cachés, douleurs, regrets

Ou larmes de joie fort saccadées,

Perles sacrées, chaudes et salées

Douces vertus pour s' réfugier.

Perles versées, désagrégées

Perles infinies, peine soulagée,

Perles de pluie et de tourments

Perles de vie et d'agrément.

Fines émotions tombées, fanées

Que personne ne vient ramasser,

Perles de joie à profusion

Laisser passer d' nos déraisons.

Juste séchées, fort dépitées

De ne pouvoir les réprimer

Larmes cachées, mouchoir plié

Larmes échappées, qu'on laisse couler. 

Ne pas montrer les émotions

Juste cacher c' qu'on a de profond,

Ne pas faire voir ses idées noires

Et bien cacher ses perles d'espoir.

Brisées un soir, perles miroirs

Subitement échouées un soir,

Mais pas arrivées par hasard

Seul'ment  trop tôt ou bien trop tard.

Perles glacées, peur de décevoir

Larmes refoulées qu'on va  revoir,

Perles d'anxiété pour se soulager

De quelques secrets inavoués. 

Perles déçues, désagrégées

Perles infinies n'cessent d' tomber,

Perles de pluie et de tourments

Perles de vie et d'agrément.

Fines émotions tombées, fanées

Que personne ne vient ramasser,

Perles de joie à profusion

Laisser passer d' nos déraisons.

 

Brigitte Bonidon, 06 11 2009

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La corde au cou

 

Je suis sans doute née avec la corde au cou

Pour m’en dissuader il en faudrait beaucoup

Derrière mes questions se cachent des blessures

Venues d’un temps passé aux sinistres allures

 

Je ressemble à personne avec ma corde au cou

Je ne suis sure de rien, me questionne beaucoup

Je suis seule et poursuis selon mes pointillés

Ne m’encombrant jamais de sombres copiés-collés.

 

Moi qui suis née rebelle avec la corde au cou

Comment donc respirer quand ma gorge se noue ?

Je me sens différente de tous les autres humains

Qui se disent victimes mais sont des assassins

 

Ceux qui gobent le monde avec facilité

Qui à la place du cerveau n’ont qu’un pois cassé

Suivant des idoles manquant de dignité ;

Je ne pourrai jamais dans ce jeu-là entrer

 

Je vis en permanence avec la corde au cou

Pour m’en débarrasser je me mettrai debout

Je hausserai le ton pour m’affranchir un jour

De ce monde de cons pour voir de plus beaux jours

 

Brigitte Bonidon 18 03 2016

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La dame en noir

Parfois, son ombre est évitée

D'autres fois elle est  invitée,

Elle est  le grand saut obligé

Mais le plus souvent  redouté.

Passage dans l'autre univers

Voyage  de tous les  mystères,

Comment partir dignement

Avec cette Dame pour agent?

On  s' refuse  d'apercevoir

Sa silhouette  vêtue  de noir

Qui  s'cache et se dissimule

Derrière les divans, les pendules.

Elle attend au bout des virages

Guettant les vilains et  les sages,

Ravie d' nous regarder  tomber

Du plus gentil au plus fêlé.

Elle explique que sa longue faux

Nous soulag'ra de tous les maux ;

Mais le jour où elle apparait

A-t-on le temps d' lui expliquer,

Qu'on rêve d'un paradis douillet

Qu'on s'excuse de nos péchés,

Qu'on regrette évidemment

Toutes nos fautes maintenant. 

On  s'interdit  d'apercevoir

Sa silhouette vêtue  de noir

Qui  se cache et se dissimule

Derrière les placards,  les  pendules.

Elle attend derrière les nuages

Guettant les vilains et  les sages,

Ravie de nous voir   tomber

Du plus robuste au plus léger.

Cette Dame comprendra bien

Qu'on appréhende notre fin

Parce qu'on va vers l'incertain

Que l'on quitte certains liens ;

Des nouvelles on  attendra  

Des personnes aimées ici-bas,

Tant de questions on se pose

En suppliant qu'elle se repose...

 On  se refuse  d'apercevoir

Sinistre dame vêtue  de noir

Qui  se cache et se dissimule

Derrière les miroirs, les pendules.

Elle  nous attend sur  nos passages

Guettant les vilains et les sages,

Ravie de nous faire  tomber

Du plus pale au plus bronzé.

Du plus faible au plus fort

Elle emport'ra  tous les sorts, 

Même quand serein'ment on dort ;

Elle s'immisce et elle nous... mord.

(Elle mord, mord.....)


 

Brigitte Bonidon, 30 Nov 2010

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Sur un comptoir

Dans un bar, sur un comptoir

Il dilue ses idées noires

Dans les odeurs d'alcool perdu

Il repense à tout ce qu'il fut.

Il revoit  ses années passées

Quotidien  aux saveurs sucrées,

Quand travail, maison et enfants

Le faisaient vivre sereinement.

Puis les galères sont arrivées ;

Licencié,  malade, divorcé... 

Aujourd'hui il se raccroche

A ce comptoir où, fantoche,

Il  trouve son unique intérêt ;

Le seul où il semble exister.

Et cette boisson qui contribue

A oublier son passé perdu,

Avec des ombres qui, comme lui

En font leur dernier lieu de vie.

S' sentir  déchet c'est épuisant

En plus honteux pour ses enfants ;

Quand il  se lève et qu’ il se dit

Qu' ses jours sont pareils à ses nuits.

Il ne sait même plus où aller

Il continue de galérer

Et de chercher le réconfort

Sur le beau comptoir orné d'or. 

Plus de nouvelles de sa famille

C'est plus que dur d'être inutile,

Sa place c'est seulement ce bar

Où il dépose ses idées noires.

Avec  quelques verres d'alcool

Il se sent mieux  et il décolle,

Il ne distingue plus le temps

Et se sent  un peu moins pesant. 

Aujourd'hui il se raccroche

A ce comptoir où, fantoche,

Il  trouve son unique intérêt ;

Le seul où il semble exister.

Et cette boisson qui contribue

A oublier son passé perdu,

Avec des ombres qui, comme lui

En font leur dernier lieu de vie.

Quarante  balais et déjà vieux

Il se néglige de son mieux,

Son visage marqué par les rides

Son avenir  synonyme de   vide.

Un comptoir pour unique  ami

Quelle triste vie, mon pauvre ami!

Pour lui maint'nant tout est moche,

Plus de chaleur, et tout cloche!!! 


 

Brigitte Bonidon, 18 02 2010

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C'est pas joli, joli...

Ce n'est pas beau du tout

De se moquer de tout ;

De la pluie en été,

Du soleil de Janvier.

C'est pas vraiment r'luisant

D' n' pas voir les passants,

De jouer au plus pressé

Juste pour éviter...

Pour faire preuve de droiture,

On s' tire la couverture

"Pardon, j' vous ai pas vu"

Mais qui donc l'a cru?

Qui  donc l'a jamais fait?

Qui donc se dit parfait

Moi j'adore mes défauts

Je suis pas comme il faut.

C'est pas joli, joli

A midi d'être au lit,

De passer ses journées

A s'auto contempler.

C'est pas joli, joli

Mais ainsi va la vie,

C'est pas toujours tout beau

Mais qui 'a pas d' défauts? 

Tout s' qu'on oublie de dire,

Comme pour se couvrir,

Sans avouer ses mensonges

Quelques remords qui rongent.

Même si on est  bien droit,

On a tous quelquefois

Quelques petits revers

Quelques petits travers

Qui font partie d'notre charme

Qui font partie d' nos armes. 

C'est pas toujours joli

Ce qu'on fait  dans la vie

Quelques petites anicroches

Et on peut se croire moche

Mais il n'en n'est rien

Car on est simples humains!

C'est pas joli, joli

A midi d'être au lit,

De passer ses journées

A s'auto contempler.

C'est pas joli, joli

Mais ainsi va la vie,

C'est pas toujours tout beau

Mais qui 'a pas d' défauts?

Et puis même après tout

Les autres je m'en fous,

Ils n'ont qu'à s'regarder

Au lieu de me juger.

Ils n'ont qu'à avancer

Au lieu de se planquer

Pour mieux satisfaire

Curiosité amère.

C'est pas toujours très beau

Les critiques en lambeaux,

Moi je trace ma vie

Si je plais pas tant pis,

Moi je trace mes jours

A grands coups d'amour... 

C'est pas joli, joli

A midi d'être au lit,

De passer ses journées

A s'auto contempler.

C'est pas joli, joli

Mais ainsi va la vie,

C'est pas toujours tout beau ;

Regarde tes défauts...

 

Brigitte bonidon, 10 12 2010

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 Une semaine sur deux

On s'est aimé, on s'est uni,

Promis de partager à vie

Les bons  et les mauvais côtés

Promis, juré de s'entr'aider.

On a  bien construit  notre nid, 

Comme tant d'autres donné la vie

Pour perpétuer notre  amour,

On a essayé  au jour le jour

De donner à nos deux princesses

Tout notre amour, notre tendresse.

Notr'  quotidien  n'a pu résister

Et notre confiance s'en est allée

Pas d'autre issue ; séparation

Et l'autre qui a  toujours raison!

J'  garde  mes filles une semaine sur deux

Je partage  leur amour  précieux,

Malgré les lois et les mensonges

Les injustices qui souvent rongent !

Je profite de leur présence

Que je savoure comme une chance,

Et dans leurs yeux remplis de joie

J'apprécie  ces moments, crois-moi.

Les disputes se sont amplifiées;

Qui donc va les filles garder ?

Et pourquoi se serait elle seule?

Moi l' père, moi aussi, elles me veulent.

Je pense avoir quelques droits

Sur mes enfants quoi qu'il en soit,

Parce qu' j' les aime moi aussi

Pourquoi donc tant de partis pris?

Après procédures à gogo

Longues batailles, vilains mots, 

Finalement  j'ai obtenu

La garde alternée tant  voulue.

J' garde mes filles une semaine sur deux

Je partage  leur amour  précieux,

Malgré les lois et les mensonges

Les injustices qui souvent rongent!

Je profite de leur présence

Que je savoure comme une chance,

Et dans leurs yeux remplis de joie

J'apprécie  ces moments, crois-moi.

Mes  filles  peuvent compter sur moi

Pour leur transmettre  une autre voie,

Je pense qu'elles sont bien chez moi

J'oublie l' passé quand elles sont là!

J' vois  grandir mes deux petites fées

Tout' en confiance,  complicité ;

Si j'attends  une semaine sur deux ;

La s'maine suivante, on est  heureux!

J' garde mes filles une semaine sur deux

Je partage leur amour  précieux,

Malgré les lois et les mensonges

Les injustices qui souvent rongent!

Je savoure bien  l'alternance 

Que je perçois telle  une chance,

Et dans nos  yeux remplis de joie

Notre bonheur  se partage à trois...


 

Brigitte B. 16 Janvier 2011

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Naufragé de la vie    (espoir pour les jeunes)

 

"C'est un naufrage annoncé

Une catastrophe programmée"

Qu'il a dit le vilain monsieur

Sur un air plus que sérieux!

"Faut r'garder la réalité

C'est à dire que tout est joué

A cause d' résultats affligeants

Son avenir c'est le néant!"

Moi,  j' me demande si c'est pas lui

Qui est l' naufragé de la vie ;

Obéir, répéter chaque jour

Son quotidien parait  bien lourd ;

Qu'il commence à se regarder

Plutôt que de les abîmer, 

Lui qui est  un être banal

Même s'il se croit  super génial!

Tous  ses  pauvres mots tragiques

Aux portées plus  que  maléfiques

Leur  passent bien au-dessus

Eux  qui résident  dans les nues.

Comment à ces jeunes prédire

Ce que sera leur avenir 

Trop d'éléments sont  en suspens

Une flamme peut jaillir du néant ;

Moi,  j' me demande si c'est pas lui

Le vrai  naufragé d' la vie.

Jeune en manque de motivation

N'est pas soumis à perdition,

Le meilleur reste à venir

Parmi les pleurs et les rires.

Même si c'est  plutôt mal barré,

Faut jamais cesser d'espérer

Qu' motivation viendra  un  jour

Un jour, et  peut-être pour toujours. 

Tous  ses  pauvres mots tragiques

Aux portées plus  que  maléfiques

Leur  passent bien au-dessus

Eux  qui résident  dans les nues.

Comment à ces jeunes prédire

Ce que sera leur avenir 

Trop d'éléments sont  en suspens

Une flamme peut jaillir du néant ;

Moi,  j' me demande si c'est pas lui

Le réel  naufragé d' la vie.

Tant pis si t'es  pas la meilleur

Profite de tes jeunes heures,

Et essaie seulement un peu

Tu verras que ce sera mieux.

Fais les mentir  tous tes  profs

Ce sont eux qui seront  les "beauf",

Fais les  mentir aussi  tes vieux

Qui te radotent leurs vœux pieux!

Fais les mentir  aussi  tes vieux ;

Car au fait, eux, sont-ils heureux ???

N'oublie jamais  l'  plus important

C'est d'être heureux, évidemment...

Moi,  j' me  demande encore  qui 

Sont les  vrais naufragés d' la vie! 


 

 Brigitte B. , 06 12  2010 

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La pluie (texte léger à lire avec entrain)

Elle me semble bien mouillée

Cette pluie qui n' cesse de tomber, 

Qui me coule lentement dessus

Obstinément depuis ses nues.

Elle s'acharne vraiment sur moi

Je l'attire, c'est sûrement ça,

Elle semble se focaliser

Sur moi depuis qu' tu m'as quittée.

Maudite, maudite pluie

Tu ruisselles à l'infini

J'aimerais qu' tu Tombes ailleurs

Pour laisser place à du bonheur.

Je suis maintenant toute mouillée

Délavée, vraiment trempée

Autour de moi la pluie ruisselle

Et les flaques s'amoncellent.

Plic, la pluie tombe par ici 

Plac, la pluie tombera par là

Ploc, depuis que t'es parti

Maudite pluie tombe chez moi !

Une petite goutte par ici

Une grosse goutte par là

Depuis que tu es parti

Bonjour tristesse par chez moi. 

Bientôt s' sera  l'inondation

De toutes mes fondations

Je vais bientôt  me noyer

Moi qui ne sais pas nager.

Et cette pluie qui n'arrête pas

Qui tombe toute sur moi,

Maudite pluie qui me bénit

De plus en plus je te maudis.

J'aimerais tant partager

Quelques gouttes dépareillées

Je serais généreuse vous savez

Pour partager cette eau... sacrée.

Plic, la pluie tombe par ici 

Plac, la pluie tombe par là

Ploc, depuis que t'es parti

Maudite pluie tombe sur moi !

Une petite goutte par ici

Une grosse goutte par là

Depuis que tu es parti

Bonjour tristesse par chez moi.

Y'a t-il quelqu'un pour me sauver,

De ce déluge me libérer?

J'attends celui qui me sauvera

Loin de la pluie m'emmènera...

 

Brigitte Bonidon  24 10 2009

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Bonheur trépassé

 

Triste   quotidien

Qui rime plus à rien ;

Mes mots sont  bancals

Mes phrases trop banales,

Nos  mots sont ridés

Nos sourires vidés

J'y crois plus du tout ;

J'ai peur qu'on échoue.

Amour dépassées,

Bonheur Trépassé

Adieu  les mots doux

Maint' nant on s'en fout,

On ne rêve même plus

Notre amour n'est plus.

Présent inodore

Douleurs incolores

Ne changeront pas

Tant qu' j' suis avec toi...

Rêves égratignés

Donnent des regrets

Soleil ébréché

Pourrait  s'écrouler.

Rêves égratignés

Nous font déverser

Des larmes de sang

Couleurs océan.

Amour dépassées,

Bonheur Trépassé

Adieu  les mots doux

Maint' nant on s'en fout,

On ne rêve même plus

Notre amour n'est plus.

Amours vieillissantes

Ne sont pas aimantes,

Amours provisoires

Semblent dérisoires,

Amours débutantes

Tout le temps nous hantent. 

Bonheur trépassé

Est bien périmé

On n'en parle plus

Quand l'amour n'est plus.

Amours dépassées,

Bonheur Trépassé

Adieu  les mots doux

Maint' nant on s'en fout,

On ne rêve même plus

Notre amour n'est plus.

 

Brigitte Bonidon, 10 02 2009

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Marina

 

Marina,

T’as choisi de ne plus souffrir…

 

Aujourd’hui il pleut

Sur ton joli visage et tes grands yeux si bleus

Sur les doux reflets dorés de tes longs cheveux

Tu semblais si légère sous ton sourire radieux

Marin’ Marina

 

Mais tu cachais bien tes maux

Comme beaucoup d’ados mal dans leur peau

Fille en souffrance

Cœur en errance

Corps en souffrance


 

Marina, Marin’ Marina

T’avais pas froid, t’avais pas faim

Une déchirure sur ton chemin ;

Seule face au destin

Marina

Ta vie semblait le paradis

Pourtant t’as envoyé bien des cris

Jamais personne ne t’a compris

T’étais étouffée par ta vie

Entourée par de faux amis


 

Tu voulais être mince à tout prix

Tu redoutais les moqu’ries


 

Marina, Marin’, Marina

T’avais tout mais t’avais rien

Marina, Marin’ Marina

Peur d’ ton lendemain


 

Tu torturais ton corps fragile


 

Tu engloutissais en cachette

Du sucre, des barres et des tablettes

Malgré toi et ta silhouette

Oh triste Marinette

Condamnée


 

Marina, Marin’ Marina

T’avais pas l’ choix, t’étais pas bien,

Marina, Marin’ Marina

Envahie d’ chagrin


 

Après l’ besoin venait l’ dégout,

D’ la bouffe, des gens et puis de tout

Tu te demandais bien pourquoi

Personne n’ comprenait ton désarroi


 

Marina, Marin’, Marina

T’avais trop mal, t’allais pas bien

Marina, Marin’ Marina

Seule face au chagrin

Marina

Et puis un jour tu as craqué

Marina…


 

Brigitte BONIDON, 9 10 2012

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Chemin enneigé

 

Quand mon image a glissé

Sans pouvoir se rattraper

Je m' suis retrouvé lové

Entre les plumes d'une fée.

J' serais bien resté blotti

La  neige pour unique  lit

Avec pour seule protection

La douceur d' tous les flocons.


 

J' me suis emmêlé les pieds

Sur un chemin enneigé,

Dans le beau tapis neigeux

Qui m'éblouissait les yeux...

Dans l'univers cotonneux

Où je  volais  bienheureux,

Je suis  tombé en amour

De quelques flocons velours.


 

Et plus la neige tombait

Plus mon esprit s'égarait

Et plus j' me sentais bien

Tendrement bercé,  serein.

Douceur d'un manteau léger

Dans mon épais nid douillet

Par la blancheur, apaisé

Qu' je ne voulais plus quitter.


 

J' me suis emmêlé les pieds

Sur ce chemin enneigé,

Dans le beau tapis neigeux

Qui m'éblouissait les yeux...

Dans l'univers cotonneux

Où je  jouais  bienheureux

Je suis  tombé en amour

De quelques  flocons velours.


 

J'ai marché, joué,  glissé

Comm' un enfant émerveillé

Découvre des moments sans prix,

Tels des morceaux  inédits.

Neige aux  portées  féeriques

Déploie sa blancheur magique,

Grâce à ses pouvoirs magiques

Aux  vertus  thérapeutiques...


 

Sur les chemins enneigés,

Toujours je m'égarerai....

 

Brigitte, 27 11 2010

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Je vous envoie

 

De mon île d'adoption

De ses brumes matinales,

J' puise mon inspiration

En  écumant le mal.

Jamais je ne renie

Ce que j'ai fait avant

Ici ma nouvelle vie

M'envole à chaque instant.

Je vous envoie des mots

Qui viennent de mon âme

J' vous aperçois là-haut

En ces froideurs qui damnent. 

Je vous adresse ces maux

Qui viennent de mon coeur

Je n'en dirai point trop

Des échecs, des erreurs.

Rien n'est plus important

Que de vivre ses promesses

Je me saoule du vibrant,

Les broutilles je délaisse.

Je vous envoie le meilleur

Et espère recevoir

Des images d'ailleurs

Renaissances d'espoir.

Je vous envoie mes maux

Pour éloigner vos peines

Quelques paroles de trop

Vous voyez, je me traîne.

Et la douce étincelle

Qui le matin sourit

En moi tendre rebelle

Me rappelle à la vie.

Je vous envoie ces maux

Vibrants et  nécessaires

Que vous les trouviez beaux

Restera un mystère.

Je vous envoie ces mots

En  maigres confidences,

S'ils atteignent vos maux

S'appellerait  providence.

Lisez comme il se doit

Ces trop sombres messages,

Et encore plusieurs fois

Comme un vibrant présage.

Vous retiendrez sans doute

Bien peu de mon discours 

Poursuivez  votre route

Et votre brillant  parcours.

Je vous envoie mes maux

Pour éloigner vos peines

Quelques paroles de trop

Vous voyez, je me traîne.

Et la douce étincelle

Qui le matin sourit

En moi tendre rebelle

Me rappelle à la vie.

Ne me répondez pas

Ça n'en vaut point la peine

Les messages que j'envoie

Se perdent dans la Seine.

Ne vous arrêtez pas,

Je n'en vaux point la peine

Ce n'est point cette  fois

Qu' je briserais mes chaînes.

Je vous envoie mes maux

Pour éloigner vos peines

Quelques paroles de trop

Vous voyez, je me traîne.

Et la douce étincelle

Qui le matin sourit

En moi tendre rebelle

Me rappelle à la vie.

 

Brigitte Bonidon, 15 02 2010


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Un brin d'humanité

 

Belle âme résignée

Ne cesse d'implorer,

Aimerait  dialoguer

En ce monde, isolée.

Douce peau asséchée

Attend d'être frôlée,

Par brin d'humanité

Dans un monde tramé.

Malgré toutes ces prières

Se sentent seules sur terre,

Tellement délaissées

Par des mains refermées.

Attentions délicates

Sur ma peau toute moite,

Est-ce que mes rêveries

Atteindront ton coeur gris?

Un brin d'humanité

Est-ce trop demander

En ce monde fardé

Qui semble aveuglé?

Rien ne semble changer

Au fil des années,

Peau vraiment desséchée

Cherche toucher léger.

Sur ma peau lessivée

En manque de baisers,

D' minuscules attentions,

Soulageraient  ma raison.

Franchir les barbelés

Sauter tous les fossés

Pour se retrouver

Dans Univers feutré,

Dans  monde de bonté

Pour pouvoir  Partager

Un  brin d'humanité

Est-ce trop demander?

Une mince attention

Changerait mon opinion          

Mais j' ne fais que rêver

En ce monde défait.

Attentions délicates

Sur ma peau toute moite

Est-ce que mes rêveries

Atteindront ton corps pris?

Un brin d'humanité

Est-ce trop demander

En ce monde fardé

Qui ne sait  écouter?

Pas un brin de muguet

Just' un souffle un peu frais

Qui me murmurerait

Un brin d'humanité

Sur ma peau rassurée.

Pas un brin de muguet

Seul'ment  un souffle frais

Qui me murmurerait

Un brin d'humanité

Sur ma peau apaisée.

Un brin d'humanité

Tant et tant recherché

Qui se fait trop prié

En ce monde brisé... 

Brigitte Bonidon, 11 02 2010


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Sa blancheur
 

De sa blancheur vous vous moquez

Est-ce que j' vous parle d' vos traits

Souvent tirés et burinés

Plutôt grossiers et malfamés.   

Vous ironisez sa pâleur

Est-ce que je vous cause de votre laideur

Est-ce que je vous parle de vos rondeurs

Avez-vous une dose de profondeur?

Vous vous moquez d' sa taille fluette 

Et vous, seriez-vous un peu bête,

Est-ce que je vous cause de vos bourrelets

Vous écouter,  j'en ai assez!       

De sa minceur  vous ricanez

Est-ce que vous vous regardez ;

Vous seriez surpris et vexé

Si le miroir vous résumait.

C'est votre honneur qui va baisser

Si un jour enfin vous comprenez ;

De votre bêtise vous pâlirez

Quand je vous démasquerai...

Prenez deux minutes de réflexion

Et vous comprendrez la leçon,

Si  votr’ cerveau est endommagé

Pourrais-je un jour vous excuser?

J' ne puis vraiment  pardonner

Puisque j'entends vous persistez,

J'en ai bien trop entendu

Et maintenant c'est répondu.

Pensé, écrit et  proclamé

Je pense, c'était mérité

J'espère que honte vous aurez

Si jamais un coeur vous avez.

Dépourvu de bonnes pensées

Vous êtes petits dans vos souliers

Vous me trouvez sans doute cruelle

Mais je veux protéger ma belle.

Elle a un teint  de porcelaine,

Vous êtes jaloux, c'est pas de veine

Elle a une fine allure légère

Et vous de bien vilaines manières.

J' ne pouvais plus longtemps me taire

Je devais  sortir de ma tanière

Et maintenant vous pouvez causer

Plus jamais vous ne m'atteindrez. 

Quand un adulte peut s'moquer ainsi

D'un enfant, j' dis quel manque d'esprit,

Des excuses on n'attend même pas

Face à une méchanceté comme ça...

De sa blancheur...

 

28 01 2010
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Noël avec deux "L"

 

Les yeux remplis de rêves

Nos yeux remplis de rêves,

Des étoiles plein les cieux

Et des enfants heureux...

Un Noël en couleur

De toutes les couleurs,

Pour ceux qui ont des bleus

Un petit jour heureux.

Un jour de paix

Dans le monde entier,

Journée d'insouciance

Noël de réjouissances,

Et des étoiles dans les yeux,

Un Noël près du feu

Pour ceux qui ont froid

Pour ceux qui n'en ont pas.

Ces mots sont bien banals,

Ces mots sonnent bien mal

Quand on sait que beaucoup

Ne peuvent marquer le coup.

Je vous envoie ce cadeau

Cadeau de quelques mots,

Quelques mots chauds et doux

Dans cet hiver trop froid pour vous,

Je voudrais avec mes mots

Vous tisser un manteau bien chaud...

Arrêtons de penser aux riches

Arrêtons de parler des riches

Ces derniers sont sans intérêt

Quand, de leur argent ils sont privés.

Noël, un jour, un break,

Dans cette vie inquiète

Un jour, une messe

Un moment de tendresse. 

Pour une chanson simplement

Rien de plus malheureusement,

Je ne peux pas faire plus 

Je ne sais pas faire plus,

C'est peu je le sais bien

Mais un peu mieux que rien,

Moi qui ai un feu

J'aimerais vous rendre heureux.

Je vous envoie ce petit  mot

J'ai rien de plus, rien de trop

Est-ce que cette pensée suffira?

Non, Sans doute pas.

Noël dans le rêve

Noël devrait être une trêve

Noël avec un seul "L"

C'est  regarder dans le ciel

Les étoiles dans le ciel,

Les yeux levés vers l' ciel,

Les étoiles dans la nuit

Les lumières de la nuit,

La nuit la plus belle

La plus belle c'est  Noël,

Ce sera bien celle

Celle qui brillera, belle.

Mais pour l'apprécier

Il faut pas se geler,

Il faut pas avoir faim,

Il faut se sentir bien.

Noël avec un seul "L"

Noël avec deux "L" ,

Un noël merveilleux

Un Noël fabuleux.

Un Noel heureux

Ou  un Noel douloureux

A cause du côté commercial

Qui est devenu banal

Banal, mais qui fait mal

A tous ceux c'est fatal,

Ceux qui n'ont pas les moyens

De remplir leur sapin.

Noel c'est très bien

Pour ceux qui ont les moyens

Parce qu'aujourd'hui c'est profusion,

Plus assez une orange, un bonbon,

De nos jours on doit se payer

Des trucs inutiles pour illuminer

Ce jour de luxe et de gloire

Pour qui peut se payer du dérisoire

Et épater ses copains

Pour leur montrer ses moyens.

Société de marchandises

Qui fait faire des bêtises

Et qui nous rend idiots

Nous, les moutons du troupeau.

Moi je dis que c'est trop

Trop de dépenses en euros

Qu'on était plus heureux

Avant d'être aussi envieux

Quelques oranges, quelques bonbons,

Quelques livres, quelques crayons

Faisaient briller les yeux des enfants

Qui n'en demandaient pas autant,

Qui étaient moins exigeants,

Les parents avaient moins d'argent

Mais tout le monde était content.

Aujourd'hui les moins nantis

Voient des trucs qu'ils envient

Mais que seuls les privilégiés

Peuvent acheter, se payer...

Société de consommation

Qui pousse à la tentation

...Jusqu'à saturation,

...Jusqu'à l'indigestion...

Société sans partage

D'un côté des avantages

De l'autre côté on voudrait cacher 

Tous les  défavorisés,

Tous ces déshérités

Que cette société a créés...

Noël restera Noël

Avec un ou deux "L"

Ce serait bien s'il pouvait

Prouver à nous tous

Que c'est une fête pour tous.

Ce serait bien qu'avec  deux "L"

Il nous prenne tous sous ses ailes.

Ce serait bien qu'avec  deux "L"

Il nous prenne tous sous ses ailes...

 

Brigitte Bonidon, 24 12 2010

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PLEURER

 

Sur cette terre si aride,

Pouvoir à nouveau faire le vide,

Pleurer, pour exprimer ses peines,

Si fort malgré le bruit et les gênes.

Pleurer, toute une nuit entière

Et  au matin retrouver la lumière,

Au petit matin  se sentir délavé 

Le lendemain, se retrouver inondé.

Crier, ses peurs et ses colères

Irradier pour extraire ses misères,

Implorer ses doutes et ses souffrances

Accoucher d'un amour si intense.

Et dire ce n'est rien, c'est fini

Ce n'est rien les douleurs sont sorties,

C'est mieux quand l'orage est passé

On se sent apaisé et calmé.

Pleurer à  remplir des rivières,

Inonder, effacer les frontières,

Remplir les mers, les océans

Pleurer au passé, au présent.

Pleurer, et finir épuisé

Ne plus pouvoir les garder,

Pleurer comme il tombe un déluge,

Trouver en ces larmes un refuge.

 

Pleurer  pour évacuer ses cris

Ceux qui resteraient  engloutis

Quand on  peut pas ou n'veux pas

Exprimer nos peurs et c'qui va pas.

Sans dévoiler nos doutes et  secrets

Pleurer comme d'autres parleraient,

Parler si on pouvait le faire,

Exprimer nos doutes et nos mystères.

Mais garder tout cela secret

Garder tout cela bien  ancré

Comme une honte ou une maladie

Comme des peurs ou bien des envies

Qui restent enfouies et étouffées

Rester immobiles et muets,

Cacher ses angoisses, ses secrets

Et pleurer pour les évacuer.

Et dire ce n'est rien, c'est fini

Ce n'est rien les douleurs sont parties,

C'est mieux quand l'orage est passé

On se sent apaisé et  calmé.

Pleurer  pour évacuer ses cris

Ceux qui resteraient  engloutis,

Quand on peut pas ou n' veux pas

Exprimer nos doutes et c'qui va pas.

Se dire qu'la vie n'est pas pour nous

Mais vouloir tenir jusqu'au bout,

Serrer les dents très très fort

Pour rester maître de son corps.

Taire ses craintes et  puis ses doutes

Mais toujours garder  sa route,

Paraître fort et déterminé

Lever la tête et sourire illuminé,

Mais au fond d'soi être  déprimé

Même si on a envie de pleurer

On fait tout pour bien le cacher,

Malgré ses yeux tout délavés

Malgré la peine être soulagé,

Malgré la fatigue et les pleurs

Enfouir ses doutes et puis ses peurs.

Même si vous pensez qu' ça sert à rien

Et bien ça fait le plus grand bien

Ces larmes de douleur salée,

Ces pleurs s'en sont  vite  allées

Pour laisser place à la sérénité

Pour nous laisser apaisés, soulagés

De cette angoisse qui nous envahissait,

De ces douleurs qui nous étouffaient.

Puis dire ce n'est rien, c'est fini

Ce n'est rien les douleurs sont parties,

C'est mieux quand l'orage est passé

On se sent apaisé et léger.

Pleurer  pour évacuer ses cris

Ceux qui resteraient  engloutis,

Quand on  peut pas ou n' veux pas

Exprimer nos doutes et c'qui va pas.

Sangloter ou bien pleurnicher

Sont des mots sans doute  étrangers

Pour ceux qui ne pleurent jamais

Ou ceux qui ne veulent l'avouer.

Peut-être ont-ils pleurer de rire

Sans doute pour éloigner le pire,

Fondre en pleurs ou en  larmes

Quand on n'a plus d'autre arme,

Pleurer des rivières de diamant

Pleurer sans faire semblant,

Pleurer de rage ou même de rire

Ça peut éviter d' trop souffrir... 

 

Brigitte Bonidon, 07 11 2008 

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Prière

 

Commençons par une prière

Qui ferait  fuir les galères ;

Rassemblons-nous,

Unissons-nous,

Ensuite récitons

Tous à l'unisson,

Prions pour cette terre

Où règne trop de misère.

Invoquons les cieux

Pour des matins bleus

Demandons à la terre

D'exaucer nos prières.

Supplions ceux d'en Haut

Qu'ils fassent qu' du  beau

Pour que ceux d'en Bas

Jouissent ici-bas. 

Implorons la terre

D' garder ses lumières,

D'anéantir la misère

Qui pèse sur notre terre. 

Demandons à Dieu

D'envoyer des jours heureux

Tout autour de lui

Pour qu'il irradie

Sur ces gens meurtris

Et fasse  partager

Toute la gaîté

Pas pour quelques-uns

Sans  oublier aucun

Mais pour le plus grand nombre

Ceux qui vivent dans l'ombre,

Faire profiter d'  la richesse

Cette belle pècheresse

Qui laisse en détresse

Tant d'êtres dits humains

Mais qui crèvent de faim. 

J'invite le monde

A faire une ronde

Et à s'entraider

Pour plus d'humanité...

Prie pour ceux qui ont besoin

Pour ceux qui reviennent de loin,

Ceux qu'la vie n'a pas trop gâtés

Pour ces nombreux déshérités

Pour tous les exclus du gâteau

Ceux qui souffrent et manquent d'eau.

Quelle mauvaise répartition,

Vous mon Dieu, faites-vous attention

A tous ceux qui sont délaissés

A tous ceux qui sont malmenés.

Invitons le monde

A faire une ronde

Et à s'entraider

Pour plus d'humanité...

D'toutes ces injustices

On se sent complices

On fait pas assez attention

A  toutes ces imperfections

Vous, Mon Dieu Faut-il vous prier

Pour que vous changiez

Toutes ces atrocités?...

Sinon la terre va bien basculer

Sous le poids de tant d'inégalités.

Prions pour tout ça

Prions comme ça

Car les vraies prières

Je sais pas les faire

Mais on peut toujours

Donner de l'amour

Par la volonté

Demander du respect

Et d' la dignité

Pour les délaissés,

Ceux dont on parle pas

Qu'on cache tout en bas

Qu'on laisse tomber,

Tomber puis crever.

Invitez le monde

A faire une ronde

Et à s'entraider

Pour plus d'humanité...

Je fais cette prière

A la terre entière

Puisse-t-on s'unir

Pour mieux réagir

Et nous, tous ensemble

On pourrait il m'  semble

Faire avancer et diminuer

Ces  lourdes inégalités.

Je suis trop naïve

Mais quoiqu'il arrive

On ne peut cautionner

Ce manque d'humanité...

Prie, prions, priez

Pour améliorer

Et si vous êtes comme moi

Si vous croyez pas,

Tendons la main

A notre prochain...

Aidons ceux qu' la vie

N'a pas trop béni

Quand nous le pouvons

Soyons bons,

Parce que la bonté

C'est jamais démodé...

J'invite le monde

A faire une ronde

Et à s'entraider

Pour plus d'humanité...

 

Brigitte Bonidon,  06 Nov 2008

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Mal

 

Dans cette nuit sans étoile,

Sous ce soleil trop pâle,

Tu ne me le dis pas,

Mais j'sens que ça va pas,

Parce que tu as Mal

Oh oui si mal,

Mais tu le dis pas

Parce que ça se fait pas,

C'est pas bien de se plaindre,

ça sert à rien de geindre,

Pourtant t'as mal à... toi-même,

Même si  t'essaies d' l'cacher

Tu penses personne t'aime

Mais ça doit rester  secret... 

Dans un monde glacial

Où tout n'est pas génial,

Où on est bien trop mal,

On n'a pas le moral,

Oui MAL, on va  MAL,

On a  trop Mal.

Dans la lumière trop pâle,

Dans ce monde si sale,

On a si mal ;

Mal  à... SOI-même

Et on le dit sans Gêne,

Et On  le dit sans Haine,

C'est même pas un Problème...

Dans ce monde si rude

Il a pas pour habitude,

D'ailleurs il a pas le temps,

D'penser à ses tourments,

Il travaille tout le temps,

Mais s'il arrête un moment

Alors lui -aussi,

Lui l'extraverti,

Lui qui toujours rit,

Lui aussi il pourra

Dire "j'ai mal à moi-même"

Mais seulement une fois 

Même si  l'amour il sème..

Et elle lui répondra

Je ne le pensais pas

Mais à bien y réfléchir

Je voudrais sans mentir

T'avouer ce qu' je dis jamais,

Mais c'est comme un boulet

Moi aussi j'ai  très mal,

Oh oui à elle-même si mal,

C'est quelquefois si dur,

De cacher d'être bancal,

D'enfouir ses blessures.

Pour ne pas communiquer

Nos peurs, nos actes ratés,

Souvent, nous essayons, 

Quel mal nous nous donnons

De dissimuler, d'occulter, 

Alors que ce serait 

Si positif d'avouer

Que nous avons MAL,

Parfois si mal

Pas bon moral

Mal à nous-mêmes,

Même si on continue

Mal quand même,

Même si cela est tu.

Et vous, comment allez-vous?

Sous vos airs sûr de vous,

Parfois doutez-vous,

Avez-vous mal partout?

Comme je suis sûre que oui

Je vous crie votre envie,

Car vous avez mal,

Oui mal, bien trop mal,

Vous cherchez votre idéal

Mais vous  le trouvez pas

Et vous vous sentez mal

Car on vous aide pas.

Et puis qu'en est-il d'eux

Qui semblent si heureux

Dans leur joli maison,

Tout baigne dans du coton.

Mais qu'est-ce qu'on en sait

D'leur vie, de leurs secrets,

Tout au fond d'eux

Ils ont bien des bleus

Dans le coeur ou ailleurs

Et ils pourraient crier

S'ils osaient;

MAL, Ils se sentent mal,

Nous les croyons heureux

Mais leur vie est banale

Et leur inflige des bleus.

Comme c'est banal

D'avoir mal au moral,

Mal à son âme ;

Faut pas qu'on nous condamne...

Dans un monde glacial

Où tout n'est pas génial,

Où je suis bien trop mal,

Je n'ai pas le moral,

Oui MAL, je vais MAL,

J'ai trop Mal.

Dans la lumière trop pâle,

Dans ce monde si sale,

J'ai  si mal.

J'ai Mal  à... Moi-même

Et je le dis sans Gêne,

Et je le dis sans Haine,

C'est pas un Problème...

C'est même plus un Problème...

 

Brigitte Bonidon, 08 10 2008 

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Solitaire

 

Je voudrais bien cesser

De ressasser le passé,

J'avoue tous mes travers

Mes goûts souvent amers

Mon compte à découvert

Dans ce monde pervers,

J'aime la solitude

C'est une vieille habitude

Si j'aime bien  seule rester

C'est pour  mieux contempler,

Tous les autres humains

Qui sont parfois malsains

qui parlent pour rien dire

même s'ils n'ont rien à dire,

Je préserve mes mystères

Et respire au grand air

Parce que sans liberté

J'pourrai bien étouffer.

 

J'ai le coeur  solitaire

Et la tête à l'envers

Je marche de travers

Pour oublier l'hiver,

Je suis un peu sauvage

J'ai d' plus en plus la rage

L'espoir de réussir,

L'envie de m'en sortir,

J'arrête pas de rêver

A d'autres destinées

 

Je balaie d'un revers

Mes amis peu sincères

Mon entourage perfide

Et leur propos acides,

J'vois le monde à ma façon

Pour éviter l'indigestion

Et j'préfère rester seule

Plutôt qu'de voir leur gueule!

Pour moi la solitude

C'est plus qu'une habitude,

C'est un choix  délibéré

Qui me pemet d'exister,

Mon entourage est trié

Fortement sélectionné

Mes amis doivent être sincères,

Très sympas et pas fiers,

Ils doivent être humains

Pas collants mais s'ils ont besoin,

Ils savent que je suis là

Même si être seule j'aime trop ça!!! 

 

Brigitte Bonidon, 18 04 2006

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Nous, on veut des crayons…

 

Intro parlée ;

Dans notre monde il y a

Tant d’injustices, de combats ;

 

J’entends au loin des enfants

Qui se battent en rêvant

D’apprendre à penser

Au lieu d’être obligés

De bosser comme des bêtes

Qui n’ont rien dans la tête.

 

J’entends d’ici leurs voix

Qui résonnent en moi

Leurs prières et leurs cris

Survolent l’infini

Ils supplient, ils implorent ;

 

Refrain ;

 

«Nous on veut des crayons,

Des livres et des leçons,

Le monde découvrir

Pour comprendre et agir,

 

Des plaies les plus profondes

De nos douleurs inondent

Des batailles perdues

Pour raisons inconnues. »

 

On a besoin d’apprendre

Pour pouvoir comprendre

On ne veut plus combattre

Sur cette terre rougeâtre,

On voudrait savoir lire

Et puis aussi écrire

Ne plus nous faire tuer

Pour vos affaires régler.

 

Nous, on n’est pas idiots

Mais on n’a pas les mots

Comment peut-on s’ défendre

Avec nos chairs si tendres ?

 

Donnez nous les moyens

D’ ne plus mourir de faim

D’ changer notre destin,

De grandir plus sereins…

 

Pont musical ;

Donnons-leur les moyens

D’ne plus mourir de faim

De changer leur destin

De grandir plus sereins ….

 

«Nous on veut des crayons,

Des livres et des leçons,

Le monde découvrir

Pour comprendre et agir,

 

Des plaies les plus profondes

De nos douleurs inondent

Des batailles perdues

Pour raisons inconnues. »

 

Vos armes on n’en veut plus

Mourir de faim non plus,

Garçons et filles réunis

On veut apprendre la vie 

Il nous faut des crayons,

Des livres et des leçons…

 

Brigitte BONIDON, 25 août 2013

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Nos différences
 

Pour se compléter

Il faut se différencier

Et même l'affirmer

Voire le revendiquer... 

S'opposer et discuter

Forment l'humanité, 

Ne pas se ressembler

C'est quand même pas un péché. 

Semblables ou opposés

Ça nous fait avancer,

Diverses ou variées

Belles complexités. 

On est tous différents

Et puis heureusement

Si on se ressemblait

Trop triste ce serait.

On est maigre ou bien gros

Mais on est toujours trop

On n'est jamais parfait

Trop triste ce serait...

Nuances de peinture,

Mélanges de culture, 

Parfois des divergences

Mais c'est aussi une chance. 

Mélanges de musique

Diversités ethniques

Belles propositions

Diverses créations.

Rencontre des extrêmes,

C'est la note suprême

On est  tous différents

Et alors heureusement

On n'a pas  pour autant

De mauvais sentiments.

Qu'on soit bronzé ou non

Ce n'est pas une raison

Pour se traiter de cons

Sous diverses  versions.

Surtout pas se moquer

De ce que l'autre est fait

Toutes ces différences

Ce sont de grandes chances.

On est tous différents

Et puis heureusement

Si on se ressemblait

Trop triste ce serait.

On est maigre ou bien gros

Mais on est toujours trop

On n'est jamais parfait

Trop triste on serait...

Faut bien se distinguer

Trop triste l'uniformité,

Qu'est ce qui en jaillira?

Probablement ton choix,

Certainement nos choix...

 

04 Déc 2009 
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La vie  est triste

 

Jour d'abandon

Pas de pardon,

Regrets glacés

Amères pensées.

Considérons

Qu'on tourne pas rond

Bonne réflexion

Donnera raison

A l'amuseur

De bonne humeur

Qui saura changer

La morosité.

Qui  nous fera  sourire,

Dira qu'il y a pire

Que nos ritournelles

Un peu cruelles

Faites d'abandon

Et de prisons,

De pensées tristes

Mais réalistes.

La vie est  triste

Disait l'artiste

Et trop fade aussi,

Tout semble terni.

Bien triste est la vie

Tel un jour de pluie,

Jour de déprime

Où le gris prime...

Donc reprenons

Nos méditations

Recalculons

Nos tristes émotions

Nouvelles dimensions

Nous célébrerons

Une vie moins triste

Un jeu de piste,

Quelques rayons,

D' nouvelles émotions,

Une éclaircie,

Un nouveau pari

Même petit,

Redonnera vie,

A la fleur mourante,

Aux heures pas marrantes.

Une renaissance

Retour d'absence

Envolé le gris

Instinct de survie.

Refrain

 

Brigitte Bonidon, 2 Déc. 2009

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