De Bric, de troc et de rêves...

Trop rêvé

 

Des images, des clichés par milliers

Rien qui permette d’avancer

Univers bien cloisonné

Des rêves éveillés saturés

Univers glacé béton

Jusqu’à l’indigestion

 

Refrain ;

J’ai trop rêvé

Laissé ma vie de côté

J’ai mal aimé

Dans tous mes rêves bigarrés

 

J’ai trop rêvé

Pas su mon cœur aménager

J’ai trop donné

Pour des rêves qui m’ont asphyxiée

 

J’ai mal à mes rêves

Je demande un espoir, une trêve

Que tout s’achève

Que miroir enfin se crève

 

 

Mon cœur cabossé

S’est effondré

Et mille fois relevé

Pour affronter

De toutes nouvelles réalités

 

J’ai mal donné

En vain j’ai espéré

Que mes rêves recollés

Allaient me restituer

Un espoir recomposé

De mille morceaux

Recollés en renouveau

 

N’ pas avoir essayé

Seulement avoir rêvé

Mes rêves figés

Au fond de moi englués

 

Comment la tête sortir

Se relever, repartir 

Redessiner nouvelle vie

Au rythme des insomnies ?

 

J’ai mal vécu, seulement rêvé

Mais la vie ne fait que passer

A ce rythme effréné

Je me dois de la rattraper

 

Elle m’a devancée, happée

Mais moteur n’est pas brisé

Malgré les douleurs accumulées

Rêves restent à réaliser

Un sourire de malice

Renaissance qui se glisse

L’avenir enfin ouvert

Grand bol d’air à découvert

 

Adieu à mes rêves déchus

Nouvelle voie, nouvelle issue

Oubliés mes rêves passés

Les faire vivre en liberté…

 

Brigitte Bonidon, 18 04 2016

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Mais je rêve...

 

Je m'ennuie trop sous la pluie

Je compte les gouttes d'ennui,

Je me cuis trop au soleil

Et la lumière qui me réveille.

Il est trop tôt ou trop tard

Jamais c'que je voudrais voir,

Ça n’ va jamais comme je veux

J' me répète de nouveaux vœux,

Le matin j' suis  en sommeil

Le soir je reste en éveil...

Mais je rêve

A corps ou à cris je rêve,

J'invente des images colorées

De paysages recomposés.

J'imagine la plénitude

Je conjugue les certitudes,

Je vouvoie les plaines salées

Et les plages émerveillées.

Je côtoie des eaux  limpides

J'apprécie les cris du vide,

Je fredonne des airs sacrés

Sous un arc-en-ciel pailleté.

Et  je rêve

A perte de vie je rêve,

Je rêve de pluies d'argent

D'infinis domaines blancs,

De présences multicolores

De sourires en palmes d'or,

De plaisirs en petits riens

Je rêve de me sentir bien,

De lendemains colorés

D'un air pur à respirer,

De couleurs juxtaposées

Qu'on a plus qu'à démêler.

Je rêve de gouttes dorées

De mes héros préférés,

De me sentir plus légère

D'avancer de belle manière.

Je rêve de blonds étangs

D'étoiles dans le néant,

De verdures panachées

De retour vers le passé,

De  divines   aventures

En marchant vers le futur...

Mais je rêve

Mystérieusement  je rêve,

De roches brunes délavées

Qu'on sculpte les soirs d'été,

Bien souvent à découvert

A minuit en plein désert.

J' rêve de rivages  bigarrés

Qui nous bercent, apaisés,

De  bourgeons multicolores

Qui disparaissent à l'aurore....

J'imagine trop, j'imagine mal

Je rêve trop et  c'est fatal...


 

4 Déc. 2009

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Entre Mister Noir et Mme Rouge


 

Hésiter ne donne pas d'élan

Allez vous jeter maintenant,

Le précipice s'ra moindre abysse

L'instant n'en s'ra pas moins propice.

Hésitations, profonds frissons

Un jour vous abandonneront  

A la surface de votre carapace

Les illusions  prendront bonne place.


 

Entre Mister Noir et Madame Rouge

Mon coeur balance mais ne bouge,

Entre dépression et émerveillement

Je me promène trop souvent.

Entre Madame Rouge et Mister Noir

Ma tête hésite, mon âme moire

Entre bas fond et hautes flammes

Vous balancez ma chère Dame.


 

Quand les prémices d' nos injustices

Glisseront sur votre peau lisse

Vous comprendrez les rudiments

Des mauvais et plus faux semblants.

Le jour où les plus beaux compliments

Afflueront  chez vous plus souvent

Vous ignorerez  les banalités

Qui alimentent nos jours fériés.


 

Entre Mister Noir et Madame Rouge

Mon coeur balance mais ne bouge,

Entre dépression et émerveillement

Je me promène trop souvent.

Entre Madame Rouge et Mister Noir

Ma tête hésite, mon âme moire

Entre bas fond et hautes flammes

Vous balancez ma chère Dame.


 

Quand nos mirages seront balayés 

Comment faire pour les raviver?

Un  jour viendra,  on pourra compter

Sur des rapprochements opposés,

Un jour Mister Rouge, Mme Noir 

S'assembleront,  nouvel espoir. 


 

09 01 2010

 

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J'aime ma ville


 

J'aime ma ville, parfums sucrés

Version passion accélérée,

J'aime ma ville aux airs fragiles,

Tantôt rebelle,  tantôt docile.

Je regarde un peu amusée

J' prends du recul pour analyser

Ceux qui courent pour rattraper

Un rendez-vous déjà manqué,

Ceux qui transpirent bon le shopping

Entre deux bars ou deux footings.

J'aime ma ville,

La nuit, tranquille

Aux sons des lumières tamisées

Aux rythmes des couleurs nacrées.

J'aime ma ville les soirs d'été

Dans les rues désertes me balader,

J'aime ma ville ombragée

Au calme d'une  fin de journée.

Parfois en manque de verdure

Respiration  hydrocarbure,

J'aime ses airs encombrés

Aux déballages exagérés...

Quand intensité et frénésie

Laissent place à d’ la poésie,

J'aime ses facettes insoupçonnées

Ses P'tits trésors bien cachés.

J'aime ma ville couleurs automnales

Son charme gravé sur cartes postales,

Aux  douces couleurs boréales

Qui visent cliché presque idéal.

J'aime ma ville…

J'aime ma ville parfumée

Aux doux embruns oxygénés,

Que je ne pourrais  oublier

Même si au loin j' m'en suis allée.


 

26 04 2010


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Quelques photos

 

Quelques photos rapiécées

D'un temps plus que parfait

Qu'on a tant admirées

Qu'elles en sont usagées,

On les a recollées,

Avec tant d'habileté

Qu'elles sont mises  en valeur

Pour les voir à toute heure.

Quelques photos au mur,

Des mariages sans rupture

Qui évoquent le passé

Qui rappellent les années,

Les naissances, les baisers

Ceux qu'on n' veut oublier.

Quelques photos agrandies

Pour oublier qu'on fut petit,

Pour élargir les sentiments

Des fois un peu manquants.

Photos intemporelles

Photos qui nous rappellent

Des moments de bonheur

Qu'on garde au fond du coeur.

Quelques photos au mur

Rien que du bonheur pur,

De riches souvenirs

Des mémoires sans mot dire...

Quelques photos jaunies

Rappellent un temps béni

Où ils étaient encore là

Pour qu'on les oublie pas. 

Quelques photos retouchées

Pour se montrer parfait

Pour s'enlever une ride

Synonyme de gros bide

Pour montrer avec fierté

Qu'on est encore parfait.

Photos intemporelles

Photos qui nous rappellent

Des moments de bonheur

Qu'on garde au fond du coeur.

Quelques photos au mur

Rien que du bonheur pur,

De riches souvenirs

Des mémoires sans mot dire...

Trop de photos collées

Nous empêchent d'avancer,

Trop de souvenirs affichés

On revit le passé, trépassé. 

Quelques photos au  mur

Symboles du  futur

Briseront nos  silences

Balaieront les absences...

Une photo en noir et blanc

Faire revivre un instant,

Quelques photos simplement

Pour faire fuir le temps...

 

Brigitte Bonidon, 22 09 2009

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 Pour le  plaisir des yeux

 

Pour le plaisir des yeux

Je veux ma vie en bleu,

Comme le bleu du ciel

Ce bleu qui nous rappelle

Le bonheur étincelle

Qui soudain nous réveille ;

Une porte entrouverte,

Une page qui nous reste

A tourner lentement

Comme tournent les vents.

Pourquoi donc ce bleu

Me rend-il si heureux? 

Dans ce cocon bleuté

De rêves inachevés

Pourquoi toujours le noir

Rime avec désespoir?

Mon horizon Bleuté

Mes rêves éveillés,

Ta beauté étoilée

Parmi les champs bleutés...

Laisse la lumière contrôler

C' qui reste de notr' passé,

S'aimer en  bleu doré

Ne plus se modérer

Semer et récolter

Pour le plaisir du bleu

Avoir les yeux dans le bleu,

Avoir du bleu aux yeux

Couleur des jours heureux.

Pour le plaisir des yeux

Je vois ma vie en bleu

Comme le bleu du ciel

Ce bleu qui nous rappelle

Comme la vie est belle,

Belle sous le soleil...

Dans un brouillard bleuté

Comme un rêve éveillé

Qui nous a transporté

D'un autre côté...

Le bleu de mes rêves

Jamais il ne s'achève, 

Le bleu de notre ciel

Là, il nous interpelle

Je me couvre de bleu

Découvre moi si tu veux,

Nous nous parons de bleu

Pour atteindre les cieux

Nous nous mettrons au bleu

Pour nous sentir heureux...

Pour le plaisir d' mes  yeux

Peins moi mon ciel en bleu

Mets du bleu dans mes voiles

Mets du bleu sur ma toile

Et partons tous les deux

Vers d'autres rêves bleus...

 

Brigitte Bonidon,  21 09 2009

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Je zappe

 

Face à ces concours

Tous ces cons qui courent

Dans ces courses de fond

Résultat sans fond, 

Recherche de sensations

Près à s' crêper le chignon

Pour quelles raisons ;

Premiers ou seconds

Peu importe ; Zappons. 

Comme le chien qui jappe

Comme le chat qui attrape

Une souris sans patte,

Un rat  à toute hâte

Moi J' zappe...

J'zappe...

Les théories bidons

Les personnes sans fond

Ceux qui sont bien trop cons

Pour s' poser des questions

Je zappe...

Je fais passer à la trappe

Les cons  que j'attrape

Je zappe...

Comme on attrape au vol

Dans les parfums d'alcool

Je zappe le temps et l'heure

J'éloigne les emmerdeurs,

Ceux qui croient tout savoir

Et qui ont des pouvoirs

Qui les rendent pédants

Et se croient importants,

Moi je préfère zapper

Éluder les vérités

Plutôt qu' de me fâcher

Je n'en prends  point le temps

Je laisse aux com-pétents

Leurs douces vérités

Qu' je préfère éviter.

Changer  de station  

En Multiples occasions

Prendre des bifurcations

En éteignant  le son.

Du sol au plafond,

Allons-y zappons

Pour de bon,

Sans raison...

Je zappe le présent

Et c' qui  rend méchant

Et puis tout le passé,

Celui qui reste caché.

Crois moi, qu'est ce que ça fait du bien

De zapper de bon matin

De zapper, de passer à la trappe

Comme une force de frappe. 

On va mettre nos  œillères

Grand coup dans la fourmilière

Quand le chien s' met à japper

Les voisins s'entre-tuer

Et puis le chat miauler

Et les gamins brailler...

Faut zapper ;

Changer  de station  

En Multiples occasions

Prendre des  bifurcations

En éteignant  le son.

Du sol au plafond,

Allons-y zappons

Pour de bon,

Multiples raisons...

 

 

Brigitte Bonidon,  14 08 2009

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Vagues

 

Ce bruit, ce bruissement

Puissant ronronnement

Au bout de la falaise

Plus brûlant que la braise

Plus fort que le courant,

Puissant envoûtement

Plus fort qu' les sentiments

Nous emportent les vents.

Plus fort que le courant

Puissant chamboulement

Qui nous a retourné

Le temps d'un bref été.  

Portés par le courant

Emportés promptement

Et plus nous jouerons

Plus jeunes nous serons.

Vaguement divaguer

Sur les vagues en été

Sur de vagues rochers

Vaguons ma dulcinée

Sur les vagues dorées,

Laissons nous emporter.

Lorsque nous échouerons

Sûrement nous serons

Vaguement étourdis

Par ce p'tit bout de vie.

Chamboulés, retournés

Pour mieux se retrouver

Par ces vagues portés

Nous sommes chavirés.

Quel plaisir en été

D' surfer en liberté

Sur les vagues félines

Si puissantes et si Fines. 

Seulement  quelques gouttes

Pour endormir  nos doutes

Attendons le mois d'août

Pour nous mettre en route,

Pour se laisser aller

Profitons de Juillet.

Retournés, chamboulés

Par ces vagues osées

Dans la mer bariolée

Chavirons tout l'été.

Sur ces vagues si fines

Laissons ce qui nous mine,

Oublions les soucis

Ici c'est le Paradis.

Dans ce temple  voguez

L'espace d'un été

Aux couleurs enchantées

Sur les vagues dorées.

Vaguement divaguer

Sur les vagues en été

Sur de vagues rochers

Vaguons ma dulcinée

Sur les vagues dorées

Laissons nous emporter

Lorsque nous échouerons

Sûrement nous serons

Vaguement étourdis

Par ce p'tit  bout de vie.

 

Brigitte Bonidon,  22 07 2009

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Lumière (Le prénom peut être changé)

 

Elle est une lumière,

Une éclaircie printanière

Pleine de mystères,

Une étoile passagère.

De grands yeux bleus

Qui parlent d'aveux

Elle a la taille fine,

Légèrement féline

Un large sourire,

Elle va vous séduire.

Nolwenn, Nolwenn, Nolwenn,

On t'Aime, On t'Aime, On t'Aime.

Elle est une lumière

Dans les longues nuits d'hiver

Comme une accalmie

Après les intempéries.

Lumière à part entière

Entourée de mystère

Unique et envoûtante

Brillante et enivrante... 

Sa voix  est puissante

Sa grâce  évidente 

Elle est chaleur dans l'hiver

Une vague de bonheur

Dans la sombre  nuit

Quand on s'ennuie.

Elle est une lumière

Dans les longues nuits d'hiver

Comme une accalmie

Après les intempéries.

Lumière à part entière

Entourée de mystère

Unique et envoûtante

Brillante et enivrante... 

Elle a la chaleur des vents d'été

Elle a la douceur des instants volés

Elle est la chaleur dans l'hiver frileux

Elle donne d' la force aux malheureux,

Sa voix si unique apaise l'âme en peine

Quand tu entends sa voix plus de haine,

Tu n'as pas le choix

Quand t'entends sa voix

Tu es transformé

Complètement envoûté,

Tu sais tout de suite

Que c'est ELLE l'artiste.

Nolwenn, Nolwenn, Nolwenn,

On t'Aime, On t'Aime, On t'Aime

Tu ne peux te tromper

Pas besoin de chercher

Il n'y en a qu'une à part entière

Unique soleil pour la terre entière.

Entre de gros nuages

Comme un ange

Une  belle éclaircie

Entre les averses de pluie.

Elle est une lumière

Dans les longues nuits d'hiver

Comme une accalmie

Après les intempéries.

Lumière à part entière

Entourée de mystère

Unique et envoûtante

Brillante et enivrante... 

 

Sa voix nous apaise

On en est tout aise.

Elle sourit à la vie

Et la vie lui rit,

Elle rit à la vie

Et la vie lui sourit.

Nolwenn, Nolwenn, Nolwenn,

On t'Aime, On t'Aime, On t'Aime...


Brigitte Bonidon, 16 04 2009 

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Caméléon

 

Je suis un caméléon

Qui pose beaucoup de questions,

Je change souvent d'avis

C'est comme ça que je suis.

Je suis un caméléon

Qui peut changer d'opinions

Tantôt gentil, tantôt grognon

Mais  un gentil  petit lion...

Je suis un gentil lézard

Qui ne laisse rien au hasard

Qui aime aller se reposer

Au soleil d'la Méditerranée.

Je suis  un vieux loup de mer

Parfois tendre, parfois amer,

Je suis un bon petit lion

Tout caresse ou émotion.

Mais je peux me transformer

En tigresse très avisée,

Si tu touches à ma p'tite vie

Si tu me cherches des ennuis,

Je te prouverais qui je suis,

Je te chasserais de mon nid. 

Je suis un caméléon,

Quand on change de saison,

Je me pare de nouvel'  couleurs,

Je remets mes pendules à l'heure.

Et puisque la vie a un prix,

N'oubliez pas je vous en prie

Qu'on doit sans cesse évoluer,

Muer pour mieux se transformer,

Pour pouvoir subsister

Jusqu'au prochain été...

Je ronronne comme un chaton

P'tit être rempli d'émotions,

Qui avance parfois à tâtons

Mais marche pas sur mes talons!

Je suis un caméléon

Descendante du roi Lion,

Je m'invente une autre vie

Où tout baigne, tout sourit.

Je suis une révélation

Une espèce en mutation,

Bientôt en voie de disparition

Et en quête de transformations...

Je suis un caméléon

Qui s'pose beaucoup de questions,

Qui change parfois d'avis,

C'est comme ça que je survis...

Il était un caméléon

Qui se posait pas de questions,

Qui changeait jamais de vie

Tant pis pour lui, c'est fini...

 

Brigitte Bonidon,  08 12 2008

 

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Griffes félines

 

Je suis tout doux, je suis velours

Je ne suis que patience et amour,

Ma fourrure fine et bien lissée

Mes coussinets très bien rangés.

Je te câline et te caresse

Je suis douceur et allégresse

Mes ronronnements  langoureux

Tu pourras plus te passer d'eux.

Ça c'est quand je suis gentil

Quand on est tendrement amis,

Mais si un jour tu me trahis

Là ma douceur sera enfuie.

Car  attention à mes colères

Là l'animal pourra déplaire,

Quand mes griffes je sortirai

Que méchamment  je les planterai 

Dans ta délicate et tendre  chair 

Tu verras c' que sont mes colères!

Car si tu ne m'es plus sincère

Il va bien falloir  t'y faire,

Si tu me trahis par  omission

Si tu me préfères un jeune chaton,

Moi tu sais que  je partage pas

On m'aime entier ou on m'aime pas

Ce sera comme ça t'auras le choix

Tu devras choisir entre lui ou moi! 

Moi le matou tout chaud, tout doux

Tu dois m' respecter et c'est tout

Je serai ton meilleur amant

Si tu sais en prendre le temps.

Si tu prends bien soin de moi

Tout en me laissant  le choix,

Si tu me laisses ma liberté

Si tu m'aimes sans m'asphyxier.

Si tes caresses sont à l'heure 

Si tu ne vas pas voir ailleurs

Alors toi et moi c'est pour la vie

Nous deux on sera réunis,

Pour partager de bons moments

On sera  alliés  et puis amants.

Ça c'est quand je suis gentil

Quand on est tendrement amis,

Mais si un jour tu me trahis

Là ma douceur sera partie.

Car  attention à mes colères

Là l'animal pourra déplaire,

Quand mes griffes je sortirai

Que méchamment  je les planterai 

Dans ta délicate et tendre  chair 

Tu verras c' que sont mes colères! 

Je ne suis qu'un chat de gouttière

Les racés eux sont bien plus chers,

Mais mon œil vif, mon poil brillant

Valent bien plus que des diamants.

Je ne serai jamais ton toutou

Qui te suivrait un peu partout,

J'ai besoin de ma liberté

Et de longs moments d'intimité.

D'humeur féline ou bien câline,

Que je te lèche ou me débine,

Je reste le maître de tes genoux

Tu l'aimes bien dis, ton gros matou?

 

18  05  2009
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Mon ami, mon lit 

 

Je me glisse entre ses draps,

Je le caresse comme il se doit,

Il m'accepte telle que je suis

Il est silencieux et gentil,

Il tolère mon poids et mes coups 

Sans jamais se plaindre c'est fou! 

Il ne me contrarie jamais ;

Quand j' suis décidée d' me coucher

Il est dispo et toujours prêt,

Quand je décide de me lever

Il semble tout autant satisfait.

Bien rembourré et bien douillet

Il est comme je l'ai  ainsi fait

Moitié fait ou moitié défait

Il ne s'en plaint pourtant jamais!

Il en supporte des odeurs

Et puis des bruits et des meilleurs

C'est le plus tendre des compagnons

Il est fidèle, gentil, mignon

Il me supporte sans broncher

J'en ai de la chance, oui je sais.

Il est magique, il est unique

Je voudrais pas qu'on me le pique,

En tout cas je le  prête pas

Je le partage seulement  parfois.

Il est le héros de mes nuits,

Le compagnon de mes insomnies

Il respecte  mes  solitudes

Mes amants et mes habitudes,

Il supporte ma mauvaise foi

Et mes intimes je n' dirai quoi.

Dans ses bras je n'ai peur de rien

Je me repose et je suis bien

Je me détends et prends mon temps

Oh quel merveilleux amant!

Il est ma lumière dans la nuit

L'allié de toutes mes insomnies,

Il est tiédeur,  il est chaleur

Comme une impression de bonheur...

C'est sur lui que je peux rêver

Grâce à lui que je peux trouver

Quelques idées pour mes poèmes,

Puis-je vous dire que je l'Aime? 

Il ne ronfle pas et ne pue pas

Ne râle pas, ne m'embête pas, 

S'adapte à toutes mes positions

Sans me poser de questions! 

Je ne puis dire c'est un ami

Il est bien plus c'est mon lit!

Je ne puis dire c'est un lit

Il est bien plus c'est mon ami!

 

07 09 2009

 

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Perrine

 

Si je vous l'inventais

Parfaite elle serait,

Mais comme j' la connais 

Ses défauts j'ai percé.

Bien des failles elle a ;

Ne vous avisez pas

De trop la contempler

Elle serait fort gênée

Des regards appuyés,

Elle, tout' en discrétion

Malgré sa séduction.

Surtout ne lui dites pas

Ce qu'elle doit faire ou pas

Elle se vexerait

Et donc s'enfuirait.

Il y a eu Perrette avec son pot au lait

Qui aujourd'hui nous semble plus que démodée,

Il y a maintenant une femme bien plus fine

Qui répond en douceur au prénom de Perrine.

Elle n'est pas une pin-up bien qu'elle soit féminine,

Et passe peu de temps au fond de sa cuisine ;

Elle préfère de loin aller lécher vitrine

Et tester son glamour dans des robes coquines. 

Elle se montre tigresse

Mais un rien n' la blesse

Son visage si beau

Dissimule tant de maux.

Dans son regard bleuté

Bien des larmes ont coulé,

De cette sensiblerie

Elle a couvert sa vie.

Et vous pourrez la voir

Dans ses rêves d'espoir

La tête dans ses étoiles

Pour oublier le mal,

Éloigner ses démons

Tristes donneurs de leçons,

Et renvoyer l'image

D'une vie sans nuage.

Entre le bien paraître

Et le fond de son être

Se cachent tant de questions

Entourées d'émotions. 

Il y a eu Perrette avec son pot au lait

Qui maintenant nous semble plus que démodée,

Il y a aujourd'hui une femme plus divine

Qui répond au prénom bien tendre de Perrine.

Elle n'est pas une pin-up bien que très féminine

Et passe peu de temps au fond de sa cuisine ;

Elle préfère de loin aller lécher vitrine

Et tester le glamour de ses allures félines. 

Mais si vous l'aimez bien

Si elle se sent bien,

Elle vous redonnera 

Son amour maintes fois, 

Mais si vous l'aimez bien

Si elle se sent bien,

Elle saura vous prouver 

Ce qu'est le verbe "aimer".

Cette femme n'est pas moi,

Mais j'en rêve parfois, 

Cette femme n'est pas moi,

Mais me hante bien des fois...

Il y a eu Perrette avec son pot au lait

Qui maintenant nous semble plus que démodée,

Il y a aujourd'hui une femme plus maligne

Qui répond au prénom fort charmant de Perrine.

Elle n'est pas une pin-up bien que très féminine

Et passe peu de temps au fond de sa cuisine ;

Elle préfère de loin aller lécher vitrine

Et tester son glamour aux formes assassines...

 

Brigitte Bonidon, 25 10 2010

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Il court

 

Chaque matin et chaque soir,

Je l'entrevois et j'ai l'espoir

Qu'il va enfin me remarquer

Dans sa course fol' s'arrêter.... 

Il court depuis des années

Après des  rêves à rattraper,

Quelques années à alléger,

Peut-être une femme à captiver.

 Il a couru tant de fois,

Foulé par  milliers de pas,

Envolé tant de poussières,

Couru contre l'ordinaire.

Il  avance  de façon altière

Pour oublier l'éphémère,

Lutter  contre les années

Et sans doute s'évader.

Moi je l'admire, cachée

Il me fait tellement rêver

Que des heures j'ai passé,

Passive, à le contempler.

Lui,  il court, à perdre haleine

Décidément j'ai pas d' veine,

J'pourrais jamais l' rattraper

Et dans ses bras me lover....

Il court, il court, il court,

Il court encore et toujours

Vers qui il court?

Vers quoi il court?

Pendant qu' je le regarde  courir

J'aimerais tellement lui dire

Qu' je rêve un jour  de partir

Dans ses pensées  m'endormir...

J' voudrais  qu'il me fasse la cour 

Qu'après moi enfin  il court, 

Qu'il décide  de se poser 

Et sa fol' course  modérer. 

Dans sa fuite moi, souvent

Que j'aimerais tendrement 

M' faire une place à ses côtés

Avec  lui m'évaporer...

Moi, qui l'admire en silence

Captivée par son élégance,

Des heures encor' je pass'rai, 

Passive, à le contempler.

Lui, il court  à perdre haleine

Décidément j'ai pas de veine,

J'pourrais jamais le rattraper

Et dans ses bras me lover....

Il court, il court, il court,

Il court encore et toujours

Vers qui il court?

Vers quoi il court?

Je me demande parfois

A quoi lui servent tous ces pas,

Mais s'il est heureux ainsi

Du regard  simpl'ment j' le suis...             

Chaque matin et chaque soir,

Je l'entrevois et j' garde espoir

Qu'il va enfin se poser 

Et venir me courtiser....

Chaque matin et chaque soir,

Je l'entrevois et j' garde espoir

Qu' finalement il court vers moi

Qu' je m' retrouve dans ses bras...

Moi, je  l'admire en silence

Captivée par son élégance,

Des heures encor' je pass'rai, 

Je m’en lasserai jamais...

 

Brigitte Bonidon,  14 10 2010

 

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Appelle-moi


 

Certains disent sans doute

Moi je trace ma route,

Quelques-uns  vont diront

Peu  importe mon prénom.

Il est fort important,

Sans cesse on l'entend

Il nous renvoie aussi

Notre image infinie.

On ne l'a pas choisi

Il nous poursuit à vie,

Autant l'apprivoiser

Pour bien cohabiter.


 

Appelle-moi Shanelle

Au sourire irréel,

Call me also Daisy

Pour plus de fantaisie,

Call me Rosemary

Je me sens so pretty,

Un d' ces prénoms fleuris

Aux couleurs de la vie,

Ou encore Amandine

Au goût fruité praline,

Ou même Sidonie

Aux saveurs de la nuit...


 

Souvent on n'aime pas

Le prénom que l'on a,

Il nous est imposé

On veut se rebeller.

Moi seul'ment j'imagine

Comment serait ma mine

Si j' m'appelais Léa,

Augusta ou Elsa!

Une autre résonance

Et  une autre présence,

Mon image renvoyée

Serait-elle modifiée? 


 

Appelle-moi Cannelle

Au sourire irréel,

Call me also Daisy

Pour plus de fantaisie,

Call me  Rosemary

Je me sens so pretty,

Grâce au prénom fleuri

Aux couleurs de la vie,

Ou  bien encor' Charline

Au goût fruité praline,

Ou même Eulalie

Aux saveurs de la nuit...


 

Appelle-moi Clarté

Charm' ou bien Volupté,

Tous ces mots qui font chaud

Et rendent mon coeur plus beau.

Appelez-moi Désir

Bonté ou bien Sourire,

Tous ces prénoms m'iront

Chantés à l'unisson! 


 

Appelle-moi Rachelle

Au sourire irréel,

Call me also Daisy

Pour plus de fantaisie,

Call me Rosemary

Je me sens so pretty,

Un d' ces prénoms fleuris

Aux couleurs de ma vie,

Ou encore Célestine

Au goût fruité praline,

Ou même Marjorie

Aux saveurs de la nuit...


 

Brigitte B.  26 Janvier 2011 


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Des rêves en pagaille 


 Nos rêves semblent tant émaillés

Décousus, dessoudés, déliés, 

Décousus, dessoudés, déliés,

Cassés par la réalité

Qu'on pourrait presque les oublier.

Quand  la roue fade   de la vie

Donne une impression de survie

Et parfois quand  les rêves déraillent

Ils se défont maille après  maille.


 

 Je vis des rêves en pagaille

J'entends une voix qui me tiraille,

Je crois en nos rêves trop grands

J'y crois toujours, mais cependant,

J' veux pas que nos rêves s'en aillent

Ils doivent rester dans la bataille,

Pour nous prouver qu'on est vivants

Pour nous ouvrir le néant!


 

Quel travail pour les ressouder

Pour les r'trouver, les rapiécer

 Les rêves tels des fleurs bien cachées

Sont difficiles à  démasquer ;

Suffira-t-il d'être habile

D'être patient ou bien docile, 

Pour un jour les voir refleurir

Pour une fois pouvoir les ouvrir?


 

Je vis des rêves en pagaille

J'entends ta voix qui me tiraille,

Je crois en nos rêves trop grands

J'y crois toujours, mais cependant,

J 'veux pas que nos rêves s'en aillent

Ils doivent rester dans la bataille,

Pour nous montrer qu'on est vivants

Pour nous démontrer  l'évident.  


 

N' jamais assassiner ses rêves

Y croire pour que rien ne s'achève,

Parce que sans eux rien n'est possible

Il faut s'approcher d'  l'invincible. 

N' jamais assassiner nos rêves

Y croire pour que rien ne s'achève

Parce que sans eux rien n'est possible

Il faut combattre l'impossible.  

 

Quand  la roue fade de la vie

Donne l impression d'un sursis,                      

J' dois vivre  mes rêves en pagaille,

Avant qu' la rouille ne les assaille.


 

Brigitte B, 16 Déc. 2010


 

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Réveille-toi

 

Tu vis ta  vie allongée,

Tu restes cool et détachée,

Tu sembles pas intéressée,

Par l'av'nir,  pas concernée.

Et puis quoi que l'on te dise

"Cool" semble être ta devise,

Il va bien falloir penser

Un jour à te réveiller.


 

Réveille-toi et lève-toi,

Épate-moi, envole-toi,

Sors enfin de ton nuage

Montre enfin que t'as la rage.

Ouvre ta porte à des projets

Car ils nous font avancer,

Ouvre ta porte pour grandir,

Peu à peu il faut choisir... 


 

Montre-moi tes yeux qui brillent

Qu' t'es d'venue une grande fille

Qu' t as évolué enfin

Que  t'as trouvé   ton chemin.

Réveille-toi ;c'est pas trop tard

Secoue-toi, et fais-moi voir

Qu' t'es capable de muer

De bouger, et d'avancer.  


 

 Réveille-toi et lève-toi,

Epate-moi, Envole-toi,

Sors  enfin de ton nuage

Montre pour une fois qu' t'as la rage.

Ouvre ta porte à des projets

Car ils nous font avancer

Ouvre ta porte pour grandir,

Peu à peu il faut choisir... 


 

Si la vie n'est pas facile

Il faut se tisser un fil,

Sur lequel  on  avance

En s' donnant toutes les chances.

Si chaque jour on s'améliore

Fait pas toujours chaud dehors,

On dérape plus d'une  fois

On se relève encor' plus droit. 


 

Réveille-toi et lève-toi,

Epate-moi, envole-toi,

Sors enfin de ton nuage

Montre enfin que t'as la rage.

Ouvre ta porte à des projets

Car ils nous font avancer,

Ouvre ta porte pour grandir,

Peu à peu il faut choisir... 


 

En repartant  de plus belle

On pense que la vie est belle,

Même si parfois on doute

On se remet toujours en route.

La vie est pleine de surprises

N'attends pas qu' la place soit prise ; 

Une voie il faut te trouver

Pour  pouvoir exister.


 

Réveille-toi et lève-toi,

Epate-moi, envole-toi,

Sors enfin de ton nuage

Montre enfin que t'as la rage.

Ouvre ta porte à des projets

Car ils nous font avancer,

Ouvre ta porte pour grandir,

Peu à peu il faut choisir...  

Réveille-toi, tant qu'il est temps

Fais quelques pas dans le néant,

Peu à peu une lueur 

Eclairera soudain tes heures

Et lentement  te montrera 

Où se trouvera ta voix ;

Pour cela fais le premier pas

Sinon rien n'arrivera.


 

12 Janvier 2011
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Moitié, moitié

 

Moitié rire et moitié chanson,

Moitié musique, moitié passion

Je voudrais vivre à ma façon

Sans  aucune contre-façon.

Moitié prose et moitié vers

Moitié endroit et moité envers,

Un peu de rire et d'émotion

Beaucoup de coeur et de chansons.

Moitié rire et moitié chanson

Je veux vivre à ma façon

Moitié, moitié...

Moitié, moitié.... 

Moitié ange et moitié démon

Moitié loup et moitié mouton

Moitié  gentil et moitié   méchant

Moitié petit et moitié grand

Moitié, moitié ...

Moitié  sourire moitié chanson

Je veux aimer à ma façon..

Il faut rire  de nos peurs

Et puis sourire de nos malheurs

Nous avons besoin de chaleur

de compréhension et de douceur

Moitié amour, moitié chanson

moitié  parole et moitié son

Moitié musique, moitié passion

Je veux rêver  à ma façon.

Moitié renard, moitié corbeau

Moitié laid et moitié beau

Moitié cigale, moitié fourmi,

Il faut oublier nos ennuis

Moitié, Moitié...

Je veux t'aimer à ma façon....

Aimons-nous

à l'unisson

Et Accordons 

nos violons....

Mais ne vivons pas à moitié

Ce qu'on pourrait vivre En ENTIER!!!

Pas moitié moitié.....

Moitié moitié..... 

Ne vivez plus à moitié

C'que vous pouvez avoir EN ENTIER !!!

 

Brigitte Bonidon, 1990)

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Ecrire

 

Sentir,

Sentir qu'on a besoin de tout dire,

écrire des lettres, écrire des mots

oui mais juste ce qu'il faut...

Se dire

Se dire que quelqu'un va les  lire...

ou  un jour les réciter

ou mieux ;  un jour les Chanter...

Chanter c'est dire avec son coeur

ce qu'on ressent amour, douleur...   

écrire

écrire, 

écrire ce que j'ne peux pas dire

écrire, écrire sans mentir,

écrire, sans jamais se trahir

écrire tout avant de partir,

écrire avant  de réfléchir...

Chanter tous ces mots couchés

et  n' plus jamais les oublier ,

s'les répéter toute la journée,

les chantonner pour s'évader. 

Transmettre la force  qui est en soi

Et attendre une réponse  chaque fois...

écrire c'est noircir du papier

ou bien taper sur son clavier,

aligner des lettres majuscules

ou plus souvent des minuscules,

ne pas oublier les virgules,

pour pas sombrer dans l'ridicule...

Chercher des mots

bien comme  il faut

les faire sonner

les faire s'aimer...

écrire  le plus souvent en prose

décrire son besoin d'autre chose,

ou bien  écrire de jolis vers

comme le faisait  Prévert ;

les faire rimer,

valser ,  s’enlacer ...

Revoir sa vie à l'envers

prendre le temps de changer d'air,

Le lendemain trouver d'autres mots

d'autres idées des mots nouveaux,

ou tout simplement différents

suivant l'humeur du moment...

écrire, écrire est une forme de thérapie

 une thérapie contre l'ennui 

pour éloigner les soucis

oublier  qu'le ciel est gris

ou chasser le mauvais sort

pour qu'il s'en aille au dehors ...

Les mots seront bien plus forts

tes mots seront les plus forts, 

vos mots chasseront les nuages

ses mots chasseront l'orage, 

Nos mots porteront  le soleil

vos mots sonneront pareil, 

Mes mots porteront l'espoir

Mes mots chasseront le noir.... 

C'est pour cela qu'il faut écrire

écrire, écrire, écrire, écrire,

jusqu'à ne plus quoi savoir dire!!!

 

Brigitte Bonidon,  (1990) 

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Célibataire

 

Célibataire, Célibataire, Céli-battant,

Célibataire, Célibataire, Qui va cherchant

Son alter ego et son âme soeur,

Celle dont il rêve en  Dame de coeur,

Pour partager  de longs moments d'intimité,

Réalité et quotidien moins tristounets,

Célibataire cherche personne bien sous tous rapports,

Peu de défauts bref,  partenaire  tout en or,

Pour une durée illimitée qui peut durer

Pour quelques heures ou plus si affinités,

La vie entière s'il y a compatibilité

Pour partager ces doux moments d'intimité,

Célibataire veut partager son trop grand lit,

Sa salle de bain et  puis aussi tous ses amis,

Faire partager ses longs moments de solitude

Devant café, devant télé, marre d' ce grand vide.

Célibataire, célibataire, céli-battant,

Veut rencontrer  personne pleine d' bons sentiments.

Célibataire, célibataire, céli-battant,
célibataire, célibataire qu'il va cherchant,
célibataire, célibataire qui va courant,
en espérant, espérant rattraper le temps,
célibataire disponible du matin au soir,
célibataire qui cherche un coeur au désespoir.

Célibataire, célibataire, céli-battant,

Pour les couples tu es parfois Céli-Va-t'en,

Car tu es le "Single" qui gâche tout,

Tu est le Singleton qui change tout,

A cause de toi on passe dans les nombre impairs,

Faut te trouver quelqu'un pour meubler le désert,  

Le problème c'est qu'avec tes p'tites manies,

Tes habitudes de vieux ronchon introverti,

Te trouver quelqu'un devient impossible,

Si ça te plaît pas tu deviens même irascible.

Célibataire, célibataire, tu la trouveras un jour
Tu la trouveras peut-être pour toujours,
Et alors tu ne seras plus ce célibataire
Ce célibataire, céli-battant amer,
Tu seras L'Amoureux éternel et heureux
Celui qui savoure, apprécie la vie à deux,
Mais pour l'instant, (...), en ce moment,

Tu es l'éternel célibataire, céli-battant...

 

Brigitte Bonidon,  26 Sept 2008 

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Mon dernier mot

 

Si certains jouent du piano

Moi je joue avec les mots

Que j'aligne et déshabille

Avec un crayon à bille.

Je n'ai pas dit mon dernier vers

à l'endroit ou à l'envers

Même si j'l'écris de travers

Il réchauffera pendant l'hiver... 

Ce n'est pas mon dernier texte

Même si parfois je prétexte

Que je voudrais arrêter

Non, j'vais pas abandonner...

Je n'ai pas dit mon dernier mot,

N'en déplaise aux rigolos,

J'ai encore plein de choses à dire

Même si ça vous fait pas rire...

Je n'ai pas dit ma dernière phrase

Ma coupe n'est pas encore rase,

J'en ai encore à vous conter

Même si vous en avez assez!!!

Si certains jouent du piano

Moi je joue avec les mots

Que j'aligne ou bien habille

Avec un crayon à bille.

Ce n'est pas ma dernière critique

Même si souvent ça fatigue

Je ne veux pas être identique

à c'qu'on voit dans les boutiques.

Faut toujours se démarquer

Pour se faire remarquer

Mais ne jamais  se dévoiler

Au  plus profond de ses pensées...

Si certains jouent du piano

Moi je joue avec les mots

Que je tape ou que j'écris

Sur papier ou sur ordi...

Authentiques ou hermétiques

Mes mots  peuvent être poétiques

Peu m'importe les critiques

Car je ne suis pas trop ludique.

Mes mots sont mon existence

Qui attestent de ma présence

Sur cette terre en souffrance

Pour vous montrer mes errances.

Si certains jouent d' la guitare

Moi j'écris matin et soir

Des mots tendresse ou colère

Suivant l'humeur d'mon atmosphère.

Et ces mots par internet

Vont vous trouver clairs et nets,

Vous les recevez bien vite

Et ce, quelque soit votre site.

C'est la magie du progrès

Dont il faut bien profiter,

C'est ça la modernité

Ecrire et vite diffuser... 

Si certains jouent du piano

Moi je joue avec les mots

Que j'aligne et déshabille

Avec mon crayon à bille.

Ceci n'est pas mon dernier mot

Et je ne veux plus  jouer solo,

J'espère que ces quelques mots

Trouveront quelques échos...

Et qu'ils seront suivis d'autres

Et qu'ils seront suivis d'autres... 

 

Brigitte Bonidon,  30 10 2008

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En rêvant,

 

Tous les démons qui sont en moi

Me rappellent que t’es partie toi,

Toi mon ange que j’aime tant

Qui m’a quitté y’a quelques temps,

Tu es encor’ pour moi unique

Celle qui éclaire ma vie, magique,

Et moi je sais qu’ tu reviendras

Tellement moi j’ pense fort à toi !

Si notre amour était timide

Je n’ai pas été très lucide,

J’ai bien des regrets à présent,

Je ne cesse de vivre en rêvant,

En rêvant que tu me reviens

Comme l’abeille vers son essaim

Comme la flamme vers son destin,

En rêvant que ma peine est loin…

T’étais la joie d’ tous mes instants

Qu’est ce que tu me manques à présent

Mais je suis sure qu’ tu regrett’ras

Nos bons moments, toutes nos joies,

Ensemble sera notre avenir

Me replonger dans ton sourire,

C’était tellement fort nous deux ;

Souvenirs magiques et précieux !

Si notre amour était timide

Je n’ai pas été très lucide,

J’ai bien des regrets à présent,

Je ne cesse de vivre en rêvant,

En rêvant que tu me reviens

Comme l’abeille vers son essaim

Comme la flamme vers son destin,

En rêvant que ma peine est loin…

J’ r’vois notre amour sans orage

Plongé dans de tendres nuages,

Je voudrais croire au mirage

Espérant toujours davantage…

 

Refrain…

 

Brigitte BONIDON 22 09 2011

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De bon  matin 

   

J'envie ceux qui de bonne humeur

Peuvent rigoler de si bonne heure,

Ceux qui apprécient du lit sauter 

Et du bon pied peuvent se lever.

Comme dans une baignoire sans eau

Devant mon lait trop froid, trop chaud

Je déambule de  travers

Je formule mes mots à l'envers.

De bon matin je me sens lasse

Mais faut bien que je m'y fasse,

Encore à moitié endormie

J'ouvre les volets et je maudis

La lumière vive qui m'éblouit

Et le soleil déjà levé

Qui me demande d' me réveiller.

Peu à peu je vais émerger

Retrouver toutes mes facultés 

Mais  bon sang que c'est difficile 

Je tâtonne, me sens malhabile.

Croyez bien que j'en suis honteuse

Et je suis loin d'être boudeuse

J'aimerais tant me sentir bien

Et d'apprécier les  Beaux matins.

De bon matin les yeux mi-clos

Cogne la lumière comme un marteau

Mes paupières lourdes mi affaissées

J'aimerais tant me recoucher...

Quelle torture de  bon matin

De devoir affronter l' destin,

Je me trouve face à un bourreau

Que me réserve ce jour nouveau?

Comme une plante déracinée,

Un p'tit oiseau d' son nid tombé,

Tête baissée, l'humeur  mauvaise

Pas à son aise, proche du malaise,

Les yeux éblouis en déroute

Je dois pourtant retrouver ma route

Que je dois suivre bon gré, mal gré

Sinon j' vais me faire disputer ;

"Il t'en faut du temps pour émerger,

Pourtant t'as eu l' temps d' te reposer"

J' me sens coupable, tête baissée

Comme un gamin qui a mal fait,

Qui aurait honte de se montrer

Dans ma démarche mal assurée

J'essaie lentement de me réveiller

Entre deux tasses de café...serré.

Entre la douche et la cuisine

Je m'agace et puis je piétine,

Entre deux rêves mal éveillés

Je n'arrive pas à me motiver,

Je me sens vraiment  hyper nulle

Est-ce que j'avance ou  je recule?

Paupières collées et  yeux pochés  

Vous ne  pouvez pas m'imaginer.  

Ma fille me dit "va devant le miroir,

Tes  cheveux sont  tout en pétard

Qu'est-ce que t'as fait toute la nuit

C'est pas possible qu' tu sois ainsi!",

Je me sens toute ratatinée

Plus que le soir exténuée,

Comme une forêt dévastée

Une barque qui vient de chavirer.

Devant mon irritabilité

Vaut mieux me ficher la paix

Mon humeur est exécrable

Mais je fais des efforts en diable!

De bon matin les yeux mi-clos

Cogne la lumière comme un marteau

Mes paupières lourdes mi affaissées

J'aimerais tant me recoucher.

Ma fille me dit "va devant le miroir,

Tes  cheveux sont  tout en pétard

Qu'est-ce que t'as fait toute la nuit

C'est pas possible qu' tu sois ainsi!",

La vie est plus belle quand on sourit

Mais moi je n'ai qu'une seule envie

Celle de retrouver mon lit

De me blottir dans mon nid

Encore tout chaud qui n'attend que moi

Et si tu venais avec moi?

 

Brigitte Bonidon,  06 05 2009 

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J' me cache

 

Pour éviter c' qui fâche

Il faut que tu saches

Je reste cachée

Où on n' peut me trouver.

Pour éviter de parler

Répondre ou répéter,

Pour éviter de sourire

Pas envie de sortir

Pour ne pas répondre

Je vais me fondre

Dans cette épaisse masse

Sans laisser de traces.  

Il faut que tu saches

Que quand  je me cache,

De ma cachette secrète

Ma tanière discrète

J'observe à ma guise

Délicieuse insoumise.

Derrière mes verres fumés

J'observe intriguée,

Je me laisse aller

Super bien protégée

De tous les dangers

De notre société

En version ultra light

Loin des sunlight.

Le poète a bien  proclamé

"Pour vivre heureux vivons cachés"

Je fais mienne cette devise

Je l'applique  à ma guise,

Derrière mon écran

Qui me sert de paravent

Pare feu, Anti buée,

Une protection rapprochée

Garde du corps très privé

Pare vent, pare fumée.

Je me cache très souvent

Derrière mes sentiments

Derrière les garde boues

Qui protègent des tabous,

Qui me préservent des amertumes

Et m'éloignent des coutumes

J'avance à contre courant

Contre les vents et les gens

Ceux qui ont de mauvaises pensées

Facile de les éloigner

Grâce à mes antivirus

Ex KGB à la russe,

Protection anti pollution

Masque anti corrosion

Abri Anti connerie

Contre les pervers, les nantis

Ceux qui ont tant de pognon

Qu'ils n'ont plus d'émotions,

Contre la connerie ambiante

Ignorante ou bien méchante.

Formule colorée

Anti Crise améliorée

Anti Morosité édulcorée

Formule appropriée

Loin de celle adoptée

Par nos gouvernants impuissants

Antivirus, anti sentiments...

A travers mes verres fumés

Destinés à me protéger

Contre les intrus et les maux

Je navigue incognito

Je voyage en V I P

Duty free, tout est gratuit

Illimité en toute légalité

Je me faufile avisée,

Fouineuse invétérée

Rien ne pourra m'arrêter.

Contre les ultra violets

Que je dois filtrer

Grâce à mon écran total

Qui écume le mal,

Anti Émotion, Anti Radiation

Anti pollution, anti cons,

J' me cache.

J' me cache

Pour pas qu'on sache

Qui est l'inconnue

Qui se met autant à nu...

 

Brigitte Bonidon, 30 04 2009

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En Noir et blanc

Sur ce vieux film en noir et blanc

Seulement deux couleurs à l'écran,

De nos jours tout est plus coloré

Faut de la couleur pour impressionner.

Mais nous on vit en noir et blanc

On se moque des bien-pensants ;

Moi, bien blanche est ma peau

Toi, bien noire est ta peau

Moi bien bleus sont mes yeux

Les tiens noirs comme ceux d' tes aïeux.

Peu importe la couleur de peau

Nous, on défie les idéaux

On aime les mélanges de couleurs

Qu'on réussit du fond du coeur.

On fera le monde de demain

Mélange de pierre  et de foin,

Partage  de ce qu'il y a de mieux

Et ensemble on deviendra vieux.

On met de l'eau dans notre vin

Sans savoir c'que sera demain,

On s'ouvre à d'autres cultures

Tournées vers un joli futur.

J'ai la peau noire, tu as la peau blanche

Qu'est-ce que ça fait si ça tranche,

Et celui qui ne comprend pas

Et bien il est pas malin celui-là.

Pourra-t-on un jour s' mélanger

Sans se faire mitrailler

Verra-t-on le jour et la nuit s'allier,

Les riches et les pauvres s' rassembler

Comme on mélange nos couleurs

Pour barioler notre ciel de saveurs,

Mélanger les us, les coutumes

Comme la verdure et le bitume?

S' connaitre  pour s'apprivoiser

S' comprendre pour s'adopter

Si je fais pas le premier pas

Qui donc pour moi le fera?

Comment adopter l'étranger

Si on prend pas le temps de le regarder, 

De notre mélange naîtra le meilleur,

Le beau ne peut-il venir d'ailleurs?

J'ai la peau noire, tu as la peau blanche

Qu'est-ce que ça fait si ça tranche,

Et celui qui ne comprend pas

Et bien il est pas malin celui-là.

Est ce que c'est la couleur de peau

Qui nous ôtera nos idéaux?

Et celui qui te trouvera trop pale

Qu'il aille ailleurs trouver l'idéal,

Et celui qui me trouvera trop bronzée

Il n'aura qu'à ailleurs chercher...

Si c'est le contraste qui fait peur

Je peux comprendre à la rigueur,

Que l'on s'approche pas de nous

Mais la peur n'excuse pas tout,

Et c'est contre la méchanceté

Et ses absurdes cruautés

Qu'il nous faudra toujours lutter

Sinon c'est eux qui vont gagner.

Eux, qui voudraient s'imposer,

Nous empêcher de nous aimer

En prétendant être connaisseurs

Côté blancheur, côté noirceur

(côté horreur et côté coeur)... 

J'ai la peau noire, tu as la peau blanche

Qu'est-ce que ça fait si ça tranche,

Et celui qui ne comprend pas

Et bien il est pas malin celui-là.

 

Brigitte Bonidon, 14 02 2010

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La frontière

 

Maintes tentatives pour traverser

Cette frontière de barbelés

Puis interdiction  de se montrer

Car  s'ils se font interpeller

Chez eux  ils devront retourner.

S'ils ont plus de chance

On les retrouve en errance

Dans un pays hostile et inconnu

Où ils se sentent mis à nu.

Ils ont délaissé leur misère

Pour arriver jusqu'à la frontière

En espérant trouver le bonheur

Contre quelques heures de labeur.

Ils s'embarquent sur des radeaux

Frêles embarcations qui coûtent trop

Et si sur leur chemin ils rencontrent

Une main tendue, un regard tendre,

Ils auront eu beaucoup de  chance

Parce qu'on n'aime pas trop  leur présence.

Dans  ces pays capitalistes

Si t'es pas inscrit sur la liste 

L' Eldorado devient le bagne

Pour quelques euros si tu gagnes.

Difficultés d'intégration

Difficultés d'expression 

Et difficile de gagner du pognon,

Ils ont  échappé à l'extermination

Qui a frappé leur  famille, leur région,

Et arrivé dans ce pays lointain

Ils sont  mal vus, ils  le sentent bien. 

Ils ont fuit d'affreuses  guerres

Des  pays où il ne pleut guère

Pour aller gagner leur vie

Bien trop loin de leur patrie.

Ils n'ont pas vraiment eu le choix,

Ils peuvent plus vivre là-bas

Et on leur fait croire qu'ailleurs

Ils vont trouver une vie meilleure.

On leur a promis beaucoup de sous

Qu'ils sont attendus de partout,

Qu'ils vont gagner le gros lot

Qu' leur famille viendra bientôt,

Qu'ils n'auront plus jamais faim

Que vivre ici c'est vraiment bien

Qu'ils partageront  les richesses

De  ces beaux pays  les  largesses

Qu'on les recevra  à bras ouverts

Qu'une belle vie leur sera offert.

Ces pays dits capitalistes

Où la solidarité existe, 

Où le climat est bien meilleur

Où tout n'est que bonheur

Ces démocraties libérées

Où tout le monde peut travailler.

Mais on leur avait pas dit

Que la liberté a un prix,

Que ces pays tant rêvés

N'ont pas que de bons côtés,

N'accueillent pas tous les étrangers 

Qu'ils vont sûrement être exploités

Par des passeurs avisés,

Par des patrons profiteurs

Et par toutes sortes de menteurs,

Qu'ici tout est vraiment bon

Pour sur leur dos s' faire du pognon,

Qu' partout y a des malhonnêtes

Qui vont les traiter tels des bêtes

Les inciter à renoncer

Et à la frontière les ramener.

On leur avait  pourtant promis

Argent, nourriture et abri

Une vie facile et plein d'argent ;

On leur a menti bien souvent.

Ils vont se retrouver traqués

Par des chasseurs chevronnés

Et quelquefois  dénoncés

Car appelés des "sans-papier".

Pas de papiers, pas de travail,

Parqués comme du bétail

Pas de place ici non plus

Juste la misère et la rue.

Pauvres travailleurs immigrés

S'ils obtiennent des papiers

Ils en auront eu de la chance

Mais pas la fin de leurs souffrances.

Irréguliers, ils devront se cacher

Entre la peur d'être arrêtés

Et d'être reconduits manu militari

Une fois de plus humiliés, punis

Par des gouvernements irascibles

Eux,  si fragiles cibles. 

Ils ont abandonné leur misère

Pour arriver jusqu'à la frontière,

En espérant trouver le bonheur

Car le travail leur fait pas peur...

 

Brigitte Bonidon,  25 03 2009

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Elle  rêve

 

Toute jeune  adolescente

Mignonne et souriante,

Qui se voit  aux défilés

Plutôt qu' d'aller au lycée.

La tête dans les accessoires mode

Plus intéressants que  les électrodes,

Les magazines des Stars télé

Plus divertissants que les dictées.

Se maquiller tous les matins

Rituel qu'elle manquerait  pour rien,

Car elle manie  le crayon à cil

Bien mieux que le crayon à bille. 

Ses humeurs sont très variables

Prête à vendre son âme au diable

Pour quelques petits clichés

Qui pour le moment la font rêver.

Portable collé à l'oreille

Dès qu'elle sort de son sommeil

Elle n' vit que pour "Msn"

Et les mots que ça enchaîne.

Webcam à portée de nez

Il faut bien ça pour rêver,

Pour ses vieux oublier

Quand veulent pas la lâcher.

Elle rêve de talons hauts

Elle rêve d'habits les plus beaux,

Elle rêve d'être à la mode

Mais pas comme tout le monde...

Elle voit la vie en rose,

Elle connaît  bien peu de choses

Mais croit qu' la vie est facile

Entre dentelle et talons aiguilles... 

Sa vie à elle  sera  belle

Entre le  cuir,  la dentelle

Pas besoin d'aller bosser

Ni at home, ni au lycée.

Elle se dit qu'elle fera carrière

Qu'elle fera pas comme sa mère

Qu'elle fera des défilés

Et sera un top très prisé.

Elle gagnera beaucoup d'argent

Se cultivera tout en voyageant

Rencontrera des célébrités

Et vivra de mondanités.

Elle rêve de talons hauts

Elle rêve d'habits les plus beaux,

Elle rêve d'être à la mode

Mais pas comme tout le monde...

Elle voit la vie en rose,

Elle connaît bien peu de choses

Mais croit qu' la vie est facile

Entre dentelles et talons aiguilles... 

Ce rêve est un peu celui 

De beaucoup de filles d'aujourd'hui

Et bien sûr je les comprends

Car tout est tellement tentant.

Est ce qu'il vaut mieux rêver

Ou doit-on rester éveillée

Quand on est une jeune en 2000

Peut-on rester immobile?

Elle est comme toutes ces filles

Qui rêvent qu'elles défilent

Pour de très grands couturiers

Célèbres et vénérés....

Elle rêve de talons hauts

Elle rêve d'habits les plus beaux,

Elle rêve d'être à la mode

Mais pas comme tout le monde...

Elle voit la vie en rose,

Elle connaît bien peu de choses

Mais croit qu' la vie est facile

Entre dentelle et talons aiguilles...

 

Brigitte Bonidon, 08 03 2011

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Les filles des magazines

 

Elles s'affichent en couverture

Le visage coloré de peintures,

Cheveux hérissés ou lissés

En somptueux déshabillés.

Parfois, elles sont même pas belles

Elles nous paraissent bien irréelles

Elles ont toutes le même nez

Une grosse bouche trop décorée,

Sans parler de c' qui est refait

Ce serait trop long à énumérer!

Les mêmes cheveux couleur mode

Oubliant que la mode ça se démode,

Si l'essentiel est bien caché

ça laisse néanmoins deviner

Très peu de formes à caresser

Pas comme les filles-réalités

Celles dans la rue qu'on peut croiser

Ici, la platitude est de rigueur

Même si elle laisse un peu songeur,

Pas le droit de changer de corps

ça bousillerait leur beau décor.

Elles s'étalent en couverture

Pose sensuelle et regard sûr,

Elles font sensation à la une

Sur du papier couleur bitume.

Comme les filles des magazines

Qui sont préfabriquées en usine

Qui sont tellement formatées

Comme ajustées  en atelier.

Leurs mini-jupes cachent l'essentiel

Mais leur maigreur est bien réelle

Leur  nombril doit être à l'air

Pour exhiber et être fière

D'une taille fine, d'un  ventre plat 

Cherchez pas la chair y en n'a pas.

Elles jouent au grand top model

Il leur manque  juste des ailes

Pour s'envoler dans l'air léger

ça donne envie de les réhydrater!

Les pauvrettes semblent captives

Façonnées de  manière hâtive

Juste là pour décorer

Et rapporter de la monnaie.

Elles s'étalent en couverture

Pose sensuelle et regard sûr,

Elles font sensation à la une

Sur du papier couleur bitume.

Comme les filles des magazines

Qui sont préfabriquées en usine

Qui sont tellement formatées

Comme ajustées  en atelier.

Vous me direz que je suis jalouse

De ces blondinettes Andalouses

Qui se pavanent telles des sirènes

J'suis trop vieille ; c'est bien ma veine

Oui je dois bien l'avouer

Que pour une heure j'aimerais 

Etre à la place de ces jeunettes

Jouer à  (Re)devenir une playmate,

Être sollicitée par les photographes

Et ensuite signer des autographes.

Je prendrais la place de ces filles

Moi aussi j'aurais le regard qui brille,

Je prendrai une pose sensuelle

Et  j'irradierais tout comme elles!

Elles s'étalent en couverture

Pose sensuelle et regard sûr,

Elles font sensation à la une

Sur du papier couleur bitume.

Comme les filles des magazines

Qui sont préfabriquées en usine

Qui sont tellement formatées

Comme ajustées  en atelier.

 

Brigitte Bonidon,  04 02 2009

 

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Scorpion

 

Petite bestiole pleine de courage

Plus féroce qu'un loup sauvage

Qui aime vivre solitaire

Et pique parfois des colères.

Il est toujours volontaire

Mais aussi autoritaire

Souvent très mystérieux

Il sait aussi être sérieux.

Développé côté sensuel

En même temps un peu rebelle

Il a l'esprit de vengeance

Mais une grande persévérance. 

Moi je suis un gentil Scorpion

Qui véhicule plein de  passions,

Moi je suis un gentil  Scorpion

Tout  pétri de bonnes émotions,

Mais je peux être un vilain Scorpion

Peu patient et plein d'ambitions.

Il est   parfois trop réservé

Pour préserver quelques secrets,

Mais aussi rempli de douceur

Et a  toujours peur d' ses erreurs.

Souvent être très généreux

Quelquefois trop ténébreux

Toujours à la recherche d'Amour

A la recherche de meilleurs jours,

Mais qui sait se montrer  patient

En attendant de meilleurs moments.

Faites tout de même attention

Quand l' Scorpion sort son aiguillon

Sa piqûre peut être mortelle

Par exemple si on lui est infidèle.

Ça lui arrive d'être  jaloux

Et il peut vous chercher des poux,

Il peut déverser son poison

Car très sensible aux trahisons.

Ses vengeances peuvent être terribles

Et ses colères loin d'être prévisibles

Mais si vous vous montrez gentil

Il sera le plus fidèle ami. 

Moi je suis un gentil Scorpion

Très sensible à la  passion,

Moi je suis un gentil  Scorpion

Tout  pétri de bonnes émotions,

Mais je peux être un vilain Scorpion

Peu patient et plein d'ambitions.

Je crois bien que je lui ressemble

Comme lui bien souvent je tremble

Il m'arrive d'avoir peur

Je prends les choses  trop à coeur,

Ma  sensibilité exacerbée

Amplifie ma fragilité.

Je suis passion et émotion

Je suis  un scorpion passion

Attention à ne pas me faire de mal,

Car mes morsures peuvent être fatales,

Mais si vous êtes très gentils

Alors là on sera bons amis.

Moi je suis un gentil Scorpion

Enveloppé dans la  passion,

Moi je suis un gentil  Scorpion

Tout  pétri de bonnes émotions,

Mais je peux être un vilain Scorpion

Peu patient et plein d'ambitions.

Je suis sensée être un signe d'eau

Mais j'ai pourtant  peur de l'eau,

Mon élément c'est plutôt la terre

Je préfère avoir les pieds sur terre.

Avec quels signes suis-je donc allié ?

Est-ce avec le  dynamique Bélier

Ou bien la délicate Balance?

Entre les deux mon coeur balance. 

Moi je suis un gentil Scorpion

Qui véhicule plein de  passions,

Moi je suis un gentil  Scorpion

Tout  pétri de bonnes résolutions,

Mais je peux être un vilain Scorpion

Peu patient et plein d'ambitions!


 

écrit en 1990 

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Rien à dire

 

C'est si simple de parler

Pour certains de converser

Même s'ils n'ont rien à dire

Même si c'est pour mentir.

Pour eux facile d'aligner

Des paroles exagérées

Parfois insignifiantes,

Quelquefois aberrantes.

Mais ils débitent des paroles

Ils alignent des mots pas drôles,

Pour moi parler est difficile

écrire beaucoup plus facile,

Et les paroles

Toujours s'envolent

Alors que les écrits

Eux, restent en vie.

Les  belles paroles

Elles  s'envolent,

Mais l'écriture

Elle, elle perdure

Dans le futur,

Belle aventure...

Rien à dire,

Tout à écrire,

Tant à écrire

Mais rien à dire.

Une preuve indiscutable,

Une manière irréfutable

Une passion véritable

De mettre sur la table

Ses  mots et ses sentiments,

Ses épreuves, bouleversements

Ses états d'âmes du moment

Sa vie en mouvements,

Ses blessures et ses regrets

Ses joies de naviguer

De traverser des mers,

De franchir les  frontières.

Propos parfois amers

Images datant d'hier

Mais aussi évoquant le futur

Et rêves de temps moins durs.

Ivre d'intenses créations,

De nouvelles résolutions,

J'aime me geler les doigts

Pour transmettre mon patois

Du fin fond de ma campagne

De mes maux je m'éloigne,

Même si c'est lentement

Je vais vers des changements,

Changements troublants,

Troublants chambardements.

J'ai le plaisir d'être lue

Même si j' dois me mettre à nu,

Exprimer mes émotions

Quels plaisirs, que de sensations! 

Et les paroles

Toujours s'envolent

Alors que les écrits

Eux, restent en vie.

Les  belles paroles

Elles  s'envolent

Mais l'écriture

Elle, elle perdure

Dans le futur

Belle aventure...

Rien à dire,

Tout à écrire,

Tant à écrire

Mais rien à dire.

Je sais toujours pas bavarder

D'ailleurs bien souvent je me tais

Pour pas dire de conneries

Quand je m'emporte, étourdie

Parfois j'en dirais trop

Je dirais des mots pas beau

Et qu'après je regretterais,

Après je m'en voudrais ;

Je préfère rester muette

Même si j' passe pour bête,

Je préfère papier  et crayon

Pour écrire des chansons

Plutôt qu' de me fatiguer

A envoyer des  mots légers

Des paroles inutiles,

Des mots bien trop futiles

Et qui s'envoleront aussitôt,

Dès qu'on tournera le dos. 

Et les paroles

Toujours s'envolent

Alors que les écrits

Eux, restent en vie.

Les  belles paroles

Elles  s'envolent

Mais l'écriture

Elle, elle perdure

Dans le futur

Belle aventure...

Rien à dire,

Tout à écrire,

Tant à écrire

Mais rien à dire.

Mais parce que je suis polie

J'écoute  ce que l'on me dit

Et fait semblant de m'intéresser

Même si c'est pas la vérité.

Les débiteurs de paroles

A toute allure ça m'affole,

Pour moi dire quelques mots

C'est  déjà bien beau,

ça frôle des fois l'exploit

Je me demande parfois

Ce que je vais pouvoir dire

Ce que je vais devoir décrire

Pour meubler les silences

Pour raccourcir  les distances,

Comment trouver un sujet

Qui va tout le monde intéresser?

Mais comme je suis polie

J'écoute leurs âneries,

J'sais pas faire les discours

Tout ça m'embête toujours...

Vous devez bien aussi

En écouter des conneries

De gens qui se croient malins

Mais en fait sont crétins.

Et moins ils sont intelligents

Plus ils parlent c'est marrant,

Tout  semble contradictoire

Et si vous aimez pas leurs histoires 

Vous passez votre chemin

C'est pas grave ; A demain...

Moi je sais pas rabâcher,

Je préfère  analyser

Comprendre et résumer

Mes pensées...

écouter apporte plus que parler

Bavarder c'est se disperser

Et souvent  parler, raconter,

ça veut dire les autres ennuyer...

 

Les écrits on peut les lire

éventuellement les relire,

Au pire on peut les jeter

S'ils commencent  à ennuyer.

Moi je préfère l'écriture,

Les mots et puis les ratures,

J'ai pas la parole facile

Je préfère écouter, docile.

Et les paroles

Toujours s'envolent

Alors que les écrits

Eux, restent en vie.

Les  belles paroles

Elles  s'envolent

Mais l'écriture

Elle, elle perdure

Dans le futur

Belle aventure...

Rien à dire,

Tout à écrire,

Tant à écrire

Mais rien à dire...

 

Brigitte Bonidon,  23 01 2009


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Mes rêveries

 

Je suis bien souvent songeuse

Trop souvent d'humeur rêveuse,

Sans doute  un peu ambitieuse

Tout en étant  très studieuse.

Si mon imagination

Déborde d'ambition,

Mes douces illusions

Ne sont que pures inventions.

Loin de cette sinistre Terre

Je m'évade et je m'aère,

Je me plonge dans mes songes

Même si parfois ils me rongent.

S'évader est une priorité

Pour exister, pour réaliser

Ce qu'on aimerait voir évoluer

Voir bouger, voir changer,

Moi, j'ai besoin de rêver

Besoin de m'évader

Pour voir c'qui se passe plus haut

Découvrir vraiment plus beau. 

Mes rêves sont toujours en moi

Ils ne me quittent pas

Ils me font avancer

Ils  me permettent de subsister,

Car même aujourd'hui  pour rêver

Pas besoin de payer

Pas besoin de déclarer

Nos rêves en nous cachés

On peut songer, rêver

En toute légalité et en toute liberté... 

Moi, j'ai toujours un rêve

Toi aussi tu as un rêve,

Je crois qu'on a tous un rêve

Ou plusieurs, sinon on crève.

J'ai  toujours plus d'un rêve

Lui aussi il a des rêves

Des rêves qui nous élèvent

Qui  sont notre unique sève

Qui nous aident, qui nous soulèvent,

Sans eux, c'est fini, on crève...

Pour réaliser son rêve

On en écrit, on en achève

Des textes et aussi des notes

On y travaille, on y annote, 

Et on le fait au plus vite

Pour pas que le rêve nous quitte.

Et quand un rêve est réalisé,

Quand une lumière est  née

On s'attaque à un prochain

On ne reste pas sans rien,

Pas sans rien à imaginer,

Toujours quelque chose à modifier

Une petite chose à améliorer

Un p'tit truc à transformer,

Faut bien continuer à rêver

Sinon on en crèverai

De notre  sale quotidien

Parfois  tellement  malsain.

Toutes mes rêveries

Du bout de mes longues nuits

J'essaie de les réaliser

Une partie de la journée.

Si parfois je suis déçue

Si la réalité reprend le dessus

My dream devient inaccessible

Mais bien vite il redevient ma cible.

Des rêves j'en ai fait des milliers

Je ne peux tous les raconter

Et il m'en reste encore beaucoup

C'est grâce à eux si j' tiens le coup.

Ils me permettent d'avancer

Me donnent une raison d' travailler,

Ils me permettent de rencontrer

Et de nouer des amitiés.

Moi, j'ai toujours un rêve

Toi aussi tu as un rêve,

Je crois qu'on a tous un rêve

Ou plusieurs, sinon on crève.

J'ai  toujours plus d'un rêve

Elle  aussi elle a des rêves,

Des rêves qui nous élèvent

Qui  sont notre unique sève

Qui nous aident, qui nous soulèvent,

Sans eux, c'est fini, on crève...

Mes rêves, sortes d'objectifs

Qui me maintiennent l'esprit vif,

Qui me permettent de résister

Malgré le poids des années. 

Et si mes rêves ne sont qu'illusions

Au moins ils sont mes compagnons

Et ils embellissent ma vie

Alors je les garde pour amis. 

S'ils  ne tiennent qu'à un fil

Au moins ils m' donnent un mobile

Pour continuer d'exister

Car sans eux j'abandonnerais.

Et si un jour mes rêves

Brusquement un jour s'achèvent

Je veux partir avec eux

Car ce serait trop douloureux,

Mais je pense qu'ils n' s'éteindront

Qu'avec moi et ma raison,

Mais j' pense qu'ils ne s'éteindront

Qu'avec moi pour de bon....

Moi, j'ai toujours un rêve

Toi aussi tu as un rêve,

Je crois qu'on a tous un rêve

Ou plusieurs, sinon on crève.

J'ai  toujours plus d'un rêve

Eux aussi ils ont  des rêves,

Des rêves qui nous élèvent

Qui  sont notre unique sève

Qui nous aident, qui nous soulèvent,

Sans eux,  c'est fini, on crève...

 

Brigitte Bonidon, 12 01 2009

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Original

 

J' suis pas original

Je serais donc banal?

L'année commence bien mal

Car je suis normal.

C'est ce qu'on me dit

Depuis que j'suis petit

ça n'a pas servi

Tout ce qu'on m'a dit???

La banalité

Monstruosité,

Vie organisée

Classée, casée.

Quel vilain décor

Je vis pas dehors

Je suis trop banal,

Je suis trop normal.

Et j'aime pas ça

ça me rend bêta

J'ai pas le truc en plus

Ce petit  bonus.

Peu d'aptitude

Trop de platitude

Je le sais bien

Je le sens bien.

Mots enfarinés

Mots badigeonnés

J'ai mal digéré

Ce met glacé

Qu'on m'a envoyé

Après déjeuner.

J'ai pas de bons mots

Ils sonnent tous faux

J'ai pas de chance

Car pas de présence.

Je reste tranquille

Pas assez habile,

Pour me faire remarquer

Pour me distinguer.

C'est bien trop dommage

Surtout à mon âge

Demain sera trop tard

Y'a plus d'espoir...

Je suis maladroite

Peut-être trop droite

Pas assez rebelle

Ou  bien trop fidèle,

Trop dans le moule

Je vais me mettre en boule

Pour hiverner

Jusqu'à l'été.

Je suis trop banal

Qu'on  me mette en bocal

Pour me conserver

Et m'améliorer.

C'est bien dommage

Aurais-je le courage

De m'améliorer

Pour captiver

Votre attention

Vos émotions,

Si vous  êtes insensibles

A mes vers acides

Là je démissionne

Je m'empoisonne

Avec du venin,

Tel est mon destin(?!?)

Ce qui est sûr

C'est que d'usure

Mes mots fatigués

Vont s'affaisser et se consumer.

Si vous en avez marre

De mes textes noirs

Lisez en diagonale

Ce sera moins banal...

Pas bon pour le moral

D'être trop banal,

Je reste rural

C'est le principal.

Mes joutes verbales

Pas assez  spéciales

Mais est-ce  vital

D'être original ?

Tous les jours j'entends

Les mêmes romans

Du même acabit

Nés du même nid,

Rien de très nouveau

Toujours le même show

Venant du même monde

Pas de nouvelles ondes.

Déjà entendu

Et pas retenu,

C'est du déjà-vu

Me voilà déçu.

Je suis trop banal

Pas original,

Pas assez spécial

Pas assez jovial,

Devant les jurés

Je dois m'incliner...

Allez je râle,

ça c'est fatal...

Allez je râle,

Et je reste banale...

 

Brigitte Bonidon, 04 01 2009

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Son p'tit chien

 

De nos jours c'est très tendance

Pour les starlettes en errance

De montrer son chihuahua

Son caniche ou un truc comme ça,

ça peut être aussi un bichon

Un mini chien tout mignon,

Petit chichou miniature

Qui lui débarbouille la figure.

Elle le tient dans ses bras,

Elle l'amène partout où elle va

Ce tout petit  bout de chiot

Qu'elle serre et tient bien au chaud.

Comme un bébé chouchouté

Choyé, gâté, pouponné,

Un Very Important Dog

Qui pose dans l' magazine Vogue 

Avec sa célèbre Maîtresse ;

Tant d'Amour c'est une prouesse...

Cette toute petite bestiole

Blottie comme un pot de colle

Ce  dernier petit avatar

C'est son dernier caprice de star

Pour faire comme tout l' monde

Elle l'a acquis et l'inonde

De sucreries très spéciales

De gâteries  peu animales. 

Il la suit vraiment  partout

Son très cher  petit Toutou

Et même dans ses bagages

Lors de ses nombreux voyages.

Le lave-t-elle dans sa baignoire?

Couche-t-il avec elle le soir?

Est-ce-que c'est elle qui le lave?

Est-ce-que parfois sur elle il bave?

Il doit bien pouvoir la lécher

Là où je pense pour la chatouiller...

Elle l'exhibe à ses amies

Pour qu' devant lui elles s'extasient

"Ah! Qu'est ce qu'il est chouette

Oh! Qu'est ce qu'il en jette!"

Il ressemble à tout c' qu'elle achète,

Son dernier petit  gadget.

Luxueuse bestiole

Qui brille comme l'idole

Paré comme un héritier

Aussi bien traité qu' sa moitié,

Lavé, brossé, peigné

Déguisé, voire ridiculisé,

Au moins lui la contrarie pas

Quand elle le veut il est là,

Pas comme tous ses amants

Qui lui causent tant de tourments.

Il doit pas être trop malheureux

Il est même plutôt  chanceux

D'être le luxueux joujou 

D'une fille aux mille bijoux. 

Même si on lui demande pas son avis

Il a le poil brillant et  l'air ravi,

Il est même  mieux loti

Que beaucoup de gens ici

Qui vivent dans la misère,

Le froid et puis  les galères.

C'est bien d'avoir pour propriétaire

Une actrice ou une riche héritière

Se faire caresser, dorloter

Alors que d'autres doivent grelotter.

Décidemment la vie est bien mal faite

On marche souvent sur la tête,

J'ai rien contre ces petites bêtes

Mais j'aime pas ces filles de fête

Qui s'envient d'un animal

Comme d'un caprice idéal.

Est-ce qu'il fait ses besoins

Dans son  petit coin?

Ou fait-il pipi

Sur son grand lit?

C'est qui qui nettoie

Et décrotte tout ça???

Le lave-t-elle dans sa baignoire?

Couche-t-il avec elle le soir?

Est-ce-que c'est elle qui le lave?

Est-ce-que parfois sur elle il bave?

Il doit bien pouvoir la léchouiller

Là où je pense pour la chatouiller...

Est-ce une vie de chien

Pour ces p'tits chiens?

Quelle vie de chien

Pour certains, 

Non d'un chien!!!

Non d'un chien!!!

 

Brigitte bonidon, 04 01 2009

 

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Ma petite terre

 

Ma terre est  si précieuse

Et  elle me rend heureuse,

Ma  petite vie modeste

Et  tant pis pour le reste...

Loin des rumeurs, des cris

Loin d'  la ville, d' ses soucis

L'esprit un peu rétro,

J'ai jamais rien de trop.

Loin de tous les bobos,

De ces affreux Jojos

Loin des dingues du show-biz

Je ne crains pas la bise (ni la crise).

Je vis selon les saisons,

Je  m'adapte en fonction

Du temps et  de la lune,

Sans rêver de  fortune.

Avec ma  petite terre,

Son pesant de mystères,

Sur mon bout de terrain

Je cultive à la main....

Une petite vie tranquille

Loin des bruits de la ville

Je me lève souvent  tôt

Je travaille, j'ai  trop chaud,

Sur mon aride terre

Pour chasser la misère.

Vous me direz sans doute

Je survis sur cette route

Et je vis loin de tout,

Et bien moi  je m'en fout,

Loin de votre monde de fous

Je vous envie pas, vous!

Moi  j'aime cette vie là,

Ca me convient comme ça.

Est ce que ça vous dérange?

Vous qui n'êtes point des anges.

Avec ma  petite terre,

Je fais  machine-arrière,

Sur mon bout de terrain

Je cultive à la main...

Vous moquez pas  des paysans,

Ils sont pas si ignorants,

Et puis détrompez-vous

Ils  sont  plus heureux que vous!

Ils sont  bien plus sereins,

Ils sentent bon le foin,

Ils mangent  bien meilleur,

Vivent pas à 100 à l'heure. 

Ils sont  une curiosité

Qu'il faut vite rencontrer 

Car en  voie d’instinction,

Faut faire leur promotion.

De nos jours c'est l'  bizness

Qui engendre le stress

Loin de nos vraies valeurs

On pense être meilleurs.

Cette toute petite vie

Je l'ai rêvée cette nuit,

Et je m'y trompe pas

Elle était faite pour moi.

J' étais bergère en montagne

Ou paysanne en campagne,

J'ai sans doute raté ça

Mais je n'oublie pas,

Que tout est allé trop vite

Qu'en arrière on prend la fuite

Quand on voit les résultats

De notre vie là, tout en bas....

A-t-on fait les bons choix

Est-on sur la bonne voie???

On s'est trompé d'époque

On voit la vie en troc,

Et on maudit  l'Euro

Ah, ce maudit Euro!  

Petit village perdu

De ta ville  inconnu,  

P'tite terre à  corbeaux

Qui tombe en lambeaux,

Où les portables, les ordis

N'ont pas encore atterris.

P'tit coin de campagne méconnu

Pourtant mieux que nos rues

Et tellement bien caché

Que tu n' pourras pas trouver...

Avec ma  petite terre,

Sur un autre hémisphère,

j'ai fais machine-arrière

Et vis dans le mystère.

Sur mon bout de terrain

Je travaille  à la main...

 

Brigitte Bonidon,14 06 2009

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Entre deux rives

 

Entre mes parents, mon mari,

Entre leurs différents avis,

Entre  leurs multiples versions,

Entre les diverses oppositions,

Entre leurs idées en béton

Entre les "j'ai toujours raison",

Entre la lumière et la nuit

Entre la joie et les ennuis,

Mon coeur balance, mon corps hésite

Entre rester ou  prendre la fuite.

Entre le mal ou  encore le bien

Entre tout balancer ou dire rien

Entre deux ponts, entre deux rives,

Faire semblant quoiqu'il arrive,

Entre mes phrases, entre mes mots,

J'essaie de façonner mes maux.

Je suis   dans l'incertitude

c'est devenu  une habitude

Entre gentillesse et colère

Mon être hésite ; pourquoi  se taire?

Je suis comme ça, je n'y peux rien

Je voudrais qu'ils soient tous  bien

Entre Parler ou ne rien dire

Qu'est-ce qui est l'mieux  ou bien  le pire?

Et puisqu'il faut bien choisir

Entre les larmes et puis  le rire

Et bien dans l'expectative

Je m'accroche ou bien  je dérive,

Entre mensonge et vérités

Mais  entre deux possibilités

Mon coeur me dicte, mon corps hésite,

J'ai  du mal à envisager la suite,

Et je suis prise entre deux courants

Dans une ambiance couteaux-tranchants

Entre deux ponts, entre deux rives,

Faire semblant quoiqu'il arrive,

Entre mes phrases, entre mes mots,

J'essaie d'alléger mes maux.

Je suis   dans l'incertitude

c'est devenu  une habitude,

Entre gentillesse et colère

Mon corps n'aime pas ces chimères. 

Entre mes parents et mon ami

Entre le travail et  l'ennui

Entre le soleil et la pluie

Entre disputes et non-dits

Entre se taire ou révéler

Entre la fermer ou crier

Ma raison  elle, se désole,

Et mes envies parfois s'envolent

Et je ne suis qu’incertitude

Déchirée  par les habitudes,

Ma vie chavire pour se tarir

Mais je survis; faut s'en sortir

Et puis  il faut bien avancer

Continuer sans se retourner,

Essayer d'oublier le passé

Parce qu'on peut pas le changer...

Entre deux ponts, entre deux rives,

Faire semblant quoiqu'il arrive,

Entre mes phrases, entre mes mots,

J'essaie d'aménager  mes maux.

Je reste   dans l'incertitude

c'est devenu  une habitude

Entre gentillesse et colère

Mon coeur hésite ; comment se taire?

Mais toujours entre deux rives

Il faut bien que je survive

L'essentiel est  que je suive

Même si c'est en faisant semblant

Que tout va bien en leur montrant

Que tout cela m'affecte pas,

Que leurs histoires m'atteignent pas,

Et ils croient que ça m'amuse,

Que je peux vivre comme leur muse,

Et tant pis si je les égratigne

Cette histoire n'était pas bénigne

Ils n'ont pensé qu'à leurs fiertés

Sans d'moi trop se préoccuper

Alors je leur dis ma vérité

Qu'ils connaissent  enfin mes pensées

Et mes souffrances  d'écartelée 

A jamais en moi tatouées...

Entre deux ponts, entre deux rives,

Faire semblant que j'y arrive,

Entre mes phrases, entre mes mots,

J'essaie de soigner mes maux.

Je suis   dans l'incertitude

c'est devenu une habitude

Parée  de trop bonnes manières

Combien de temps vais-je me taire?

Entre mon mari, mes parents,

Entre  mes jolis sourires devant,

Je garde en moi les blessures

Au fond de moi c'est le plus dur, 

Entre toutes leurs histoires

Qui vous sembleraient dérisoires

Ils pensent tous avoir gagné

Mais en résumé c'est moi qui paie.

Je sais j'aurais dû partir,

Pour les faire réagir,

Mais je n'ai pas cette force-là,

Les cicatrices restent en moi...

Entre deux ponts, entre deux rives,

Faire semblant quoiqu'il arrive,

Entre mes phrases, entre mes mots,

J'essaie d'apprivoiser mes maux.

Je suis   dans l'incertitude

c’est devenu une habitude

Entre gentillesse et colère

Combien de temps vais-je me taire?

Si par hasard, ils  me lisaient

Je suis pas sûre qu'ils ne comprendraient

Bornés ils sont vous le savez

Et veulent pas voir la réalité.

Entre mes parents, mon mari,

Enfin... ça y est, je l'ai écrit...

Entre deux ponts, entre deux rives,

Faire semblant quoiqu'il arrive,

Entre mes phrases, entre mes mots,

J'essaie d'atténuer mes maux.

Je suis   dans l'incertitude

c’est devenu une habitude

Parée  de trop bonnes manières

Combien de temps vais-je me taire?

...

Brigitte Bonidon,  20 Oct 2008


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POLY....

On dit toujours aux enfants

Il faut dire merci

Il faut être poli

Envers les autres enfants

Mais surtout avec les grands,

Poli, poli, poly, poly

Tu peux rêver de Polynésie,

De tes cours, tu peux faire des polycopies,

Tu peux faire comme tous les hommes,

Faire des rêves polychromes,

Moi je rêve surtout pour toi

Que tu fasses polytechnique

Comme certains hommes politiques,

Ou à défaut  tu pourrais faire  l'ENA

En tous cas j'veux  qu'tu fasses mieux que moi...

Ou encore tu pourrais faire d'la littérature

Plutôt qu'de faire de la polyculture

Parce que c'est mieux considéré

C'est beaucoup plus branché,

De toute façon d'nos jours il faut être polyvalent

Pour rester dans l'vent,

Toujours garder l'tempo

avoir des potes  chez les bobos,

Ne pas s'laisser dépasser

Par  des polyglottes hyper-solicités.

Poli, poly, poli, poly,

Tu pourras aimer de nombreuses femmes

Mais t'as pas l'droit d'être polygame,

Si t'es une femme, la polyandrie

C'est tout aussi interdit,

Mais choisis ta vie en attendant d'avoir des rides,

Mets d'la soie, du coton ou du polyamide,

C'est trop facile de remplir ta vie avec du vide

Il faut mettre  du polyester pour cacher tes bides,

Poli, poly, poli, poly,

La polyarthrite arrive bien assez tôt

Avec la  vieillesse et tous ses bobos,

Le mieux c'est que tu crées une polyphonie locale

Qu'tu quittes l’hexagone pour un pays polygonal,

Peuplé de quelques personnes formant un polynôme

Et si tu réussis tout tu seras le premier  polyhomme...

Sois poli, reste poli

Sois poli, reste poly

Poli , polyvalent,

Poli, polyvalent, 

 

Brigitte Bonidon  04 10 2008

 

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Des Hauts et des Bas

 

Si ce sont de gros nuages pas beaux

Ou d'horribles avions qui polluent trop

Peut-être simplement c'sont des feuilles qui volent

car l'hiver arrive et c'est pas de bol !!!

Et ce qui se passe en bas

C'est pas mieux pour ça

D'horribles machines bien trop bruyantes

Font disparaître nos amours naissantes,

De grosses voitures passent et repassent

C'est ainsi qu'on perdra nos traces

Dans l'espace qui  nous reste tout est électrique

Nous mêmes sommes devenus  des boîtes à fric,

Comment veux-tu qu'en bas

On rit de tout ça?

J'ai des hauts mais  aussi des bas

J'ai des bas mais aussi des hauts

Quand ça va, ça peut monter très haut

Quand ça va pas, ça peut descendre très bas.

Si ça va je peux écrire des mots

Et quand ça va pas, j'peux écrire des maux

Parfois j'sais pas trop bien c'que j'vaux

J'sais plus  trop bien c'qui s'passe là haut,

 

Si ça nous fait peur

"Revenez tout à l'heure",

Si vous n'êtes pas contents

Mettez vous en rang!!!

Et vu d'en haut

Est-ce-que c'est plus beau?

Rien n'est moins sûr

On n'a plus de futur,

Horizon bouché

Vue obstruée

Les messages ne peuvent plus passer

Nous nous retrouvons immobilisés,

Et nous ne pouvons plus faire demi-tour

Comment ferons nous pour refaire l'amour?

Comment sont vos hauts et comment sont vos bas?

Me demanda l'docteur qui n' comprenait pas,

Quelle est la durée de chaque épisode?

Je lui répondais la vie, çe me taraude

Y'a des moments ou ç'est à peu près bien

Mais la plupart du temps  ça va moins bien,

On a tous des hauts et tous  des bas

Mais vos bas sont-ils fait de soie

ou bien  de nylon ?

Là est la question

Mais c'est une autre question,

Une toute autre question!!!

Mes hauts et mes bas...

Mes bas et mes hauts...

Vos hauts et vos bas...

Vos bas et vos hauts...

 

Brigitte Bonidon, 18 04 2008 

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Mes jardins secrets


 

 Magique, la maison hantée

Splendides, les objets oubliés

Rapides, les amours gâchées

Magiques, mes lieux préférés

Amis, les objets d'antan

Sublimes, les affaires d'avant

Oubliés, les garçons d'antan

Secrets, les matins d'avant

Cachés, mes livres préférés

Classées, mes photos choyées

 

J'veux toujours cacher

Mes petits secrets

Qu'tout reste discret

Et bien emballé

Ma vie privée