Grrrrr

Elle l'aime elle

Leurs cœurs croisés

Se sont trouvés

Pourquoi dévier

Quand on se plaît ?

Elles se complètent

En tête à tête

Elles se soutiennent

Quoiqu'il advienne

,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Refrain ;

Elle, elle l'aime elle

Lui il l'aime lui

Moi je t'aime toi

Pas de mal à ça

Moi je t'aime toi

Et c'est comme ça

Ce sont nos vies

Et c'est ainsi

Au masculin,

Quand on se serre

Et quand on s'aime

Pourquoi ça gène?

Au féminin,

Quand on se serre

Et quand on s'aime

Pourquoi ça gène?

,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Il n'a pas choisi

D'être attiré par lui

Qui fait battre son cœur

Qui l'attend à toute heure

Elle est folle de celle

Qui la rend belle

Lui est fou de celui

Qui lui sourit

Comment son cœur

l'a t il touché(e) ?

Pourquoi son cœur l'a t il trouvé(e)?

Demande pas pourquoi

Il le sait pas

Demande pas pourquoi

Elle le sait pas

Au diable la morale

Le bien, le mal

ça m'est égal

J' trouve ça normal

Pont musical ;

Jamais compris

pourquoi leur amour

Ne peut être vécu au grand jour

Jamais compris pourquoi s'aimer

Pouvait être si mal jugé

Quel est donc leur péché,

Qui pourrait les condamner?

Rien n'est plus beau que l'amour

S'aimer vraiment c'est du velours...

Quand deux cœurs se serrent

Ils n' peuvent s' taire

Ils vont pas s' cacher

Est-ce mal d'aimer?

Pourquoi tricher

Ou se cacher ?

Suivre son cœur

Rien qu' du bonheur

C'est si beau d'aimer

Sans préjugés

Le cœur moins lourd

Grâce à l'amour

On peut s'attirer

Sans être jugé

C'est leur histoire

Le reste dérisoire

Les préjugés

d'un temps passé

Laisse-les jaser

Ignore-les

Leurs cœurs liés

Sont enlacés

Ils sont heureux

C'est merveilleux

Brigitte Bonidon, 11 février 2017

...................................................................................

L'éponge 

 

J'absorbe les humeurs éphémères

Les impuretés au goût amer,

Les colères liquides et solides

Qui me rendent souvent livides.

 

Je m'imbibe des mauvais jours

Qu'on me fait subir tour à tour

Je garde en moi tant de secrets

Tant de douleurs accumulées.

 

Je suis une éponge imbibée

Par bien des  impuretés

Que l'on m'oblige à absorber

Sans de ma vie se soucier.

 

J' suis une éponge bigarrée

Qu'on utilise pour nettoyer

Les saletés accumulées

Au fil des jours et des années.

 

Parfois  je crache le trop-plein

Les impuretés et le venin,

Je ne devrais point l'avouer

Mais je ne sais pas dissimuler.

 

Quand on me presse un peu fort

Il reste des traces sur mon corps

Mais je finis par me libérer

Et m' soulager d' certains déchets.

 

Ça ne dure jamais longtemps

Bien vite resurgissent les tourments

Et à nouveau je dois éponger

Tous les travers de l'humanité.

 

J'absorbe les odeurs éphémères

Les impuretés au goût amer,

Les colères liquides et solides

Qui me rendent souvent livides.

 

Je m'imbibe des mauvais jours

Qu'on me fait subir tour à tour

Je garde en moi tant de secrets

Tant de douleurs accumulées.

 

Si vous saviez ce que j'absorbe

Toutes les émotions que je gobe,

Vous seriez surpris par le poids

Comment  puis-je ingérer tout ça?

 

Des kilos, des tonnes de souillures

Qui en moi s'accumulent, c'est dur

Mais je supporte et j'endure

J' semble consignée jusqu'à l'usure...

 

12 02 2010 

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Dame Insomnie

 

Elle m'a surpris une nuit

Elle s'est glissée dans mon lit

Un œil ouvert entre deux cris

Elle me hante et me poursuit

 

Elle me casse et me torture

A bouleversé ma nature

Depuis elle me quitte plus

Comme la pire des sangsues

 

Refrain ;

 

Dame insomnie a fait son nid

Meilleure compagne de mon lit

Elle est ma pire ennemie

Me poursuivant vers l'infini

 

Elle m'abrutit et elle s'entête

Elle me poursuit et elle m'embête

Elle s' colle à moi, je suis sa proie

Elle m'épuise, j'en peux plus moi

 

J'ai beau compter les moutons

elle me fait tourner en rond

Je vais de plus plus mal

Elle s’agrippe à mon moral

 

J 'voudrais tant m'abandonner

A Morphée et à ses fées

mais elles veulent pas de moi

Je suis condamnée à veiller

 

Et quand du rêve au cauchemar

le repos de plus en plus tard

La paix c'est quand au matin

Je dois me lever sans entrain

 

Dans la journée trop fatiguée

je fais des rêves ensommeillés

Les yeux mi-clos je m’abandonne

Alors que le soleil résonne

 

Brigitte Bonidon 10 février 2017

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Les jours sans

 

Difficile réveil ce matin

Sans énergie j' me sens pas bien

Malgré le café et la clope

Je ne suis toujours pas au top

 

Je rêve de pouvoir m' rendormir

Mais je dois m' bouger et sortir

Ça va être une journée sans

C'est comme ça, déjà je le sens

 

Il y a parfois des jours sans

Sans sourire et sans sentiments

Les yeux tristes, le visage figé

Un rien pourra me faire craquer

 

Il y a parfois des jours sans

Sans sourire et sans sentiments

Les yeux vides et les traits tirés

Rien ne pourra me ranimer

 

Tout est si noir au-dehors

Mais je dois faire des efforts

Paraître normale, cohabiter

Même si j'ai envie d' tout plaquer

 

Je voudrais être téléporté

Loin de mes tristes réalités

Je sais je ne supporte personne

Et ce p..... d' téléphone qui sonne

 

Il y a parfois des jours sans

Sans sourire et sans sentiments

Les yeux tristes, le visage figé

Un rien pourra me faire craquer

 

On a tous connu les jours sans

Sans sourire et sans sentiments

Les yeux vides et les traits tirés

Rien n' semble pouvoir nous ranimer

 

 

Va bien falloir qu' je fasse avec

Que je cherche à me mettre au sec

Je vais devoir paraître normale

Même si j' n'ai pas du tout l' moral

 

Cent fois je vais bien essayer

De sourire et d' positiver

Mais ma destinée préférée

Serait vraiment d' rester cachée

 

Il y aura toujours les jours sans

Sans sourire et sans sentiments

Les yeux tristes, le visage figé

Un rien pourra me faire craquer

 

Il y a aura encore des jours sans

Sans sourire et sans sentiments

Les yeux vides et les traits tirés

Rien ne semble nous ranimer

 

Jusqu'au soir je vais me traîner

Entre cigarettes et pauses café

Cette journée sera un flop

Je ne serai jamais au top

 

Même au moment de me coucher

Je sais qu' je vais encore râler

Envie de rien et marre de tout

J'attends d' retrouver mon Doudou

 

On vivra encore des jours sans

Sans sourire et sans sentiments

Les yeux tristes, le visage figé

Un rien pourra nous faire craquer

 

On aura encore des jours sans

Sans sourire et sans sentiments

Les yeux vides et les traits tirés

Quand rien ne peut émerveiller

 

Brigitte Bonidon, 17 février 2017

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Pas encore né

 

Je ne l'ai pas trouvé

Mais il doit exister,

A l'autre bout du monde

Ou quelques mètres à la ronde,

Il suffit de chercher

Pour pouvoir le trouver,

Il suffit d'insister

Pour le rencontrer.

Il n'est pas encore né ce sentiment léger,

Il n'est pas encore né même si j'en ai rêvé,

Il n'est pas encore là,

Mais il arrivera, il arrivera...

Je l'ai pas bien cherché

Et je l'ai pas trouvé,

Faut pas désespérer

Et j'dois continuer,

J'dois persévérer

Car il doit exister

Cet être particulier

Qui doit me compléter.

Il n'est pas encore né cet amour passionné,

Il n'est pas encore né et il me fait rêver,

Il est peut-être là,

Et je ne le vois pas.

Et si la fin arrive,

Si j'suis sur l'autre rive,

Alors il sera trop tard

Tant pis pour le hasard,

Mais il est encore temps,

Comme disent les romans

Pour  trouver cet ami,

Et se dire "oui", c'est lui.

Il est pas encore né celui qui m'aimera

Il est pas encore né celui qui me dira

Oui tu es la plus belle,

Pour moi t'es éternelle.

Je l'ai pas rencontrée

Celle qui pour moi pourrait

être comme une sœur,

Partager nos erreurs,

Et puis aussi nos joies

Tout et n'importe quoi,

Une bonne amie sincère

Qui fait pas de manière

Qui serait  là pour moi

Quand ça ne va pas,

Et pour qui je serais

Là, si elle me demandait...

Mais c'est tellement rare,

C'est une sacrée  histoire,

Faut seulement espérer

Qu'ça pourrait arriver...

Elle n'est pas encore née cette amitié rêvée,

Mais elle peut arriver, sans se presser,

Et  si elle était née

J'devrais la réveiller...

Sûr, un jour  j' le saurais

Et je la sentirai,

Elle sera près de moi,

Et elle sera en moi

Elle me réchauffera,

Même s'il fait froid.

Elle est peut-être née

Cette affection rêvée,

Elle doit s' dissimuler

Bien  enfouie, bien cachée,

Elle est peut-être née...

Pas encore éveillée...

Brigitte Bonidon, 18 octobre 2008

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 Mal

Dans cette nuit sans étoile,

Sous ce soleil trop pâle,

Tu ne me le dis pas,

Mais j'sens que ça va pas,

Parce que tu as Mal

Oh oui si mal,

Mais tu le dis pas

Parce que ça se fait pas,

C'est pas bien de se plaindre,

ça sert à rien de geindre,

Pourtant t'as mal à... toi-même,

Même si  t'essaies d' l'cacher

Tu penses personne t'aime

Mais ça doit rester  secret... 

 

Dans ce monde glacial

Où tout n'est pas génial,

Où on est bien trop mal,

On n'a pas le moral,

Oui MAL, on va  MAL,

On a  trop Mal.

Dans la lumière trop pâle,

Dans ce monde si sale,

On a si mal ;

Mal  à... SOI-même

Et on le dit sans Gêne,

Et On  le dit sans Haine,

C'est même pas un Problème...

 

Dans ce monde si rude

Il a pas pour habitude,

D'ailleurs il a pas le temps,

D'penser à ses tourments,

Il travaille tout le temps,

Mais s'il arrête un moment

Alors lui -aussi,

Lui l'extraverti,

Lui qui toujours rit,

Lui aussi il pourra

Dire "j'ai mal à moi-même"

Mais seulement une fois 

Même si  l'amour il sème..

 

Et elle lui répondra

Je ne le pensais pas

Mais à bien y réfléchir

Je voudrais sans mentir

T'avouer ce qu' je dis jamais,

Mais c'est comme un boulet

Moi aussi j'ai  très mal,

Oh oui à elle-même si mal,

C'est quelquefois si dur,

De cacher d'être bancal,

D'enfouir ses blessures.

Pour ne pas communiquer

Nos peurs, nos actes ratés,

Souvent, nous essayons, 

Quel mal nous nous donnons

De dissimuler, d'occulter, 

Alors que ce serait 

Si positif d'avouer

Que nous avons MAL,

Parfois si mal

Pas bon moral

Mal à nous-mêmes,

Même si on continue

Mal quand même,

Même si cela est tu.

Et vous, comment allez-vous?

Sous vos airs sûr de vous,

Parfois doutez-vous,

Avez-vous mal partout?

Comme je suis sûre que oui

Je vous crie votre envie,

Car vous avez mal,

Oui mal, bien trop mal,

Vous cherchez votre idéal

Mais vous  le trouvez pas

Et vous vous sentez mal

Car on vous aide pas.

Et puis qu'en est-il d'eux

Qui semblent si heureux

Dans leur joli maison,

Tout baigne dans du coton.

Mais qu'est-ce qu'on en sait

D'leur vie, de leurs secrets,

Tout au fond d'eux

Ils ont bien des bleus

Dans le coeur ou ailleurs

Et ils pourraient crier

S'ils osaient;

MAL, Ils se sentent mal,

Nous les croyons heureux

Mais leur vie est banale

Et leur inflige des bleus.

Comme c'est banal

D'avoir mal au moral,

Mal à son âme ;

Faut pas qu'on nous condamne...

Dans un monde glacial

Où tout n'est pas génial,

Où je suis bien trop mal,

Je n'ai pas le moral,

Oui MAL, je vais MAL,

J'ai trop Mal.

Dans la lumière trop pâle,

Dans ce monde si sale,

J'ai  si mal.

J'ai Mal  à... Moi-même

Et je le dis sans Gêne,

Et je le dis sans Haine,

C'est pas un Problème...

C'est même plus un Problème...

 

Brigitte Bonidon 08 10 2008

 

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 Girouette 

Bourreau des cœurs déplumé

Qui cherche des âmes à sauver

Tu règnes sur un empire

Corps et cœurs à secourir

 

Tel un vieux coq dépravé

A l’armure bien astiquée

Pour gallinacées hystériques

Trompeur hautement pathétique

 

Refrain ;

 

T’es le confident royal

Le Conseiller conjugal

C’est écrit dans ton horoscope

Quand les corps se télescopent

 

T’es qu’une sombre girouette

Qui tourne en pleine tempête

Quand les vents contraires t’appellent

Parmi volatiles sans cervelle

 

T’es qu’une girouette

Une girouette

Sombre girouette

Qui tourne en tempête…

 

 

Du haut de ton perchoir

Tu rêves trop de pouvoir

Guider ta baguette magique

Sur quelques poules domestiques

 

Du fond de ta basse-cour

Elles t’appellent, tu accours

Tu y vas droit dans le mur

Car de toi t’es bien trop sûr

 

 

Tu te prends pour Dieu le Chat

Les autres ce sont tes proies

J’ai bien compris dans ton jeu

L’côté pervers et malicieux

 

Tu tires le plus beau rôle

De tes belles et lourdes paroles

Quelques mots de pacotille

Qui font rêver les petites filles

 

Je suis pas une de tes grues

Mais qu’est-ce-que t’avais donc cru ?

Je vais pas aller me calquer

Sur les babioles d’ ton poulailler

 

Je quitte donc ta basse-cour

Sans préavis ni long discours

J’ te laisse ta meute agglutinée

Ton écurie de demeurées

 

Brigitte Bonidon 14 03 2016

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Stylos à bobos

 

Plume entre la main

Griffonne, l'air serein, 

Quelquefois accroche

Ou  sait  mettre en broche,

Qui peut  aussi tuer

Sans jamais blesser, 

Sait aussi  aimer

Sans aucun  regret

Même  ressusciter

C'lui qui a changé...

 

Le  fusil aigri, 

Stylo en sursis

Outil de collabo

Crée quelques bobos,

Tout c' qui en c' bas-monde

Vit, agit  ou gronde,

Loin d'être  dérisoire

Quel sacré pouvoir !

Stylos à Bobos,

Crayons d' collabos...

 

Ce p'tit accessoire

Qui laisse entrevoir

Quelques vérités

En c' monde aseptisé,

Aux  accroche-cœurs

Profiteurs  d'erreurs,

Appuie où ça fait mal

Toujours à rebrousse poil

Déverse de l'encre bleue

Telle une  arme  à feu,

Fait  bien des dégâts

Bien plus qu'on ne croit.

 

Ton  fusil aigri, 

Stylo en sursis

Outil de collabo

Crée quelques bobos,

Tout c' qui en c' bas-monde

Vit, agit  ou gronde,

Loin d'être  dérisoire

Quel sacré pouvoir !

Stylos à Bobos,

Crayons d' collabos...

 

Mine bien taillée

Qui peut découper

Tant de vieux  bâtis

Et tant de non-dits

Plume bien encrée

Qui sait taillader,

Qui se soucie pas ;

Appréciée ou pas.

Ragots ligotés,

Passant à côté

Des "qu'en dira-t-on"

Réservés aux cons.

 

Brigitte Bonidon, 14 02 2012

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Mes TOCs

 Je suis  complét'ment toquée

Je me dois de  l'avouer,

Même si j'essaie de le cacher

Car je n' sais  si vous comprenez.

Je suis tout à fait  consciente

D'être une drôle de patiente,

Pas facile d' parler  obsessions

D' ces gestes refaits  à profusion...

 

Je voudrais balayer ces tocs

Sans utiliser des  médocs,

Diluer  satanées breloques

Par un Traitement   de choc.

Croyez bien tout cela m'ennuie 

Et me gâche pas mal la vie,

Il est bien temps qu' je les révoque

Grand temps avant qu' je n'... suffoque.

 

Et  tout ce temps que je dépense

Alors que les autres avancent

Je me retarde et je  m'épuise

Tout   vérifier, quelle emprise ;

Toutes ces manies insupportables

Qui deviennent  parfois invivables 

Mais que   personne évidemment

Ne peut comprendre aisément.

 

Je voudrais balayer ces tocs

Sans utiliser des  médocs,

Diluer  satanées breloques

En un Troquement   de choc.

Croyez bien tout cela m'ennuie 

Et me gâche pas mal la vie,

Il est bien temps qu'je les révoque

Grand temps avant qu' je n'... suffoque.

 

Pas facile d'y remédier

Pas facil' d' se débarrasser,

De ces gros tics encombrants

Qui à force deviennent pesants.

Je devrais  laisser au placard

Tous ces fantômes  tôt ou tard,

Me libérer de ces manies

Et  les envoyer  loin d' ma vie...

Me débarrasser d' mes tics en toc

A tout jamais, m' dire je m'en moque,

Les disloquer, me libérer,

Enfin,  ne plus être Toquée!!! (Toquée, toquée, toquée...)....

Ultime traitement de choc,

Dire "Au revoir", ou... "Adieu  les Tocs" !

18 07 2010

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Dévoilée 

Un voile j'ai trop longtemps  porté

Aujourd'hui j' veux me libérer

D' cet épais  rideau translucide

Avant d' pouvoir compter mes rides.

Plus le voile sera transparent

Plus mes yeux seront brillants,

Mes envies enfin  libérées

Raviveront mon lourd passé.

 

J' vais me dévoiler  mais pas trop,

Je me découvre   mot à mot,

J'ai décidé de vivre à fond,

Que le meilleur porte mon nom!

Je me dévoile à mi-mot,

Je me libère des barreaux,

L'avenir portera mon nom

Je viens de prendre ma décision!

 

 

Ainsi délivrée du passé

Je ne vais plus m'arrêter,

Mon voile va vite  s'envoler

Et ne retombera  jamais. 

Il s' posera bien où  il voudra

Mon vrai visage apparaîtra,

Je vivrai mes rêves obscurcis

Qui cachaient l'autre moitié d'  ma vie.

 

J' vais me dévoiler  mais pas trop,

Je  me  découvre  mot à mot,

J'ai décidé de vivre à fond,

Que le meilleur porte mon nom.

Je me dévoile à mi-mot,

Je me libère des barreaux,

L'avenir portera mon nom

Je viens de prendre ma décision!

 

J' vais dévoiler mon vrai  visage,

Découvrir de plus beaux paysages,

Faire  les plus beaux des voyages

En délaissant les vieux bagages.

Je  veux plus me voiler la face

J' veux me  regarder  bien en face,

Briser les murs de ma prison

Élargir  tous mes horizons.

(Pour de bon, pour de bon).

 

C'est le début d' mon éclosion,

J'  réalise mes affirmations,

J' peux m'échapper,  me convertir

A l'avenir,  je veux  sourire...

J' m' suis dévoilée en pudeur 

Me suis découverte, quel bonheur!

 

21 Juillet 2010
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Le fardeau

 

Tout ce que je  ressens

Me rappelle  mot à mot

Ce que sont les tourments

Qu' je  porte tel un fardeau.

Ces pêchers en lambeaux

Qui de moi se détachent

Tout ça est bien de trop

Faudrait  que je les cache.

Cracher l'enfer entier

Si tel était mon vœu

Se dire ses vérités

Se perdre quelque peu...

 

Plus fragile qu'un roseau

Je m'accroche à la vie,

La force est un cadeau

Qui devant moi s'enfuit.

Il ne me reste rien

Je vous écris ces maux,

Je ne me sens pas bien

La vie est un fardeau.

 

Au creux du plus profond

J'aimerais tant me perdre

L'avenir  est de plomb

Il n’ faut pas se méprendre.

Je ne saurais vous dire

Ce qu'est une bel' journée,

Je n'ai vu que le pire

Le long de mes années.

Je pourrais vous décrire

Ce que sont les abysses

Je ne sais point mentir

Le bonheur lui, est vice.

Du moins c'est c' que je crois

C'est ce que je ressens

En fait je n’ l’ connais pas

Il m'évite  en courant.

Je dois trop l'effrayer

Avec mes maux ridés

J'ai beau l'interpeller

Il s' fait toujours  prier.

 

Plus fragile qu'un roseau…

Si vous le rencontrez

Faites-moi le savoir

Un instant protégé

J'essaierai de le voir.

J'ouvrirai mon miroir

A ses ailes de miel,

Le temps d' m'apercevoir

Il r' partira au ciel.

Mille ennuis pour une seule vie

Ça semble vraiment  trop,

Mille soucis m'ont aguerrie

Et  je porte mon  fardeau.

Plus fragile qu'un roseau…

 

Je courbe trop le dos

Mais je ne me rends pas,

Tout comme le roseau

Je souffre mais ne romps pas.

Je plie sous mon fardeau

Mais je ne me rends pas,

Tout comme le roseau

Je souffre mais ne romps pas.


 

16 02 2010


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 Prisonnière 

Prisonnière

Sans repère

Dans un monde austère

Prison en atmosphère. 

Prisonnière enfermée

Dans un monde oublié

Sacrifié par des lois

Qui nous laissent aux abois.

Prisonnière en heures passées

Qui ont sonné, trébuché

Aux Pieds et poings liés

Ligotés, entravés,

Dans une  ville déchaînée

Aux lumières acidulées

Qui se sont dérobées

Pour les  emprisonner.

 

Prisonnière du temps

Qui se paie au comptant

Prisonnière des  semblants,

Semblant d'être contents

Et qui passent sans conter

Dans ce monde maniéré

Aux lumières artificielles

A coté du réel,

Pour se croire vivants

Au côté des bien-pensants

.

Prisonnière des enchères,

Des manières passagères

Qu'on veut lui infliger

Pour se faire du blé.

Prisonnière sans passeport

Où l'argent vaut de l'or,

Dans ce  monde déraciné

Aux  univers  abîmés,

Aux idées périmées

Et aux peurs infligées.

Prisonnière en heures passées

Qui ont sonné, trébuché

Aux Pieds et poings liés

Ligotés, entravés,

Dans une  ville déchaînée

Aux lumières acidulées

Qui se sont dérobées

Pour les  emprisonner.

Prisonnière libérée,

Liberté  marchandée

Contre bonnes volontés

Et plus si affinités.

Prisonnière sous caution

En attente de tractation

Qui pourront déboucher

Sur liberté monnayée... 

 

30 11 2009

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 Je vole 

Comme un oiseau miraculé

Qui du sol a pu s'élever

Pour s'éloigner des vices cachés

Superviser l'immensité.

Comme l'oiseau s'est libéré

Quand du sol il s'est éloigné

Dans la poussière asséchée,

Qui papillonne  les soirs d'été, 

Lentement je prends mon élan

Libéré(e), enfin, j' me surprends.

Je m'élance et puis je décolle

A dix mille lieues du sol

Je défie les réalités

Pour surplomber la liberté.

Je prends le recul nécessaire

Je voyage, m'inonde d'air

En faisant un vide malicieux

Je vole tel l'oiseau heureux.

Loin de l'oiseau tombé du nid

Qui faiblit et puis périt

J'ai la vigueur pour m'éloigner

J'ai trouvé force et  volonté.

En survolant  l'immensité

J'ai décidé de contempler,

Je m'élève  pour  mieux juger

Pour distinguer ce qui est vrai.

Je m'élance et puis je décolle

A dix mille lieues du sol

Je défie les réalités

Pour surplomber la liberté.

Je prends le recul nécessaire

Je voyage, m'inonde d'air

En faisant un vide malicieux

Je vole tel l'oiseau heureux.

Se libérer, enfin, bonheur

Rêve sacré des plus belles heures,

On en rêve tellement souvent

Pour éloigner bien des tourments. 

 

09 03 2010
 

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Tremble !!!

 

Les assassins, les voleurs

Les malhonnêtes et les tueurs 

Les mauvais perdants trafiqueurs

Ceux qui ont délaissé le Cœur,

 Les malhonnêtes et les tueurs

Ont-ils vraiment bonne conscience 

De leurs cures de jouvence

Tout ça devra bien s'arrêter

Ils en ont profité assez!

N'ont-ils pas peur de la justice

Au nom de leurs horribles vices

Au titre de leurs préjudices,

Mais où est donc la justice?

Tremble voleur,

Je t'apporte la peur

Tremble vaurien,

T'es moins que rien!

Tremble bandit

Tu es maudit,

Tremble pour le mal que tu as fait,

Tu ne pourras pas  échapper...

Tous ceux qui, en ce bas monde

Sont  pas jugés pour fautes immondes

En haut, ils ne peuvent  espérer

Qu'ils  seront aussi épargnés,

Ils seront sûrement rattrapés

Ils devront enfin être jugés.

Odieux de par leurs péchés

Justice les attend au sommet

Ils ne peuvent qu'être retrouvés

Ils ne pourront qu'être jugés!

L'honnêteté est entachée,

L'honneur même est sacrifié

Par le profit et le succès,

L'humanité souvent bafouée...

Tremble voleur,

Je t'apporte la peur

Tremble vaurien,

T'es moins que rien!

Tremble bandit

Tu es maudit,

Tremble pour le mal que tu as fait

Tu ne pourras pas  échapper...

Tu ne pourras plus échapper

Tu ne pourras y échapper

Tu vas connaître les regrets

Tu vas devoir t'excuser.

Tu as dévié du droit chemin

Tu as trafiqué ton destin,

Et ta fierté et ton honneur

Tu les oublie, sale voleur...

Tremble voleur,

Je t'apporte la peur

Tremble vaurien,

T'es moins que rien!

Tremble bandit

Tu es maudit,

Tremble pour le mal que tu as fait

Tu ne pourras pas m’échapper...


 

09 03 2010
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Sans retour

-Texte écrit En hommage aux victimes du crash de l'Airbus  A 380 entre Rio et Paris   (ou pour autre tragédie aérienne)

 

 Elle avait gagné aller-retour

Pour Rio, agréable séjour...

 

Elle revenait le  cœur rempli

De soleil et tellement  d'envies, 

En attendant le petit jour,

Pendant ce long retour,

Elle somnolait tranquillement

Rêvait sereinement,

Mais sa  destinée

Devait se briser

Dans le vaste océan

Quelque part dans le néant.

 

 

Quelle horrible fin tragique

Au beau milieu de l'Atlantique,

Aller simple sans retour

Âmes en peine pour toujours

Aller sans retour,

Sans retour…

 

En cette  triste nuit de Juin

Moment bref et tellement soudain

Pas  le temps d' réaliser

Qu' jamais elle ne reverrait... 

 

Elle avait pris ce dernier vol

Pour retrouver maison et école,

Mais pour elle et ses compagnons

Triste fin, maudit avion ; 

Le  sort avait décidé

De ne jamais, jamais

Jamais  les ramener,

Jamais revoir leur pays,

Jamais familles, amis...


 

Quelle horrible fin tragique

Au beau milieu de l'Atlantique,

Aller simple sans retour

Âmes en peine pour toujours

Aller sans retour,

Sans retour…

 

Comment l'oublier?

Comment se résigner?

Comment  les  oublier?

Tous ces naufragés

A jamais, A jamais...

Terrassés au petit matin,

Avant de revoir les siens

Qui ont tant  attendu

Dernier vol jamais revenu,

Pour eux  fin tragique,

Ceux qui restent,  panique

Entre espoir et incertitude

Entre choc et lendemains rudes,

Combien de vies massacrées?

Combien de corps souillés?

Perdus à jamais

A jamais brisés.

Ne jamais, jamais oublier ;

Bien trop jeunes pour crever. 

Bien triste fin de voyage,

Qu' s'est-il passé dans ces nuages? 

Quelle horrible fin tragique

Au beau milieu de l'Atlantique,

Aller simple sans retour

Âmes en peine pour toujours

Aller sans retour,

Sans retour…


 

Brigitte Bonidon, 08 06 2009

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La bourge 

La bourge évaporée

Ne cesse de minauder,

Elle sait se parer  

Sans jamais innover.

La bourge du quartier

Allure toutou gâté 

Hautaine et mal baisée

Sur ses airs empruntés,

De ses questions stupides

Elle pense ôter les rides,

Dans ses clopes usagées

Elle oublie de penser.

Ses paroles inutiles

S'envolent sur son fil,

Elle parle souvent  fort

Elle s'impose au dehors,

Son mépris affiché

Son dédain recherché

Sur  mauvais ascenseur 

Fière,  étage supérieur.

Dans son Jeans moulant

Ses fesses se serrant

Pour juste s'assurer

Qu'elle n'a point de bourrelets.

Quand l'humain s'évapore

En  fumées inodores, 

Lunettes noir' ajustées

Cachent mal les excès. 

Ce  dédain animal

Dans son moteur central,

Face à notre simplicité

Naturelle et posée.

Nous sommes simples paysans

Ennuyeux et pesants,

Mais respirons  l'humain

Au souffle pur et sain.

Elle est là renfermée

Sur ses oh  préjugés

Dans son bourg intégral

Bourge et non rural.

Même pas un sourire

Pour ne pas s'ouvrir 

Des fois qu'elle cracherait 

Son peu  d'humanité.

Pour faire battre son cœur

Elle s'entoure de ses sœurs

Celles qui lui ressemblent

Et qui pardi s'assemblent.

Elle sait trop bien conter 

Sa p'tite vie romancée,

Ses enfants sont ainsi

C'est dire pas n'importe qui ;

Fréquentent pas les brouillons

Ces horribles souillons

Qui savent rester nature

Sans plus de fioritures...

Ce  dédain animal

Dans son moteur central,

Face à notre simplicité

Naturelle et posée.

Nous autres simples paysans

Ennuyeux et pesants,

Nous respirons  l'humain

Au cœur pur et serein. 

Nature je suis restée

Simple je resterai,

Je n'envie ni son style

Ni ses talents aiguilles.

De ce village de bourge

Où j' dois paraître courge,

A l'écart je me tiendrai

Des fois que ça déteindrait

Car  pour rien au monde

J' ne rejoindrai ce monde...


Brigitte Bonidon, 18 04 2010

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La tache

Une tache noire sur le papier blanc

Une tache noire, une goutte de sang,

Le désespoir frappe à ma porte

Le diable, terrible diable m'emporte.

Quand le trou noir sera béant

Je m'en irais tout en criant;

 

Finie la noirceur de cette vie

Loin, enfin loin d' ce monde pourri,

J'étais un grosse erreur de casting

Un énorme trou dans le Zapping

Une tache sur le  beau tableau,

Une merde face à son bourreau.

Marre et ras le bol de le faire planer

Mieux vaux raison lui donner 

Puisque j' suis coupable de tous les maux 

Je vais disparaître de son troupeau. 

 

Pesanteur, noirceur amassées

Quand l'étau  se sera refermé

J'aurais enfin fini de souffrir

De cette douleur je veux m'enfuir.

Quand ma terreur atteindra le summum

Quand j'aurai fini de lire mes psaumes,

Quand mes dents  toutes serrées

Seront enfin décrochées,

Quand la fureur et les conneries

Auront inondé mes faibles envies,

Quand  l'enfer m'aura ravagée

Le firmament m'aura accrochée

Je sais qu'il m'attend les bras ouverts

Qu'il soit caché ou à découvert.

Je suis brisée et  fracassée,

Il m'a cassée pour mieux régner

Il a  anéanti toutes mes envies

Il m'a endormie sans faire de bruit.

Il m'a brisée en mille morceaux

Pour mieux régner sur mes idéaux

J'ai trop pensé aux autres, à leur bien,

Je veux me défaire de tous ces liens. 

Mais qu'est donc devenue ma vie

Que je contemple, immense gâchis ;

Débris projetés à jamais,

En mille fragments morcelés,

Impossible de reconstituer

Ce que j'étais quand j' suis arrivée.

Mieux vaut  ne pas continuer

Entre enfer et cauchemar glacé

Qu'il me brûle ou bien me  glace

Sa fierté a pris ma place.

Aigle noir méchant et pervers

Tu as mis ma vie de travers

Mais tout ça doit bien cesser

Va jouir ailleurs sale bélier!

Là, c'est moi qui t'observerai

Moi qui vais à mon tour me marrer ;

Vengeance pensée et bien organisée

Sera la pire réponse appropriée.

Une grosse tache indélébile

Qui vous semblait si fragile

Une tache d'humeur malhabile

Qui vous paraissait immobile

Et qui pourtant vous poursuivra

Toute votre vie et bien au-delà.

Vous ne pourrez  vous débarrasser

De cette tache dès qu'elle paraît

Si elle survit à la naissance

Méfiez vous des apparences ;

Pire qu'une pieuvre accrochée

Aux parois lisses des rochers,

Elle ne vous lâchera plus  jamais

Vous aurez  sangsue à perpétuité.

 

Brigitte   Bonidon, 06 04 2011

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A quoi ça sert ?

Toutes ces chansons au fond des tiroirs

Tous ces cerveaux sans mémoire

Tous ces tombeaux sans histoire

Ces chiffons au fond des armoires,

Ça sert à quoi?

A quoi ça sert tout ça?

Est ce qu'un jour ça servira?

Si ça te servait à toi?

Si ça nous servait à nous

Dans cet univers de fous,

Devant toutes ces portes fermées

Devant ces poubelles  à vider

Tous ces volets condamnés

A ne plus pouvoir s'exposer

Tous ces talents cachés, interdits

Toutes ces nouveautés qu'on expédie

Toutes ces voix qui sont cassées

Qui voudraient tant s'exprimer

Et qui auraient tant à nous  conter

De leur vérités cachées, étouffées.

A quoi ça sert cette mémoire

Est ce que c'est pour nous faire croire

Que quelques-uns sont meilleurs

Et d'autres  sont des imposteurs

A quoi ça sert de remplir

Les armoires de souvenirs

Et les mémoires de chiffons

Aussi futiles que des brouillons?

Un jour faudra déballer

Tout ce qu'on avait empilé

Ces papiers  moitié déchirés,

Tous ces tissus trop lavés

Dont on a du mal à se séparer

Tout ce qui accroche le coeur

Les souffrances et les erreurs

Et qui reste imprégné

Dans l'ivresse de nos pensées

Tout ça ne servira pas

Si tu le divulgues pas

Tout ça Deviendra 

Lorsque quelqu'un le lira.

A quoi ça sert de remplir

Les armoires de souvenirs

Et les mémoires de chiffons

Aussi futiles que des brouillons?

16 08 2009
 

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A titre posthume

 

Au clair de la lune

A titre posthume,

Faut que je rallume

Ce morceau de plume

Qui n'a plus servi,

Qui s'est rabougri.

Faut que je résume

Et faut que j'assume

Qu'à titre posthume

Je n' ferai pas leurs unes!

A titre posthume

Gravé dans l' bitume

Dans l'épaisse brume

Faut que je rallume

Vos vieilles coutumes,

Vos sombres costumes,

Dégainez  vos plumes

Pour en faire les unes,

Soyez méprisants

Crachez aux passants

Faites vous remarquer

Pour cela osez, osez

Osez, soyez  malpolis ;

Vous serez  bien servi

Sinon ignoré

Au pire engagé,

Au gré des infortunes

A titre posthume,

Laisser les amertumes

Aux mémoires posthumes.

Faut que je résume

Et faut que j'assume

Qu'à titre posthume

Je n' ferai pas leurs unes!

Leurs noires costumes

Sur l' sombre bitume

Montre  leur infortune

Moi je suis sur la lune

Et je m'en moque et je m'en amuse

C'est bien ma veine car j' suis pas une muse.

Faut que je résume

Et faut que j'assume

Qu'à titre posthume

Je n' ferai pas leurs unes!

A titre posthume

Je ferai pas les unes

Et je m'en désole

Ça me fait rire ; LOL!

A titre posthume

Aiguisez vos unes,

Rallumez vos plumes

Avant l'infortune.

A titre posthume, le billet en poche

Si on se résume, on se sent moins moche

A  titre posthume, pour ce simple aller

Un peu d'amertume,  et ça va aller

Un peu d'amertume, laissons-nous aller...

16 08 2009

 

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Je zappe

 

Face à ces concours

Tous ces cons qui courent

Dans ces courses de fond

Résultat sans fond, 

Recherche de sensations

Près à s' crêper le chignon

Pour quelles raisons ;

Premiers ou seconds

Peu importe ; Zappons. 

Comme le chien qui jappe

Comme le chat qui attrape

Une souris sans patte,

Un rat  à toute hâte

Moi J' zappe...

J'zappe...

Les théories bidons

Les personnes sans fond

Ceux qui sont bien trop cons

Pour s' poser des questions

Je zappe...

Je fais passer à la trappe

Les cons  que j'attrape

Je zappe...

Comme on attrape au vol

Dans les parfums d'alcool

Je zappe le temps et l'heure

J'éloigne les emmerdeurs,

Ceux qui croient tout savoir

Et qui ont des pouvoirs

Qui les rendent pédants

Et se croient importants,

Moi je préfère zapper

Éluder les vérités

Plutôt qu' de me fâcher

Je n'en prends  point le temps

Je laisse aux com-pétents

Leurs douces vérités

Qu' je préfère éviter.

Changer  de station  

En Multiples occasions

Prendre des bifurcations

En éteignant  le son.

Du sol au plafond,

Allons-y zappons

Pour de bon,

Sans raison...

Je zappe le présent

Et c' qui  rend méchant

Et puis tout le passé,

Celui qui reste caché.

Crois moi, qu'est ce que ça fait du bien

De zapper de bon matin

De zapper, de passer à la trappe

Comme une force de frappe. 

On va mettre nos  œillères

Grand coup dans la fourmilière

Quand le chien s' met à japper

Les voisins s'entre-tuer

Et puis le chat miauler

Et les gamins brailler...

Faut zapper ;

Changer  de station  

En Multiples occasions

Prendre des  bifurcations

En éteignant  le son.

Du sol au plafond,

Allons-y zappons

Pour de bon,

Multiples raisons...

14 08 2009

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Je ne comprends pas

 

Je ne comprends pas dans la nuit

Ce qui te redonne vie,

Je perçois parfois l'empreinte de tes pas ;

Pourtant tu n'es plus là.

Je ne sais pas comment

Je ressens ces  tourments,

De grands bouleversements

Qui me rendent souffrant,

J'aimerais  changer ça

Ne plus songer à toi,

Qu'est-ce qui pourrait remédier

Au sort de mes pensées

A jamais  les endormir,

Pour pouvoir moins souffrir. 

 

Je ne comprends pas

Les mots entre toi et moi

Je ne comprends plus

Ce que j'avais trop su.

Je ne comprends pas

L'empreinte de tes pas

Je ne comprends plus

Comment on s'est perdu.

 

Infiniment, bouleversement suprême

Pour oublier que je t'aime, t'aime, t'aime...

Au plus profond de tout, je ne t'entendrai plus

Et à défaut de toi, je ne me souviens plus,

A y voir de plus près

J'essaie bien de gommer 

Ce qui reste de nous

Maigres et petits bouts

De ce qui me reste de nous

Mais mon âme s'en fout.

Infiniment, bouleversement suprême

Pour oublier que je t'aime, t'aime, t'aime...

Incroyable sentiment

En moi tellement présent

Ce que j'éprouve pour toi

Je le déteste parfois,

J'apprends à mesurer

Mes petits bouts de pensées

Sans me laisser aller.

Pour ne pas dériver

Je décolle d'infiniment petits

Tout,  tout petits débris

D' ce qui me reste d' vivant

De cette vie d'avant,

Des  restes de ma vie

De petites envies

Que je puise tout au fond

Ici, au plus profond ;

Quelques images cachées

Au fond de ces rochers

Qui restent amarrées 

Et s'accrochent, enragées. 

Je ne comprends toujours pas

L'image qui me revient de toi...

Infiniment, bouleversement suprême

Pour oublier que je t'aime, t'aime, t'aime...

Je ne comprends pas

Les mots entre toi et moi

Je ne comprends plus

Ce que j'avais trop su.

Je ne comprends pas

L'empreinte de tes pas

Je ne comprends plus

Comment on s'est perdu.

Le  plaisir de nos nuits

A  fait  place aux furies

Nos  caresses ont cédé

Leur place à nos ratés,

Je devrais t'oublier

Mais ne veux essayer

Tout me rappelle toi,

Tout me parle de toi.

Je ne peux oublier

Tout ce qui s'est passé

Nos plus beaux souvenirs

En délaissant le pire.

Je ne puis m'empêcher

D' me dire qu'on pourrait

Malgré tout un  beau jour

Retrouver notr' Grand Amour...

Infiniment, bouleversement suprême

Pour oublier que je t'aime, t'aime, t'aime... 

Je ne comprends  toujours pas

Les mots entre toi et moi

Je ne comprends plus

Ce que j'avais trop su.

Je ne comprends pas

L'empreinte de tes pas

Je ne comprends plus

Pourquoi on s'est perdu.

 

14 08 2009


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Mélancolie
 

Ma mélancolie comme un cri

Me prend souvent mes éclaircies

Je la capture et elle grandit

Puis peu à peu elle se tapit

Au creux de mes fragiles songes

Elle me parasite et me ronge

Entre embellies et orages

Je m'en remets à ses ombrages...

Refrain ;

Mélancolie qui me colle

Jusqu'à transpirer mes alcools

Tu coules lentement sur mon cœur

Tu pimentes mes pénibles pleurs.

Mélancolie dans tes cris

Tu m'attires vers l'infini

Vers d'acides et de lourds ruisseaux

Qui peu à peu auront ma peau...

Toi ma fidèle meilleure amie

Tu me transportes, mélancolie

Au bord de sinueux méandres

Au cœur des vallées les plus tendres,

En parallèle d' mes insomnies

Peu à peu tu me détruits

Tu me détournes du monde réel

Moi bien trop fragile et si frêle.

Refrain

J' ne résiste plus à tes appels

Entre ta terre et puis mon ciel

Tu me tires vers de noirs démons

Qui anéantissent ma raison.

Tu as bercé toute ma vie,

M'as accompagné jusqu'ici

Entre mes larmes et tes cris

Tu m'aimes trop Mélancolie,

Tu me grignotes jusqu'à la lie

Pour me saturer, ennemie.

Refrain

De mes lambeaux d'venus folie

T'as triomphé Mélancolie

Tu accompagnes mes naufrages ;

De toi je resterai l'otage.

T'as besoin de moi je le sais

Mère nourricière de mes excès,

Mais j' suis plus fort(e) que tu n' crois

Mélancolie, plus forte de toi ...


 

Brigitte, 07 juillet 2012


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L'évité(e)

Tu m'évites, je crois

Je ne sais pas pourquoi ;

Qu'ai- je donc qui cloche?

Suis-je devenu trop moche?

Mon sourire charmant

N'est-il donc plus plaisant?

Ai-je trop de secrets?

Ou peut-être pas assez?

Mais là je te rassure

J' ne briserai pas ton mur

Si je t'intéresse plus

C'est que je t'ai perdue.

Refrain ;

Je me sens l'évité

Comme un mal aimé,

Je me vois refuser

L'accès au verbe 'aimer'.

Je sais que tu m'évites

Lorsque tu passes vite,

Que ton regard se perd

Vers d'invisibles repaires.

Je passerai ma route

Et chasserai mes doutes

Je préfère être seul,

Plutôt qu' de faire la gueule,

Plutôt que de passer

Mon temps à t' détester,

Parce que je sais d'avance

Qu'avec ta présence

Je perdrai trop mon temps

Si tu dois faire semblant,

Mais être loin de toi

Me laisse aux abois.

Refrain ;

Je me sens l'évité

Comme un mal aimé,

Je me vois refuser

La chance d'être aimé.

Je sais que tu m'évites,

Je vois qu'tu prends la fuite,

Que ton regard se perd

Vers d'infinis repaires.

Comme toutes les histoires

La nôtre broie du noir,

Inévitablement,

Nos deux vies vont déviant,

Avec toi j'aimerais

Tant pouvoir léviter,

Encore te serrer

Comme par le passé.

Mais je vais m’habituer ;

Je t'évite désormais,

Je vais me libérant,

T'oubliant lentement.

Refrain ;

Je me sens l'évité

Comme un mal aimé,

Je me vois refuser

Un amour passionné.

Tu m'as trop évité,

Donc à moi désormais,

A moi de m'amuser,

A toi d'être évité...

Brigitte B., 28 Février 2011

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Nuit orangée

Sommeil serein,

3 heures d' matin...

Réveil brutal

Comme ça fait mal! 

Couleurs bizarres

Est ce un cauchemar?

J' ne peux  y croire,

J'’ose pas  savoir.

Couleurs orangées

M' font cauch'marder

Faut  se lever 

Et se bouger!

Cris dans la nuit

Craquements maudits,

L'air est un four,

Et mon coeur lourd! 

3 heures d' matin

J' ne comprends rien,

Flammes géantes

Couleurs me  hantent ;

Mais quel cauchemar

J' ne peux y croire! 

Nuit orangée

N' cesse de flamber,

Gros craquements,

Et nous, tremblant...

A bout portant

En divagant,

A maux couverts

En plein ... désert

On s' sent perdus ;

Tout disparu.

Flammes propagées

Me font trembler

Nous font pleurer ;

Coeurs asphyxiés.

Cruel supplice

Trop peu d'indices,

Fumées opaques

Couleurs patraques.

Eau déversée

N' sait arrêter

Flammes intenses

Qui s'en balancent. 

Tout va cramer

Rien n' doit rester

Immense brasier ;

Tout sacrifié.

 Nuit orangée

N' cesse de flamber,

Gros craquements,

Et nous, tremblant...

A bout portant

En divagant,

A maux couverts

En plein ... désert

On s' sent perdus ;

Tout disparu.

Chaleur chromée

Et coeurs brisés

Rien à sauver ;

Tout  consumé!

Matin glacé

Nuit orangée,

Rêves brouillés,

Tout est troublé.

Bruits dans la nuit,

Flammes ont réduit 

Nos coeurs brisés

Désespérés,

Vers le néant ;

Grand trou béant.

Nuit orangée

N' cesse de flamber,

Gros craquements,

Et nous, tremblant...

A bout portant

En divagant,

A maux couverts

En plein ... désert

On s' sent perdus ;

Tout disparu.

Feu maîtrisé

Laisse à jamais

Goût de torture

Horrible blessure.

On f'ra semblant

Des jours durant,

En se traînant ;

On est... vivants!
 

Brigitte Bonidon, 02 Juillet 2011

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 Vilain cauchemar 

Je me sens si seule aujourd'hui

Autour de moi tout est maudit,

Mes belles heures semblent passées

J' me sens si triste et délaissée.

J'ai tant travaillé, tant offert

Je suis fatiguée et amère,

Comme ça fait mal de se sentir

Délaissée, prête à défaillir.

Refrain ;

C'était un bien vilain cauchemar

Comme un énorme coup de cafard,

Qui était v'nu me chatouiller

Et mon attention attirer!

C'était un bien vilain cauchemar

En évidence sur mon miroir,

Qui a envahi ma mémoire

Pour qu' je réagisse pas trop tard!

Le plus beau semble derrière moi

Je sens qu'on se moque de moi

On m' trouve ridicule et fanée

J'appartiens donc au passé,

Et des jeunettes tout' en fraîcheur

Me piétinent, pleines d'ardeurs ;

J' me suis éveillée fatiguée,

Difficile de réaliser;

Refrain ;

C'était un bien vilain cauchemar

Comme un énorme coup de cafard,

Qui était v'nu me chatouiller

Et mon attention attirer!

C'était un bien vilain cauchemar

Un peu perdu dans mon mouchoir,

Il a envahi ma mémoire

Pour qu' je réagisse pas trop tard!

Mais tout cela n'était pas vrai ;

Avant d'avoir des regrets

Je vais bien vite vivre ma vie

Avant de sombrer dans mon lit!

Avant de périr dans l'ennui!

REFRAIN ;

C'était un bien vilain cauchemar

Comme un énorme coup de cafard,

Qui était v'nu me chatouiller

Et mon attention attirer!

C'était un bien vilain cauchemar

Que j'ai supprimé sans y croire,

Il a envahi ma mémoire

Pour qu' je réagisse pas trop tard!


 

Brigitte Bonidon 30 11 2012


 

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Pâle arc-en-ciel


 

Pâle froideur de l’hiver

Souffle gelé, douleur amère

Peu d’espoir de s’en sortir

Glace résiste sans périr


 

Sur ton beau visage pâle

Tant de cernes se dévoilent

La fatigue et puis l’ennui ;

Ton p’tit cœur n’est pas guéri.


 

Refrain ;


 

Un arc-en-ciel de lumière

A jailli de cette terre

Qui était pâle

Qui avait mal,


 

Et dans tes yeux arc-en-ciel

Brille une lumière irréelle

Celle qui transporte au-delà

Loin des maux et des tracas


 

Petit sourire frémissant

Quelques couleurs arrivant

Quelques petits frissonnements ;

C’est le début du printemps


 

Et puis de plus en plus vite

Ton cœur à nouveau palpite

Tu vas renaître à la vie

Pâle source est en sursis


 

Refrain 


 

De ton visage un peu pâle

Doucement s’enfuit le mal

De ces rivières multicolores

Apparaît un nouveau décor.


 

Pour ramener les couleurs

Faut du temps et des douleurs

Pour se sortir du néant

Faut rapiécer les bons moments.


 

Refrain 


 

Pâle reflet de l’arc en ciel

Dessine des ombres irréelles,

Timides étoiles qui deviendront

Des commencements de « pardon » …


 

Brigitte B., 30 oct 2012

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Boire et déboires (La leçon)

 

J’ai brûlé ma jeunesse dans d’infinies soirées

Où le principe de base était d’être bourré

Pour ne plus voir le jour et ses réalités

Je voyais défiler ma vie haute en degrés

J’allais droit dans le mur par bien trop d’excès

Mais je ne voyais rien par l’alcool aveuglé

Au lieu d’éviter les lieux pour moi risqués

Vers eux tel un robot je courais, assoiffé

 

J’ai bu par lâcheté et puis de plus en plus

Je me suis oublié vers de sombres abus

J’ai roulé bien bourré, je sais j’étais trop con

J’ai eu c’ que j’ méritais ; une belle leçon,

Une leçon de vie dont je me souviendrai,

Insouciant je l’étais mais depuis j’ai payé

Boire et déboire vont d’ pair ; j’ai bien réalisé

Conduire positif je conjugue au passé.

 

Je roule négatif, même pas peur des contrôles

C’est le point positif de rouler sans alcool…

J’allais droit dans le mur au propre, au figuré

J’y allais très souvent sans même réaliser

Que d’autres malgré moi j’aurais bien pu blesser

Dans mes vapeurs d’alcool je rêvais éveillé,

Mais j’étais sûr de moi, fier de mes excès

Personne je n’écoutais ; Je fonçais défoncé

Quelques égratignures ont su me réveiller,

J’ai vu la Dame en noir autour de moi roder.

Refrain

Jeunesse désordonnée aujourd’hui enterrée

Je sais apprécier boissons non alcoolisées

Ma peine, ma leçon m’a permis de changer

Je suis devenu maître de mes erreurs passées,

Je suis fier de moi-même et je peux bien rouler

Tranquille en permanence sans plus rien redouter,

Si j’ai bien cher payé ma jeunesse imbibée

Je pense que cette peine était bien méritée…

Refrain

Brigitte BONIDON 29 09 2012


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Tous ceux qui pleurent

 

Leurs blessures sont des plaies saignantes

Leurs souffrances sont des plaies béantes,

Que rien ne peut refermer

Qu’ personne n’ peut cicatriser

Ils souffrent,

Et ils étouffent …

Tous ceux qui pleurent…

Tous ceux qui pleurent

Ont dans le cœur

Des fissures

Et des blessures,

Ils ont reçu des coups d’ couteaux

Ou vivent derrière des barreaux,

Dans leur vie, rien ne va,

Leurs ennuis sont toujours là,

Ils sont tristes bien souvent,

Sans savoir pourquoi d’ temps en temps !

Il leur manque des bisous

Sur les joues et dans le cou

(Un peu partout)

Ils manquent de compréhension

De câlins et d’affection,

S’ils manifestent leur colère,

On leur dit qu’il faut se taire,

S’ils sont victimes d’injustices,

On leur demande des sacrifices,

Il leur manque des amis

D’ la compréhension, d’ la sympathie,

De l’amour ou d’ l’amitié

Leur solitude pour seule alliée…

Tous ceux qui pleurent…

Certains ne se plaignent pas

Ils pleurent en cachette sous leurs draps,

Mais un jour ça se verra

Un jour ou l’autre le vase débordera.

Aussi il faut se méfier

Ecouter l’autre et l’aider

Qu’il ne soit plus seul à ramer,

L’aider à se relever…
 

Car tous ceux qui pleurent

Ont dans le cœur

Tant de passions,

Tant d’ sensations.

Ils aimeraient les partager

Etre entendus, être consolés.

Mais ils restent trop souvent seuls

On leur fait parfois la gueule

Car quand ils pleurent

Ils nous font peur.

Des fois qu’ ce serait contagieux

D’être triste et soucieux…

Mais tous ceux qui pleurent

Parce qu’ils ont peur

Ont les yeux si délavés

Que j’aimerais tant les aider…


 

Brigitte Bonidon, Septembre 2006


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C’est pas facile…

 

J’ai tant besoin de ton amour

Toujours besoin, jour après jour

Tu es si jeune, tu dois vivre

Rester près d’ nous pour nous suivre,

Tous réunis et c’est normal

On doit s’ remonter le moral,

Tous ensembles on est plus forts,

Pour t’ soutenir dans tes efforts.

C’est pas facile tu sais maman

De te livrer mes sentiments,

Tu devines bien c’ que je ressens

Mais j’ veux te le dire maintenant !

Maman tu sais je t’aime tant

Et aujourd’hui plus qu’avant

Je ressens ce lien tellement fort

Qui nous relie contre le sort.

 

Quand la tristesse nous envahit

Tout notre courage on réunit

Et on surmonte, c’est nécessaire

Ces durs moments, plus solidaires.

Ta maladie qui nous détruit

On va la battre, tous réunis

Car tous ensembles on est plus fort

On doit lutter contre le sort !

Y’a la distance qui nous sépare

Qui quelquefois nous désempare,

Malgré cela faut qu’ tu t’en sortes

Tu sais dans nos cœurs on te porte !

 

 

Tous réunis et c’est normal

On doit s’ remonter le moral,

Tous ensembles on est plus forts,

Pour t’ soutenir dans tes efforts.

Quand la tristesse nous envahit

Tout notre courage on réunit

Et on surmonte, c’est nécessaire

Ces durs moments, plus solidaires.

C’est pas facile tu sais maman

De te livrer nos sentiments,

Tu devines bien ce qu’on ressent

Mais on veut t’ le dire à présent

Éternellement,

Douce Maman,

Tu restes unique pour nous trois

On est de tout cœur avec toi,

Tu restes unique pour nous trois

On est de tout cœur avec toi…

Tous réunis et c’est normal

On doit s’ remonter le moral,

Tous ensembles on est plus forts,

Pour t’ soutenir dans tes efforts.

Quand la tristesse nous envahit

Tout notre courage on réunit

Et on surmonte, c’est nécessaire

Ces durs moments, plus solidaires.

Brigitte, 13 Octobre 2011

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Casser du garçon (rap ou slam)

 

Du fond de nos banlieues

On vous dit  dans les yeux

Nous les filles,

Laissez nous tranquilles

On veut vivre libres

Et en équilibre. 

Oui on est émancipées

De vous à égalité

Donc on veut s'habiller

Comme bon nous plaît

On n'est pas esclave

Avec ça on nous gave. 

On veut vivre notre vie

On veut suivre nos envies,

Vois où on en est arrivé

Dans notre cité

Toute cette agressivité

De ça on aimerait se passer

On voudrait être amies

Avec vous aussi

Mais vous vous comportez

En grands frères gâtés

En mâles préférés

En Dieux tout puissants

En êtres  méprisants.

Vous pensez être supérieurs

Nous on pense être à votre hauteur,

Vous en passez du temps à craner,

Pourquoi nous, on devrait se cacher?

Nous on veut pas la guerre

Mais  marre de nous taire

Nous on demande que la paix

Ici on est à égalité

Et on voudrait pas en arriver

A se déchirer

On veut être respectées

A égalité, être considérées.

On voudrait pas casser du garçon

En vous  traitant  de petits cons,

On veut éviter la misandrie

Pas vous imiter,  pauvres chéris.

Marre d'entendre les mots "bonnes

Chaudes, coincées ou connes",

Marre de nous faire insulter

On voudrait cohabiter

En toute fraternité

Sans avoir peur de se faire frapper

Nous, on demande du respect....

Problèmes d'éducation,

Problèmes d'intégration

Au final, on est plus fortes 

Faut bien qu'on s'en sorte

Les mâles sont contre nous

On veut la paix et  c'est tout.

On voudrait pas casser du garçon

En vous  traitant  de petits cons,

On veut éviter la misandrie

Pas vous copier,  pauvres chéris.

Si vous nous respectez

Nous on va vous aider

Et on s'entraidera

Au lieu de se montrer du doigt. 

On ne va quand même pas

Accentuer ce clivage là,

Et aller  demander

Une société  asexuée,

Parce qu'on est fières de notre féminité

Ce serait mieux si vous nous respectiez.

On pourrait vous traiter de cons

Mais on préfère les discussions

On ne veut pas être comme vous

On veut mettre fin aux tabous.

On est plus fines et réfléchies

On va s'en sortir, on parie,

Nous on essaie de s'adapter

Dans ce pays où on est né.

Et ce n'est pas la religion

Qui vous souffle vos convictions

Mais c'est seulement votre fierté

Pour nous contraindre, nous rabaisser.

On vous prouvera qu'on a raison

Qu'on se pose les bonnes questions

Que notre vie est devant nous

Qu'on évolue plus vite que vous.

On voudrait pas casser du garçon

En vous  traitant  de sales cons,

On veut éviter la misandrie

Pas vous  imiter,  pauvres chéris.

 

07 04 2009

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Bête à Bon Dieu

 

Pure invention de l'homme

Pire création de l'homme,

A la base pour rassembler

Mais n'a fait que diviser,

Et bêtement espérer

Qu'il suffit de prier

Pour pouvoir progresser,

Qu'implorer c'est assez.

Pour les pauvres asservir

Pour  les riches servir

Soumissions à l'infini

Guérisons à l'appui,

Se rassurer si on a pêché

Pour se faire pardonner

Les pires atrocités

Alors on s'en va prier...

Pour se soulager

Facile de s'abandonner

Entre les bras de son dieu

En implorant  ses cieux.

Cause de tant  de guerres

Source de bien des mystères

Pendant qu'on veut élucider

Qui le premier est arrivé

On en oublie l'essentiel

Et on s'en remet au ciel.

Et cette putain de pomme

Quelle conscience elle vous donne

Et  tous nos maudits pêchés

Qu'on aimerait occulter.

Tous ces pêchés capitaux

A côté de leurs idéaux

Et les plus grands prêcheurs

Sont-ils pas les pires usurpateurs?

Je ne fais pas partie de ces bêtes à Bon Dieu

Celles qui souvent  prient et supplient les cieux

J'attends pas leur avis pour être heureux,

S'ils existaient ils nous protègeraient un peu,

Je pense que c'est pas de là-haut

Qu' nous tombent nos futurs idéaux.

Vos  Dieux aux barbes grises

On s'en tape de ce qu'ils disent

On veut même pas savoir leur avis

Parce que c'est pas leurs  vies

A force d'en inventer

Des bonnes façons de penser

Pour un de vos dieux bidons

Faits de paille et de laiton

Qui nous font tourner en rond

Et endorment  notre raison,

Est-ce pour notre bonheur

Qu'on confesse nos erreurs?

Que nous ont-ils apportés

Qui nous fassent  prier?

Mes "Dieux" sont les poètes

De véritables prophètes

Baudelaire, Hugo, Ferrat

Et bien d'autres que  j'oublie pas.

J'admire les gens talentueux

Je prie jamais les bons Dieux

Ces  personnages inventés

Ces  Bon Dieux préfabriqués

Qui me font pas  rêver,

Qui nous font pas progresser...

Arrêtez de vous cacher

Arrêtons de nous aveugler

Derrière ces fantômes

Bonne conscience ils vous donnent

Et si vous les écoutez

Vous serez jamais en paix.

Je ne fais pas partie de ces bêtes à Bon Dieu

Celles qui souvent  prient et supplient les cieux

J'attends pas leur avis pour être heureux,

S'ils existaient ils nous aideraient un peu,

Je pense que c'est pas de là-haut

Qu' nous tombent nos futurs idéaux.

11 05 2009


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De moi à moi

 

De moi à moi

Qu'est-ce qu'il y a?

Quelques questions sans réponses

Quelques sourcils qui se froncent.

Entre moi et moi

Qu'est-ce qu'il y a?

Des solutions inexploitées,

Des nouveautés à explorer.

Des questions déjà posées,

Un  bouquet un peu fané

De la poussière sur le divan

Un esprit qui s'en va cherchant,

Cherchant lumière et sentiments

Et les caresses du lendemain

Et les promesses  sans fin,

Et puis de l'herbe dans le jardin,

Une journée sans fun ni rire,

Et plein de trucs à finir.

Une ombre gelée par le froid,

Un chemin tracé dans le bois

Un avenir un peu banal

Et des lendemains qui font mal.

De moi à moi je voudrais tant

Briser les appels du temps,

Y voir plus clair dans le  futur

Et me fabriquer une armure.

De moi à moi

Qu'est ce qu'il y a

Des non-dit

Et des envies

Comme étouffés par le temps

Comme évaporés trop souvent.

De moi à moi,

J' vous avoue là,

Qu' mon miroir est une  évidence 

Et mes silences des souffrances

Que je m'oblige à respecter

Pour mieux  ensuite les éluder.

Si je vous disais que je vais bien

Et bien vous n'en sauriez rien

De mes histoires de passage

Que je m'invente ; ces messages

Que je m'envoie

Ces SOS que je reçois

Et auxquels je ne réponds pas,

De moi à moi...

Je  me pose des questions

Je m'apporte des solutions

Tout ça en très grand secret ;

Je n'aime pas me dévoiler.

Intra-muros

Dans mon blocos

Est-ce que je m'aime

Et quand bien même?

Qu'est ce que ça changerait

Qu'est ce que ça m'apporterait?

Parfois murée dans mon silence

Quelle délivrance

D'avoir cet alter ego

Qui me souffle le froid et le chaud,

Mais seulement quand je le décide

Un cache misère, un anti- ride.

De moi à moi, une évidence

Que j'ai choisie

Ou une souffrance

Que j'ai subie,

Je ne saurais vous dévoiler

Le plus profond de mes pensées.

Entre moi et moi,

Mon autre moi

C'est peut-être vous ;

Qu'en dites-vous?

 

21 06 2009

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Je croise les doigts

Le réveil vient de sonner,

J’ me souviens qu’ tu m’as quitté,

Tu m’ laisses avec mes regrets,

J’ vais m’ repasser notr’ vie,

Voir défiler c’ qu’on a construit ;

Tant de joies, de moments bénis,

Noircis…

Je croise les doigts,

Je prie pour la première fois,

Pour que tu m’comprennes,

Qu’enfin vers moi tu reviennes…

Si seul depuis qu’ t’es partie

Je dois réapprendre la vie

Mais sans toi, tout m’ semble terni,

Je voudrais tant revenir

Au temps de nos longs fou-rires,

De nos moments de plaisir,

Je croise les doigts,

Je prie  pour la millième fois,

Pour que tu m’comprennes,

Qu’enfin vers moi tu reviennes,

Je croise les doigts,

Je prie  pour la énième fois,

Pour que tu m’comprennes,

Qu’enfin vers moi tu reviennes,

Le manque de toi me détruit

Je confonds le jour, la nuit,

Je suis tellement meurtri,

Je survis avec ma peine,

J’attends et puis je me traîne

Si seul, ma quête semble vaine,

La tristesse guide mon chemin,

Et ce sont des jours sans fin

Qui épousent mon destin, 

Mes bras sont si vides sans toi

Je rêve d’ te garder tout contre moi,

Je croise les doigts,

Je prie encor' une dernière fois,

Pour que tu m’comprennes,

Qu’enfin vers moi tu reviennes…

Brigitte BONIDON, 30 10 2011

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C’est pas du courage

 

Une blessure qui ronge

Et puis que rien n'éponge

Par delà  l'étrange songe

D' ces nuits noires où l'on plonge,

Plus fort que ce torrent

Qui a roulé mille ans

Ces milliers de galets

A jamais amassés,

Qui  a  tant dévalé
Entre mille rochers
Des pentes et des vallons

En aval, en amont,

Ancré comme l'aimant

Encollés deux amants

Éternels, fusionnels

Rien de plus irréel...

C'est pas du courage

C'est de la rage,

Sentiment profond qui entaille

Au plus profond de mes entrailles,

Un abcès qui me  tenaille

Aie, Aie, Aie...

La force du courage,

Je  bouillonne, j'enrage

La force de l'amour

C'est de puiser toujours

Et d'insuffler au faible

Cette force éternelle

De recoudre les ailes

Blessées par les cruels.

A cet oiseau blessé

Qui se laissait aller

Un espoir de renaître

Une porte entrouverte, 

Donner au naufrager

La force d'espérer

Et la raison de croire

Qu' c'est pas son dernier soir

Et jusqu'au souffle dernier

Pouvoir considérer

Qu'il suffisait d'aimer

Pour franchir les monts

Les plaines, les vallons

Et que par dessus tout

C'est pas d' courage du tout,

C'est la rage qui m'étreint

Et qui me rend serein... 

Tes piques ne m'atteignent plus

J' m' suis endurci  t'as vu,

Elles sont comme un boomerang

En te laissant exsangue. 
 

La force du courage,

Je  bouillonne, j'enrage

La force de l'amour

C'est de puiser toujours

Et d'insuffler au faible

Cette force éternelle

De recoudre les ailes

Blessées par les  cruels.


 

23 09 2009
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Phobie passagère

« Je manque d’air, j’étouffe, j’ galère

Combien de temps vais-je me taire ?

Dans cette prison où je dois aller,

Suivre sans me faire remarquer,

Même si chaque jour on s’moque de moi,

D’ailleurs j’entends des rires là-bas

Toutes les autres sont dans l’ même monde

Réseau feutré, couleurs à la mode ;

Des copiés-collés ridicules,

-Fait comme nous sinon on t’ bouscule

Et on s’ moque et on humilie-

Facile pour toutes ces « amies » »

 

Refrain ;

Ce n’est qu’une phobie passagère

Un mal étrange, imaginaire

Pourquoi comme les autres t’es pas ?

Pourquoi les autres tu n’suis pas ?

Ce n’est qu’une peur ordinaire

Une angoisse dont tu peux t’ défaire,

Les autres y vont bien au lycée

Faut seulement vouloir t’ bouger,

T’as pas le courage d’y aller

C’est la flemme qui t’a rattrapée.

« Mon estomac n’a pas résisté

A méchancetés répétées

Ricanements et murmures

Vraiment trop dur quand ça perdure »

 

« Du fond d’ mon écran noir et blanc

Je leur réponds par messages tremblants

Ils se sentent forts, ils sont groupés

Par leur uniformité, soudés

Ils se ressemblent, j’suis différente,

Ombre immobile et transparente.

Dans leur petite facilité

De leurs bavoirs empoisonnés,

J’ voudrais leurs neurones empailler

Car à quoi bon se regrouper

Pour exister c’est affligeant,

Alors qu’on est tous différents ?

D’ ces moutons semblables et réglés

Faut savoir se différencier

On n’est pas des copié-collés

En mode clonage ; facilité !

Ils étalent leur bonheur parfait

Au soupirail de leurs regrets ;

Ils publient des sourires faussés

Aux longues dents bien aiguisées

Pour mieux broyer les évincés,

Briser, humilier, enterrer ;

C’est bien là leur jeu favori

C’est tout ce qui les réunit…

(Société uniformisée

Aseptisée, javellisée,

N’a jamais vraiment trop brillé,

Mais il faut bien se rassurer.) »

 

Refrain

 

Et puis quand les profs s’y mettent

Qu’ils t’humilient et te rejettent

Comment faire pour ne pas craquer

Face à ce pouvoir, oppressée ? 

« Spanish prof, sale tête de fantoche

M’a enfoncée, c’était fastoche

Dans mon miroir de désespoir

M’aidant à me perdre dans le noir… 

Où sont leurs cœurs et cerveaux ?

Où vont les pleurs de tous mes maux ?

Tenir, souffrir, en supportant

Un poids invisible et stressant

Mais jusqu’à quand, quand et comment ???

 

Chacun sa voie bien parallèle

Faudra du temps pour qu’ je sois celle

Qui marchera tête levée

Qui assumera qui elle est… »

 

Assez, assez, je laisse les sots

Face au destin d’ mes quelques mots,

Je me battrai toujours pour elle

Je me battrai toujours pour celle

Qui avait une phobie passagère

Un mal étrange, imaginaire,

Comme les autres elle ne sera pas

Et bien plus forte elle deviendra…

 

Brigitte Bonidon, 05 juillet 2014

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Une cage

Comme un oiseau en cage

Qui se voit dans les nuages,

Qui ne vit plus normalement

Même si on le croit content...

Comme un être en prison

Qui tourne tout le jour en rond,

Qui s'invente des images

Pour retrouver du courage...

Cet être qu'on a enfermé,

Cet animal fermé à clé,

Qui vit dans une cage,

Il survit, il est trop sage...

Comme un lion dans une cage

qui s'impatiente et qui rage,

comme un lion indompté

qu'on n'arrive pas à mater...

 

Dans une cage il devient  sage

Il est sage, en cage...
 

Il attend la liberté

Pour retrouver sa dignité,

Pour nous montrer avec fierté

Qu'il peut vivre sans barbelé.

Mais dans cette belle cage

Où notre gentil entourage

Croit nous mettre à la page

On trouve que c'est trop dommage

D'y rester longtemps enfermé

D'y moisir d'infirmité,

Car on veut vivre notre vie,

Selon nos rêves et nos envies!


 

Aussi, quelque soit notre âge,

Ne vivons plus en otages

D'une génération de sauvages

Qui veut nous faire vivre en cage,

Car même  si cette cage est dorée,

Il faut vite s’en échapper

Pour renouveler nos idées,

Pour faire bouger la société !


 

Comme un lion dans une cage

Revient à l'état sauvage,

Faisons sauter tous les grillages,

Tous les barreaux de notre entourage...

18 07 1998

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Derrière les nuages

Parait qu'après l'orage

Derrière tes gros nuages,

Ton soleil  t'attend

En es-tu  conscient?

Derrière un  épais voile

Il y a  bien  ton étoile

Qui t'a fait faux bond

Qui est en réflexion,

Mais après cette pause

Vous serez en osmose. 

Derrière mes nuages tu trouveras

Quelques douleurs qui restent en moi, 

Des larmes fanées à ciel ouvert

Des rêves brisés mi découverts...

Derrière tes nuages tu comprendras

Qu’il y a un soleil qui pointera,

Mais tu dois aller le chercher

Sinon il restera là caché...

Parait que derrière la peine

Une  petite lumière traîne,

Voilée par une légère brume

Parfois les yeux s'y embrument.

Derrière tous les gros nuages

Derrière cette mauvaise page,

Tu crois qu'il y  a  du soleil,

Est-ce que c'est  partout pareil?

Tu te sens un peu brouillardeux ;

Il faut apprendre pour être heureux!

Derrière toutes tes questions

Où se cachent les solutions?

Derrière tes nuages qu'est ce qu'il y a?

Des regrets que tu comprends pas,

Des peines passées ou à venir

Dont  jamais tu n' sembles guérir. 

Derrière mes nuages tu trouveras

Quelques douleurs qui restent en moi, 

Des larmes fanées à ciel ouvert

Des rêves brisés mi découverts...

Derrière tes nuages tu comprendras

Qu’il y a un soleil qui pointera,

Mais tu dois aller le chercher

Sinon il restera bien caché...


 

30 09 2009
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J' fais comme si 

 

C'est troublant

Ces faux semblants

Trop souvent

Quelques mots manquants,

De petites erreurs

Nous ramènent à l'heure ;

Mon train a déraillé

Mon vernis  écaillé,

Mon avion j'ai raté

Tant pis, ça va aller!

J'fais comme si 

j'aimais  bien la vie,

J' fais comme si

Si j'avais pas d'ennuis,

J' fais semblant

D'aimer bien les gens,

J' fais semblant

D'être  bien vivant.

 

J' fais comme si,

Si belle était ma vie,

Et mon cœur joyeux

Et mon sang bien heureux.

Je fais comme il se doit 

Je ne me plaindrai pas

Ça te ferait  trop plaisir

Je n'en ai plus loisir.

Regarde-moi, je ris

Je plaisante,  je revis

Je commence une histoire

Je vais bien mieux ce soir.

Tu crois c' que tu veux

Tu fais comme tu peux

Peu m'importe aujourd'hui

Je décore ma vie. 

J'y mets de la couleur

Et j'y mets tant d'ardeur

Je me fais croire qu'

Ma vie est magnifique.

J' fais comme si,

Si belle était ma vie,

Et mon cœur joyeux

Et mon sang bien heureux.

Je fais comme il se doit 

Je ne me plaindrai pas

Ça te ferait  trop plaisir

Je n'en ai plus loisir.

J' fais comme si,

Si j'aimais bien ma vie,

Si elle m'aimait bien

Sur son long chemin...


 

30 09 2009

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De nos jours

De nos  jours, pour réussir

On doit vraiment savoir mentir,

Sinon on reste le dernier

Et jamais on pourra émerger.

De nos jours  faut savoir baratiner

Il faut être capable de tchatcher,

Paraître, mentir,  et  manipuler,

L'honnêteté n'est plus appréciée.

Dans ce monde qui marche sur la tête

On doit en raconter des sornettes

Pour pouvoir un groupe infiltrer

Sans oublier d' se faire relooker.

De nos jours, de nos jours 

On ne fait plus l'amour

De nos jours, de nos jours, on baise

Sinon on est trop mal à l'aise.

De nos jours, de nos jours

On ne parle plus d'amour

De nos jours, les mots de velours

Sont  devenus beaucoup trop lourds.

On s'est grandement  allégé

En parlant grossier et osé

En crachant et  en insultant

C'est devenu un jeu marrant.

De nos jours il faut travailler rusé

Et de subtile façon avancer

Pour les euros accumuler

Tel un banquier-requin futé.

Il faut en cirer bien  des pompes

Sans jamais en avoir honte

Pour réussir faut être malin

Sinon rien ne sert  à rien,

Et si on est trop honnête

On n'arrivera jamais en tête,

Faut employer les grands moyens

Pour arriver à nos fins, à nos fins...

De nos jours, de nos jours 

On ne fait plus l'amour

De nos jours, de nos jours, on baise

Sinon on est trop mal à l'aise.

De nos jours, de nos jours

On est en grand manque  d'amour

De nos jours, les mots en velours

Sont devenus bien trop lourds.

On s'est grandement  allégé

En parlant grossier et osé

En crachant et  en insultant

C'est devenu un jeu marrant.

De nos jours, de nos jours

Faut avoir des amis pour

Pour réussir, et des relations

Mais en toute discrétion,

Faut avoir le bras  très long

Pour pas tourner en rond.

Je sais bien c'est pas nouveau

Mais de nos jours c'est un peu trop

On en a atteint des hauteurs

ça ferait peur, peur, peur.

On donne des sommes enrubannées

A des patrons très honorés

Et les pauvres, ils  n'ont qu'à crever

Ils l'ont sans doute mérités. 

De nos jours, de nos jours 

On ne fait plus l'amour

De nos jours, de nos jours, on baise

Sinon on est trop mal à l'aise.

De nos jours, de nos jours

On ne parle plus d'amour

De nos jours, les doux mots de velours

Sont devenus bien trop lourds.

On s'est tellement protégé

Qu'on ne sait plus ce qu'est aimer,

Pourtant l'amour partagé

Rien, rien ne peut l'égaler.

On se focalise sur l'Amérique

Là où se concentre le fric

Et on nous cache la misère

Donc on n'a pas de quoi être fiers.

Et on  en subit des mensonges

Tant d'évidences qui  nous rongent

Mais bien obligés  d'avancer

Sinon on se fait écraser,

On se fait aspirer, bouffer

Par le progrès et ses dangers;

Mais on doit continuer d'avancer

Parce que sinon on est bousculé,

Et on ne peut plus échapper

A nos très tristes réalités, tristes réalités...

26 01 2009 

 

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Prétentieux

Il est l' meilleur, le plus grand

Le plus fort, le plus  géant,

Regardez sa superbe cour,

Ne vaut-elle pas le détour ?

Il dégage de ses sens

Les plus belles influences,

Personne d'autre ne l'atteint

De ça il en est certain.

Il n'a nulle part son égal

Regardez comme il emballe,

Il  surpasse l'idéal,

Jaillissant de son piédestal.

Aux prétentieux heureux

Qui se ferment les yeux,

Aux prétentieux débiles

Qui exhibent leurs sourcils.

De leur force, leur charisme

Ils pensent créer des hymnes,

Qu'ils se  chantent jour et nuit

Pour faire briller leurs vies.

De ses ailes étincelantes 

Il  séduit  toutes les passantes,

Il  recrée l'éternité,

L'univers  est à ses pieds.

Synonyme de pédant,  

Rien n'est vraiment trop grand,

Il se prend pour un géant

Invincible et puissant.

Il s'inspire de nos larmes

Pour aiguiser ses larves,

Rien vraiment ne l'atteint

Il est robuste et serein.

Aux prétentieux heureux

Qui se ferment les yeux,

Aux prétentieux débiles

Qui exhibent leurs sourcils.

De leur force, leur charisme

Ils pensent créer des hymnes,

Qu'ils se  chantent jour et nuit

Pour faire briller leurs vies.

Il se prédit le succès

Grandissant, sans en douter

Il s' voit  toujours  au plus haut,

Être viril sans défaut. 

Quand il  voit son avenir

Il  ne cesse de se dire

"Moi cynique et puissant,

J' suis une Star, assurément"...

 

Brigitte Bonidon, 23 Avril 2010

 

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Donner

 

De toutes parts sollicités,

De toutes parts culpabilisés,

Parce qu'on demande toujours plus

Toujours mieux et de plus en plus.

On nous demande argent comptant

Argent et money tout le temps,

De tous les cotés harcelés

On ne peut répondre, épuisés.

On ne peut pas,

Donner plus que l'on a,

Prêter  ce que l'on n'a pas

Donner ce que l'on n'a plus,

Offrir ce qu'on a perdu.

On voudrait  donner 

Et tout Partager,

On aimerait offrir

Tout ce qu'on ne peut pas dire,

Mais comment reverser 

Quand on est tant imposé?

Voler seulement dans les airs

Attraper juste un courant d'air

On peut toujours offrir son coeur

Éventuellement prêter sa soeur,

Sa chaleur et puis son courage

Amitiés et plus en partage,

Mais monnayer a bien des limites

Surtout quand tout va si vite. 

On ne peut pas,

Donner plus que l'on a,

Prêter  ce que l'on n'a pas

Donner ce que l'on n'a plus,

Offrir ce qu'on a perdu.

On voudrait  donner 

Et tout Partager,

On aimerait offrir

Tout ce qu'on ne peut pas dire,

Mais comment reverser 

Quand on n'a plus rien de côté?

Dans cette course pour subsister

Arrêtez de nous demander

A nous qui avons juste assez,

A peine assez pour subsister.

On peut offrir des sentiments,

On peut prêter plus souvent,

Mais pour l'argent arrêtez

Vous n'en aurez jamais assez.

On peut Aider

Avec nos poignets,

On peut partager

Notre humanité,

Mais arrêtez de mendier des Euros

Là assez ;  Trop c'est  vraiment trop!

Donner,  ce que l'on ressent

Les meilleurs des sentiments,

Mais pas ce qu’on n’ possède pas

Parce que ça ne se fait pas....

 

Brigitte Bonidon,  23 Mars 2010


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Ni chat, ni chien...

Des autres j' me moque éperdument

Mon seul souci, mon seul tourment

Est de bien vivre mon présent,

Être entouré me rend souffrant. 

C'est vrai j'suis un peu perso

Un égoïste  lourd  et pataud

Mais si je pense pas à moi

Mais qui  donc y pensera,

Qui y pensera ???

Je veux ni chat, ni chien

Encore moins des gamins,

Rien ne pourrait  remplacer

Ma  douce tranquillité.

Moi j'aime trop voyager,

Me marrer et puis dépenser

Rien ne saurait remplacer

Mon indispensable liberté.

Quand je vois ceux qui glorifient

Les animaux et les amis,

Pour moi le tout est secondaire

A tout ça je suis réfractaire.

On m'appelle l'ours mal léché

Celui qui n'aime pas causer,

Dans ma caverne solitaire

Je ne pose plus un pied sur terre.

Je veux ni chien, ni chat

Encore moins un cobra,

Rien ne pourra remplacer

Ma  douce tranquillité.

Moi j'aime trop voyager,

Me marrer et puis dépenser

Rien ne saurait remplacer

Ma tour d'ivoire libérée.

D'ailleurs les autres m'indiffèrent,

Je préfère de loin mon monastère

Et dans l'absolu  je me déploie

Hors des contraintes, je suis le roi. 

Je veux ni chat, ni chien

Encore moins des gamins,

Rien ne pourrait  remplacer

Ma  douce tranquillité.

Moi j'aime trop voyager,

Me marrer et puis dépenser

Rien ne saurait remplacer

Mon indispensable liberté.

 

Brigitte Bonidon,  27 Avril 2010

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Fragile

Elle vit sur son île

Elle croit le monde  hostile

Et elle vit en exil,

Pas si facile!

A cent lieues immobile,

Pas facile!

Elle se sent si futile,

Elle espère qu'en Avril

Elle quittera son fil,

Sera-t-elle plus agile

Sur sa terre d'argile?

 

Elle marche sur un fil

De façon malhabile,

Fragile, si fragile,

Trop fragile !

Dans cet état fébrile

Elle se fait trop de bile

Elle se croit inutile,

Difficile!

Fragile, si fragile,

Trop fragile...

Bien trop docile

Bien trop fragile... 

Pauvre petite fille fragile

Sans doute trop fragile

N'abandonne pas ton île,

Mais rends la plus fertile,

Accueillante et subtile.

Cette année bissextile

Doit te rendre moins futile,

Faut sortir de l'exil

Et connaître la ville,

Sois forte, rends-toi utile,

Ce sera plus facile,

Tu seras moins fragile.

 

Et elle rêve en sil...

... Silence qu'elle est plus agile 

Qu'elle sera  moins docile,

Les images défilent,

Elle en voit plus de mille.

 

Recouds ce mince fil,

Délaisse un peu ton île,

Couvre-toi et enfile

Un habit moins hostile!

Je te  le donne en mille 

Tu seras moins fragile,

Tout sera plus facile!

Plus facile!

 

Brigitte Bonidon, 18 02 2004

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Mielleux

 

Il s’exprime d’un ton mielleux

Un pot de colle alambiqué

Supérieur et toujours sérieux

Pour mieux vous déstabiliser.

 

Il est un appât, un mirage

Un piège opaque et enfumé

Un peu de glue sur le visage

Attirant quelques pas distraits.

 

S’il s’ prend toujours pour une étoile

Qui attire pour s’approprier,

Un peu sectaire il met le voile

Pour attirer les âmes feutrées.

 

Sous de faux airs innocents

Il se tortille en gémissant

Toujours habile hypnotisant,

Pour un prophète il se prend.

 

Je n’aime pas les gens mielleux,

Ceux qui se collent et vous étouffent

Qui vous capturent à leur grand jeu

Dans leur palais qui sent l’esbroufe,

Grands orateurs présomptueux

Qui attirent les regards poreux…

 

Je ne fais pas partie d’ces mouches

Qui se laissent facil’ment captiver

Je me méfie et reste farouche

Je veux pas me faire butiner.

 

Je me laisse pas impressionner

Par ce paraitre trop pompeux ;

Les beaux discours aseptisés

Des écrits mièvres et doucereux.

 

C’est ce ton sûr et magistral

Que je repousse à chaque fois

Je ne suis plus cette enfant douce

Qui peut gober tout ce qu’elle voit.

 

Je n’aime pas les gens mielleux,

Ceux qui savent engluer vos ailes

Je n’aime pas ces prétentieux

Ni leurs manières solennelles …

 

Brigitte Bonidon, 28 Juin 2014

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Anti-printemps

 

J’aime pas ce printemps

Précurseur de beau temps,

Prémisse de clartés

Et de chaleurs ambrées

 

Quand l’herbe va poussant

Je m’enfuis regrettant

Le lourd manteau givrant

Des beaux mois trépassant

 

Quand la sève jaillit

Anesthésiant la nuit,

Mes vers nostalgiques

Des beaux jours léthargiques

 

Vont se cacher au frais

Dans un terrier discret

Simulant la noirceur

Des hivers protecteurs.

 

 

Je ressens le printemps

Comme un réveil brûlant

Rayons extravertis

Camouflage interdit

Je perçois le printemps

Comme un dénudement 

Un manque de pudeur

Qui trahirait mon cœur

 

J' suis pas comme tous les gens

Je déteste le printemps

La lumière me trahi

Moi je suis bien ANTI 

Je suis anti-PriNteEMPS!

 

 

Car quand renaît la vie

Chacun se réjouit

Et moi je me languis,

Mon sourire se flétri !

 

J’aime trop l’inertie

Blottie au fond d’un lit

Dans coton salvateur

D’un gel protecteur.

 

J’adore les froids acides

Aux blancheurs idylliques

Des matins recouverts

D’un manteau protecteur,

 

J’apprécie les gelées

Qui font les poils dresser

Quand on peut humer l’air

Qui rend léger, prospère,

 

Quand de lourds nuages

Assombrissent mes pages

Ma plume se fait fine

En perles assassines.

 

Le printemps arrivé,

Les rayons bigarrés

Semblent vous rendre heureux

Mais altèrent mes yeux

 

Vos peaux vont se brunir

S’exposer et noircir

Moi j’aime ma couleur

Anémique pâleur

 

Les insectes piquants

Je les laisse aux mourants

J’aime pas céder ma place

Aux insectes voraces,

 

Je déteste l’ivresse

Du parfum déversé

Par ces longues journées

Qui me sont imposées,

 

Je caresse l’espoir

De vite percevoir

Les fleurs toutes givrées

Des beaux matins glacés

Quand l’horizon se meurt

En d’étranges froideurs…

 

BB 21 mars 2016

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Est-ce-que ça vous dérange?(Différences physiques)

 

Désolé, si  je vous dérange

Ni gendre idéal, ni p'tit ange,

Pas du tout  bodybuildé

Pas le teint bronzé-trafiqué,

Qui n'aime pas les édulcorants

Les haineux qui s'en vont criant,

Qui croient savoir et qui savent pas

Que diversité  va de soi.

 

Est-ce-que ça vous dérange

Ou est-ce-que  ça vous arrange

Tous ces non-dits dissimulés

Ces belles pensées sacrifiées?

Serais-je un peu dérangé

Pour tout cela vous déclarer

Mais je ne saurais m'arrêter

Rien ne pourra me complexer!

A tous ceux qui portent des  œillères

A leurs idées parfois meurtrières,

Je fais la chasse aux préjugés

Aux  ignorants de la pensée. 

Ceux qui croient avoir tout gagné

Tout simplement parce que friqués,

Aux réussites temporaires

A tous les  succès éphémères,

Qui  hors d'atteinte se croient

Airs supérieurs, estime de soi,          

Aux prédicateurs insolents

Et leurs promesses dans le vent... 

Est-ce-que je  vous dérange

Ou est-ce-que  ça vous arrange

Tous ces non-dits dissimulés

Ces belles pensées occultées?

Serais-je un peu dérangé

Pour tout cela vous déclarer

Mais je ne pourrais  m'arrêter

Rien  ne saura  me complexer!

Si  mon physique  est  atypique

J'assume toutes les critiques,

Parce que personne n'est parfait

Même si certains le croiraient.

Et se fier aux traits extérieurs

C'est bien puéril  et réducteur,

Rest' à découvrir mon cœur

Qui de tendresse est porteur.

Et se fier aux traits extérieurs

C'est bien puéril  et réducteur,

Rest' à découvrir votre cœur

Qui de tendresse doit êtr' porteur.

Est-ce-qu'on (on)..  vous dérange

Ou est-ce-qu'on (on) vous arrange

Tous ces non-dits dissimulés

Ces belles pensées oubliées?

Serait-on  un peu dérangé

Pour tout cela se déclarer

Mais on ne s'arrêt'ra jamais

Il  faut plus pour nous complexer!!!

 

Brigitte Bonidon, 13 Septembre 2010

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Q I Négatif
 

Ça plane vraiment pas  haut,

Bien en dessous  du caniveau,

Comment descendre  plus bas

J' crois bien qu'  ça n'existe pas (vraiment pas ....)  !

Mais faut    espérer

 Qu'ils vont procréer 

Et donc perdurer 

Pour s' perpétuer,  

Ceux qui  sont  petits

En manque d'esprit,

Même pas moyens

Qui ne comprennent rien....

Qi négatif

A à son actif

Quelques belles bêtises

Quelques phrases  exquises,

Peut-on  pardonner

Quand Dame  méchanceté 

S'emmêle et se mêle

Avec sans cervelle?

Pourront pas descendre plus bas

C'est du moins ce que l'on  croit,

Pas récupérables

C'est lamentable,

Mais heureusement

Ils sont pas conscients...

Qi négatif

A à son actif

Quelques mauvaises surprises 

Quelques formules exquises!

Doit-on  pardonner

Quand  Dame méchanceté 

S'emmêle et se mêle

Avec sans cervelle?

Qi négatif

A à son actif

Quelques jolies bêtises

Quelques formules exquises…

 

Brigitte Bonidon, 12 Juillet 2010

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Ok ou KO?

 

Il y a seul'ment quelques années 

Tout pour lui semblait  OK,

Tout le monde à ses petits pieds

Et  on l'implorait, on l'admirait

Et on l' croyait quand il promettait...

Tous ses bons mots

Nous semblaient beaux

Et en réponse à nos faiblesses,

Il  stigmatisait la paresse. 

Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Fallait y penser, cervel'  d' pois chiche

Quand on rembourse  aux grosses fortunes

Qui ont déjà beaucoup trop de  tune.

Une fois Ok, une fois KO,

Après destruction d' nos idéaux,

Qu'est-ce qu'il nous reste à espérer

De lui et  d'  ses modèles déposés?

Poser en photo peopolisée

Plus rien ne semblait l'arrêter,

A trop se frotter aux étalages

Se confondre à tous déballages,

A vouloir sauter tous les étages

Qu'est ce qu'il en reste de ces images?

Exhiber  ses puissants amis

Se travestir dans de bas lits,

Surexposer puissants  joyaux

Rire à la barbe des pecnots,

Si seulement il écoutait

C' que murmure peuple malmené...

Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Fallait y penser, âme  d' pois chiche

Quand on rembourse  aux grosses fortunes

Qui ont déjà beaucoup trop de  tune.

Une fois Ok, une fois KO,

Après destruction d' nos idéaux,

Qu'est-ce  qu'il nous reste à espérer

De lui et  d'  ses modèles composés?

Trop d'erreurs face aux travailleurs,

Et puis ses haines de sans-cœur,

Sarcastique à toutes les critiques,

Méprisant le peuple basique,

Affaires troubles, erreurs fatales

Qui donc en mieux ferait plus mal?

Une main dans le sarcophage

Une autre dans les bas affairages, 

Le petit roi a mal poussé,

Se prendra-t-il  la raclée?

Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Fallait y penser, clan  de pois chiche,

Quand on rembourse  aux grosses fortunes

Qui ont déjà beaucoup trop de  tune.

Une fois Ok, une fois KO,

Après destruction d' nos idéaux,

Qu'est-ce qu'il nous reste à espérer

De lui et  d'  ses modèles aseptisés?

 

Brigitte Bonidon, 28 Septembre 2010

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Caravanes

 

Les caravanes sont arrivées,

Il va falloir bien se méfier

De ces étrangers sans papiers

Qui sont venus tout nous chiper.

Les caravanes sont bien là

Et  leurs odeurs, leurs bruits déjà,

Qu'est ce qu'ils sont embêtants  ces gens,

Ces bohémiens trop différents!  

Les caravanes sont  garées

Mais quand vont-ils donc se casser,

En nous laissant tous leurs déchets

Et leur misère à peine voilée?

Fais bien attention  mon petit

De pas t'approcher de  leur vie,

Tu sais ils enlèvent les enfants

Et ils nous piquent notre argent.

Les caravanes semblent installées

Qu'est ce qui pourra les déloger,

Si elles pouvaient partir en fumée

S'évaporer, se disloquer !

Il y a donc plus  d' courageux

Pour détruire et  mettre le feu,

Passer le karcher ici aussi

Sur ces racailles de Roumanie!

Leurs  caravanes   sont  garées

Mais quand vont-ils donc se casser,

En nous laissant tous leurs déchets

Et leur misère à peine voilée?

Fais bien attention  mon petit

De pas t'approcher de  leur vie,

Tu sais les gens qui viennent d'ailleurs 

Il faut s'en  méfier à toute heure.

Les caravanes partiront

Les autorités auront raison

Leurs vies pourries ils raseront,

Sans leur poser de questions.

Dans son Grand Palais, le Petit

A  de bonnes idées, le  Génie

Pour s'débarrasser des gitans

Et pour les autres se sera quand? 

Leurs  caravanes   sont  dégradées

Mais quand vont-ils donc se casser,

En nous laissant tous leurs déchets

Et leur misère à peine voilée?

Fais bien attention  mon petit

De pas t'approcher de  leur vie,

Il faut se méfier des étrangers 

Ces gens représentent des dangers.

Et les amis du ministère

Qu'est ce qu'ils en ont donc  à faire

De leurs petites vies merdiques

De leurs p'tites gueules pas sympathiques?

Et les amis du ministère

Qu'est ce qu'ils en ont donc  à faire

De nos petites vies merdiques

De nos p'tites gueules même sympathiques?

Leurs caravanes  sont  démontées

Ça y est, ils se sont cassés, 

On a r'trouvé la  tranquillité 

Qui sera le prochain  expulsé (javellisé)?

 

Brigitte Bonidon, 14 Septembre 2010

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 Assez is enough

Promesses non tenues

Trop d'injustices,  d'abus,

Paroles écrites qui s'en vont,

Méprisant  l' peuple du fond!

Leurs beaux discours  rapiécés

Édulcorés  et mensongers,

Pour qu'on n'y comprenne  rien

Pour qu'on se pende dans le ravin...

 

Assez, assez is enough

De leurs mensonges et de leurs gaffes,

Ils  savent plus quoi inventer

Pour  nos vies  assassiner...

Parc' que des peuples révoltés

On sait  c' qui peut résulter...

 

Et on subit, on encaisse

On se lève, on s'affaisse

On entrevoit que s'esquisse 

La proche fin d' leurs caprices ;

Peuple qui  patiente,  qui gobe

Qui râle et  qui s' dérobe,

Qui subit mais qui rumine

Attention il change de mine!

Assez, assez is enough

De leurs mensonges et d' leurs gaffes,

Ils savent plus quoi inventer

Pour  nos vies  perturber...

Assez, assez is enough

Faudrait  qu'ils fassent   gaffe...

A force d' payer tripes, boyaux

On va  crever comme des veaux,

On va bientôt  avoir honte

De notre pays qui disjoncte!

Au-dessus des lois qu'ils font,

Ils nous écrasent  pour de bon,

En profitant grassement 

D' nos écus virevoltant... 

Assez, assez is enough

De leurs mensonges et de leurs gaffes,

Ils  savent plus quoi inventer

Pour  nos vies  assassiner...

Parc' que des peuples révoltés

On sait  c' qui peut résulter...

Assez, assez is enough

De leurs mensonges et d' leurs gaffes,

Ils savent plus quoi inventer....

 

Brigitte Bonidon, 16 Septembre 2010

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Compétition
 

(Con qui court, con tout court)

 

Dans le monde d'aujourd'hui

On doit se dépasser et puis

Se surpasser, être le premier

Le leader de son marché,

Sinon kleenex bon à jeter

Si pas capable d'être premier.

De toutes ces compétitions

Je n'ai pas les partitions

Sur la ligne de départ

J'arriverai en retard ;

Pas prêt' pour vos combats

Premier c’ n’est pas pour moi...

Dans le mot compétition

Il y a surtout le mot con,

L'autre moitié se rebelle

Pour mieux se faire la belle.

Je n'ai pas cet état d'esprit

De premier qui à tout prix

Écrase l'autre pour arriver,

Sur le podium doit jubiler

Quitte à être shooté

Pas interdit de tricher...

Devant leurs jeux de ballon,

Moi je reste de béton

Devant tous leurs exploits

Et bien je reste de bois.

Moi, ce qui me fait flasher

Quelques notes envolées

Qui donnent chaud au cœur

Qui mettent de bonne humeur.

Face au mot compétition

Je réponds les pauvres cons

Con tout court et con qui court,

Con tout court est con qui court?

Je n'adhère pas à ces efforts

Qui font travailler le corps

Qui font transpirer d'overdose

Qui fatiguent et pour cause.

Mais ça n'engage que moi

Bien-sûr je respecte ça

Mais qu'ils nous respectent aussi

Nous les hors jeu rabougris.

Battre un record

Améliorer son score

Je n'en vois point l'utilité

Je prends un joker d'entrée...

Devant leurs jeux de ballon…


 

12 10 2009


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A contre sens

 

J'aime pas les pensées

Ni les marques préfabriquées,

Suivre un troupeau aseptisé

J' préfère changer de sentier.

Je n'aime pas ces endroits

Où on explose de joie,

Où tout le monde s'agglutine

Dans l'odeur souffre-résine, 

Je prends la voie à contre sens

Je sais pas si j'suis en avance

Ou bien un peu en retard ;

Je n'allumerai pas mes phares

Pour passer en discrétion

Là où les autres mettent du klaxon!

Moi je n'aime pas suivre

Dans les rumeurs de cuivre,

Je caresse à rebrousse poil

La machine démonte moral,

Si elle part en marche arrière

Je me retrouve sur le derrière.

A contre courant

Contre les vents

A contre sens

Dans l'urgence,

Comme celui qui n'a pas le temps

De suivre les autres, nonchalant,

Je marche à contre sens,

Je choisis pas l'aisance,

J'avance à contre courant

Contre la mer et ses vents...

Peu importe mes infortunes

Je patauge dans une lagune

Inventée de toute pièce

J' mets toujours mes boules Quiès,

Face aux Immensités

Je sculpte les intensités,

J'aime pas les trucs à la mode

Ni ces filles qui minaudent

Qui recherchent la célébrité

En exhibant leur nudité.

Faire tout comme les autres

Imiter, copier entre autre,

Le mouton au milieu du troupeau

Pas pour moi, c'est pas de peau!

A contre courant

Contre les vents,

A contre sens

Dans l'urgence,

Comme celui qui n'a pas le temps

De suivre les autres,  nonchalant

Je marche à contre sens,

Je choisis pas l'aisance,

J'avance à contre courant

Contre la mer et ses vents...

Je cherche à explorer

D'autres choses à formater,

Loin de la mode

Et de ses codes.

A contre sens

Plus d'essence,

Alors je reste en partance

A la r'cherche d'un autre sens...


 

26 10 2009

 

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